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PARTICIPATION DES ETUDIANTS A LA GOUVERNANCE UNIVERSITAIRE ET SOCIALE
Mary Teuw fustige l'irresponsabilité de certains profs
Hamadou Adama BA | 09/01/2013 | 02H00 GMT
 
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Les problèmes auxquels font face les étudiants ont été passé en revue hier mardi, à  l'ouverture de la Journée d'étude initiée par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche sur le thème : «la participation  des étudiants à la gouvernance universitaire et sociale».  Sans mettre de gangs, Mary Teuw Niane, le ministre de tutelle a fustigé surtout le manque de sérieux de certains enseignants qui accordent peu d’importance à leur volume horaire statutaire dans le public. La rencontre a eu pour cadre  l'amphithéâtre de l'UCAD II.
 
Les remous qui secouent le monde universitaire constituent le motif qui a amené les acteurs qui gravitent autour du sous secteur de l’enseignement supérieur à se pencher hier mardi sur ses différents problèmes. Mary Teuw Niane, le ministre de tutelle qui a présidé hier une journée d’étude axée sur les grandes difficultés du sous secteur,  regrette l’attitude de certains enseignants chercheurs  qui ne contribuent pas à la bonne marche  de l’enseignement universitaire. Ne respectant pas le contrat qui les lie à leur employeur principal qu’est l’Etat, «Beaucoup d'enseignants-chercheurs ne délivrent pas le volume horaire statutaire aux étudiants des filières publiques de l'Université. Ils préfèrent plutôt les fonctions de services privés et parfois ils abandonnent littéralement l'université publique qui est leur employeur, pour vendre leur expertise, à côté, dans des écoles privées»,  a-t-il dénoncé.

Le ministre s’est dit ainsi très sensible aux préoccupations des étudiants  dont, à l’en croire,  il comprend parfaitement l’injustice qu’ils vivent. «Je comprends vos frustrations lorsque vos copies ne sont pas corrigées et qu'à la place d'une note positive pour laquelle vous vous êtes investis durant toute l'année, vous recevez un zéro injustifiable et pour lequel malgré vos protestations, l'administration est restée sourde faute de courage pour demander des comptes à l'enseignant-chercheur coupable de négligence»

Lors de la cérémonie d’ouverture de la rencontre, Mary Teuw Niane a déploré également l’absence de communication. «Il y a manifestement une insuffisance de communication, une absence d'espaces appropriés de dialogue». Une idée que partage, du reste, le porte-parole du jour des étudiants, Ousmane Barro qui préconise une solution rupture, c’est-à-dire celle de l’implication des étudiants dans le processus de prise de décision. Ainsi, selon lui,  «il faut rompre avec les déficits de communication  car les étudiants ne sont jamais impliqués dans les processus de prise de décision qui les concernent ».

Le ministre s’inscrit dans la même dynamique que le président de la République, en proposant un triptyque «Enseigner autrement, évaluer autrement et gouverner autrement qui sont dit-il, indispensables pour réussir cette réforme qui devra contribuer à replacer notre enseignement supérieur et ses diplômés dans la globalisation et ses exigences de compétitivité ». Pour faire l’équilibre dans son appréciation de la situation qui prévaut dans les universités, Mary Teuw Niane a également condamné  les séquestrations des doyens et autres autorités des institutions universitaires. Il pense que leurs problèmes peuvent trouver des solutions dans le dialogue et la concertation mais surtout dans le respect  des procédures reconnues par les textes régissant l’université.

Auparavant le recteur de l’Université, Saliou Ndiaye dans sa déclaration, même s’il admet que  l’Université est un espace de débats démocratiques, de délibération, de promotion de l’excellence, elle doit aussi rester ce lieu de la mesure, de la probité morale et intellectuelle.

Même si, à en croire le ministre et le recteur de l’Ucad,  les débats sont ouverts pour la recherche de solution aux conflits qui minent le milieu universitaire, les étudiants ne sont pas pour autant  optimistes. La preuve, selon  Falla Mané, représentant des étudiants «on ne parvient toujours pas à avoir la totalité des résultats des examens qui datent du mois de juillet dernier afin de permettre à certains de passer à la session de rattrapage».

Le directeur du COUD, le médiateur de L’UCAD, les chefs des différents établissements, les responsables des services administratifs, etc…, tous  étaient présents à cette rencontre qui ; souhaite le ministre, devra déboucher sur un diagnostic sans complaisance des amicales des étudiants,  des schémas de leur structuration et des nouvelles formes de leur organisation administrative.
 
 
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