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| SPOLIATION FONCIERE A TIVAOUANE PEULH |
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| Autorités et notables au banc des accusés |
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| Daouda GUEYE |
26/02/2013 | 04H04 GMT |
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| Ce sont des populations très courroucées qui sont descendues dans la rue par centaines ce dimanche dans la communauté rurale de Tivaouane Peul pour une marche de protestation contre l'accaparement des réserves foncières. Les autorités déconcentrées de l'Etat et les notables de la localité sont les principaux indexés dans ces récriminations. |
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Les populations de la communauté rurale de Tivaouane Peul ont battu le macadam ce Dimanche pour exprimer leur raz le bol de la dilapidation outrancière de leurs terres.ils étaient des centaines de d’individus à prendre d’assaut les rues principales de la zone après une assemblée générale d’information portant sur la situation sur la situation foncière de la localité. Et c’est un constat amer qu’ils ont fait. En effet, ces habitants de la communauté rurale disent constater avec amertume qu'il n ya plus de réserves foncières à Tivaouane Peul. C’est pourquoi au cours de la marche, les participants ont entonné des slogans «nous voulons nos parcelles», «halte à la spoliation de nos terres », «Macky Sall, la promesse est dette ».
Selon eux, le défunt régime libéral a beaucoup contribué à cette situation. Et, à en croire le porte parole des jeunes, la localité avait bénéficié de larges superficies de terres cédéess par la président d’alors de la communauté rurale de Sangalcam, «en 2007, nous avons reçu de l’ancienne communauté rurale de Sangalcam sous Omar Gueye, 81 hectares pour le village de Tivaouane Peul, 80 hectares pour Niagues Wolof et 40 hectares pour Niagues Peul pour l'extension de ces villages. Mais à notre grande surprise, on nous apprend que ces extensions n’existent plus. Les deux Niagues ont eu une ponction sur leur site, tandis que Tivaoune Peul a vu simplement son assiette disparaître. Ce sont là un des derniers espoirs des jeunes qui s’envolent».
Et Oumar Diop d’ajouter que, ces extensions étaient destinées à donner une chance à tous les jeunes de la zone pour 'avoir un toit et mettre en place des infrastructures de base qui manquent à la communauté rurale. Ces infrastructures se résument en des dispensaires, marchés, écoles pour ne citer que celles là.
Selon Mbaye Loum, coordonateur du Cadre unitaire de Tivaouane Peul, le désordre constaté dans le foncier et la dilapidation des réserves, ne sont que le fait des agents de l'Etat affectés dans les services de proximités de l’Etat dans le département. «L’administration s’est emparée de tout sans aucune pitié. Et puisqu’il n'y a pas encore à notre connaissance désaffectation, nous croyons que les parcelles nous appartiennent toujours et nous nous battrons pour les garder » tonne-t-il après avoir brandi des documents impliquant des fonctionnaires de l'Etat dans la spoliation des terres.
Il faut noter que sur le site revendiqué par la population, des constructions commencent à sortir de terre. Ce qui fait dire à Oumar Diop que «tout ce qui est déjà construit sera épargné. Mais personne d’autre ne mettra une brique de plus sur notre terrain». Leur détermination est exacerbée par le fait qu'ils aient épuisé toutes les voies de recours. Ainsi, «nous avons saisi la direction de l’urbanisme qui nous a dit qu’une solution est en train d’être trouvée, mais depuis rien n'est fait».
Présent à la manifestation, El Hadji Mbakhane Diop, le nouveau président de la délégation spéciale de Tivaouane Peulh, se dit très peiné de la situation de la localité en matière foncière, «Niagues Wolof qui devrait avoir 80 hectares n’en dispose à nos jours que 60. Niague Peulh qui devait posséder 40 hectares, ne dispose plus que de 20 hectares. Pour Tivaouane Peulh, l’administration a révélé que les 51 hectares 52 Centiares ont disparu. C’est alors que j’ai appelé les jeunes du village pour leur informer de la situation. D’après l’administration, la plupart des parcelles ont été vendues par de grands responsables du village». |
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