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8EME EDITION DU FESTIGRAFF
BOMBES DE PEINTURE : ARMES CITOYENNES
Théodora SY SAMBOU | 21/04/2017 | 07H09 GMT
 
La 8ème édition du Festival international du graffiti (Festigraff) va jusqu’à ce dimanche 23 avril. Ce mercredi 19 avril au musée Théodore Monod, le graffeur Docta, qui est aussi le fondateur du Festigraff, insistait sur le côté engagé pour ne pas dire citoyen de cette expression urbaine. De «l’art pour l’art» ? Certainement pas : c’est un luxe que les artistes comme lui ou de chez lui ne pourraient pas se permettre. Trop de choses à dire, trop de combats, et les murs, dit-il, devraient pouvoir «parler aux passants», ne serait-ce qu’en faisant quelques emprunts à leur «quotidien».
 
Cette année par exemple, le Festigraff propose quelque chose comme trois grandes fresques murales : pour alerter ou pour «faire réfléchir», selon les mots du graffeur. Celle de l’ancienne piste (Ouakam) sur le cancer du sein, la fresque de l’autoroute à péage, qui va surtout parler de sécurité routière, et l’autre, là-bas sur les murs du Village des arts, en hommage à l’un ou l’autre de ces personnages emblématiques : Mandela, Cheikh Anta Diop, Baye Laye, Mame Cheikh Ibrahima Fall etc.
 
«On n’est pas violent, dit Docta, on cherche à faire réfléchir»…Avec l’air de se défendre contre une mauvaise réputation qui les (les graffeurs) ferait quasiment passer pour des vandales.
 
Docta raconte ainsi comment certains de nos graffeurs arrivent par exemple à sublimer certains murs de nos villes, transformés malgré eux en dépotoirs d’ordures ou en urinoirs publics. Histoire de leur redonner une dignité ou de les sauver de l’indifférence.
 
L’ «autocensure», Docta connaît : «On ne va pas tagger le mur repeint de quelqu’un, non. Par respect pour ce nous faisons, par respect pour nous-mêmes et pour les autres. Détruire la propriété de quelqu’un, ce n’est pas du courage, c’est de la lâcheté. Mais sur les voies publiques, on se permet, sans autorisation, pour embellir cet espace-là. On vient avec un thème».
 
Et à la fin dit-il, c’est «le dépotoir d’ordures» (sauvage) lui-même qui «se déplace».          
 
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