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25 ans de Sud : La foi et la bonne foi au service de la communication.
Wagane FAYE | 06/06/2011 | 07H36 GMT
 
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Le groupe SUD célèbre ses 25 ans d’existence dans le paysage médiatique de notre pays. Au-delà de cette consécration, une fierté pour les pionniers, pour ceux qui y ont cru dés le début, pour ceux qui l’ont accompagné, pour ceux qui y ont fourbi leurs armes. Enfin, pour ceux qui y ont imprimé leurs marques et qui tiennent toujours la barque malgré toutes les batailles sourdes qu’un groupe qui se veut libre doit mener au quotidien. Babacar TOURE, Abdoulaye Ndiaga SYLLA, Latif COULIBALY, Madior FALL…………D’ailleurs, bon nombre de consciences individuelles estiment que, dans un univers où le diktat des moralités variables progresse à un rythme incontrôlable, l’espace SUD constitue, fort heureusement, une nourriture spirituelle qui leur permet d’émerger d’un coma né d’une communication très peu structurée.
 
Etant, déjà, dans demain SUD réduit, lentement et surement, les effets induits par l’obscurantisme. Contribue à combler les gaps installés par la précarité. Et demeure, depuis sa mise en action, un phare et un emblème dans notre continent où une lutte ardue est entreprise pour le triomphe du savoir, du savoir faire, du savoir être. En fait, une communication au service de l’intelligence.

Peut-être, votre offre en communication, sans prétendre qualifier votre ligne éditoriale, aide l’élite à bien se maintenir, à gagner des plus values en distance critique. Enfin, à apprendre à bien se tenir dans ce monde qui est, tout comme, du sable mouvant. Le chemin de fer de votre organe enrichit notre curiosité intellectuelle et l’adoube sans la rendre malsaine.

Baratin féroce et barbarie sans fin ne sont pas votre fort à SUD. De même la teneur de vos articles nous éloigne, de plus en plus, des imbécilités médiatiques. Vous nous renseignez sur les réformes bricolées et vous restez, sans exagérer, la lumière qui identifie, sans risque d’erreur, les affameurs des peuples.

Notre époque exige, des média, une dynamique positive pour que plus rien ne cache l’abominable. Pour que les modèles encombrants soient neutralisés. Et que les solidarités négatives ne soient plus érigées en règle, comme le préconise notre ami Babacar TOURE.

Fort heureusement SUD dispose, aujourd’hui, d’une crédibilité, d’une réputation et d’une audience qui font de cet organe, assurément, un outil au service de la construction nationale.

Votre apport demeure pour le citoyen qui évolue, maintenant, dans un Etat-Nation fort, un recours. Parce que le SENEGAL construit, actuellement, un LEADERSHIP dont la trame principale reste l’économique.

Vos prochains centres d’intérêt devraient, peut-être, traiter, entre autres, de la nécessité de dépasser les réformes bricolées, d’adapter notre stratégie de développement aux besoins réels. De conformer notre marche étatique à nos ressources. De dégraisser pour que parades et apparats soient banalisés. De réorienter, enfin, l’emploi des ressources publiques afin que les centres de coût baissent et que les centres de profit augmentent.

Il convient d’appeler l’attention de SUD qu’il reste, heureusement, une presse sans menottes. Et permet aux intellectuels, aux cadres, aux étudiants, aux élèves et à toutes les intelligences de se remettre en question, de gagner en actualisation des connaissances acquises. Et d’être « branchés », d’ « avoir le réseau » en ce monde où les frontières qui nous éloignent du savoir tombent. Il s’agit de dépanner le futur et de prendre part, sans complexe, au concert de la mondialisation. Car, si l’on ne prend garde on pourrait être mis entre des parenthèses.

SUD pourrait, par excellence, contribuer à l’amorçage de la modernité au SENEGAL. En mettant en opération une autre ligne d’action qui soit de nature à aider à la liquidation des facteurs réducteurs qui contrecarrent, maintenant et demain, l’essor de la Nation, bloquent notre décollage et nous installent, de façon définitive, dans la précarité et dans l’immobilisme.

Les lecteurs, certaines consciences individuelles et des mordus de la communication sociale souhaitent que votre organe reste une tribune, un espace et une plage où tous s’émancipent, s’interrogent. Où ils apprendront la mécanique, la chimie qui permettent de maîtriser les lois indispensables à la résolution des équations posées par l’actualité, l’événementiel,  le sensationnel. Et, surtout, de disposer de quelques ressources pour ne point rester parmi les éternelles victimes du bluff, de l’obscurantisme. De gagner en maîtrise des principes fondateurs et directeurs de la vie où tous les systèmes de pertinence des politiques sont bâtis, essentiellement, sur la rationalité et la curiosité  intellectuelle saine.

Il est, également, temps de relever, encore, le plateau technique de votre communication pour que l’Etat du SENEGAL puisse profiter des capacités de votre organe en tant que pouvoir intermédiaire entre le peuple et les compétences décisionnelles. Ce sera, là, un baromètre qui aidera à évaluer les retentissements sociaux induits par le diktat des moralités variables qui érigent, malheureusement, le vice en vertu. Car, l’absence de pudeur, l’égoïsme, la paresse, la capacité d’indignation rendue inexistante et le corollaire de ces dérives, qui reste l’impunité, ont réussi une terrible invasion de notre société où seule la religion demeure l’unique verrou qui résiste.

Peut-être, votre chemin de fer, votre ligne éditoriale seront parmi les vaccins qui nous aideraient à bien nous prémunir contre les risques de contagion propagés par l’expansion des contre valeurs, l’intensification du mimétisme et la démission de l’homme qui se laisse abattre par l’impuissance.

SUD serait parmi les nouveaux acteurs choisis pour promouvoir un leadership en vue d’éliminer toutes les hormones de la haine, de l’égoïsme que génère notre société dont la tendance lourde s’oriente, terriblement, vers une déconfiture méthodique de l’ordre social. Heureusement l’économie morale devient, en ce début du XXIème siècle, une autre thérapie en incubation. Et reste  le procédé, en l’occurrence, qui aiderait à éradiquer, progressivement, cette lancinante dictature que constituent les moralités variables. SUD constitue, en cette période où la déconstruction et l’impunité gagnent en escalades, un recours sûr et un épais rempart que rien ne saurait franchir.

L’escalade des horreurs est à freiner et à neutraliser !!! Le SENEGAL ne sera jamais la proie de la violence, bien que le choc entre leaders menace, vivement, le futur et la paix. Nous sommes, certes, dans demain mais notre décollage se fera sans trop de dégâts car SUD reste, à la fois, un emblème, un phare. Et aidera au redressement.
 
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