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| A qui le tour, après Amara ! |
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| Publié le 09/02/2012 | 00H27 GMT par Abdoulaye THIAM
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15 décembre 2009-7 février 2012. C’est le temps que Amara Traoré et son staff ont passé à la tête de la sélection nationale de football du Sénégal. Soit deux ans, un mois, 23 jours. Il a livré 18 matches dont neuf officiels soldés par cinq victoires, un nul en phase éliminatoires et trois défaites en phase finale.
Sur les matches amicaux, l’ex-sélectionneur national a également joué neuf matches, sanctionnés par cinq victoires et deux défaites de (2-0), face au Danemark et contre le Maroc. |
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Amara Traoré a donc fait rêver plus d’un, mais a également déçu plus d’un. Il s’est vu alors appliquer la règle sportive très ingrate qui voudrait que la durée de vie d’un technicien soit liée à ses performances.
«Mamar», qui avait sorti le football sénégalais des ténèbres au lendemain de l’humiliation consécutive à l’élimination des «Lions» à la Can et au Mondial 2010 par la… Gambie, est remercié pour «objectifs non atteints et manquements pendant la compétition».
Karim Séga Diouf et Alioune Cissé, entraîneurs de la sélection olympique, vont assurer l’intérim jusqu’à la rencontre amicale prévue le 29 février prochain contre l'Afrique du Sud. A partir de ce moment l’instance fédérale va «finaliser le choix d'un nouveau sélectionneur».
Si le limogeage de Amara Traoré était presque inévitable, surtout que son avocat, Me Pape Jean Sèye, a inconsciemment, offert l’arme du «crime» au Ministre des Sports qui l’a refilé à la Fédération, la purge ne devrait s’arrêter à son staff et à lui.
Quid du directeur technique national. Jamais un directeur technique n’a été aussi impliqué dans la conception, la réalisation et l’exécution d’un projet d’un sélectionneur national. Amara Traoré est allé jusqu’à qualifier la Direction technique nationale du Sénégal de «NASA» parce que confiait-il dans les colonnes de Sud Quotidien : «ça réfléchissait beaucoup». Mieux ajoutait-il, «j’ai exigé que Amsatou Fall soit présent dans tous mes déplacements».
Pendant donc plus de trois ans, la détection et prospection étaient rangées aux oubliettes, laissant la place à la bataille des primes de supervision. N’est ce pas lui qui a ordonné la suppression de la sélection des minimes ?
Que dire également du rapport du toubib des «Lions». Dr Fallou Cissé a été le seul à ne pas voir que Kader Mangane, n’était pas apte à jouer cette Can 2012, à plut forte raison d’être titulaire dans l’axe central. Le Rennais a triché sur sa cheville. Son incapacité a sauté dans les duels aériens en est une parfaite illustration.
Par ailleurs, il est aussi curieux de constater qu’un des vice-présidents censés défendre les intérêts du football, se met toujours du côté du l’Etat à chaque fois qu’il y a un conflit entre le délégant et son délégataire de pouvoirs. L’actuelle Fédération est aujourd’hui minée par des querelles de positionnement et de tendances.
Les vieux démons n’ont jamais quitté le siège fédéral. Exceptés quelques rares compagnons de Mbaye Ndoye, tous les «parias» d’hier qui ont été renvoyés par la porte sont revenus par la fenêtre. Au lieu de servir le football, on continue de se servir d’abord. alors que 2013, est presque arrivé ! |
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