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Diourbel - manque de ressources financières et matérielles, instabilité et marginalisation
CES CAUSES DU RECUL DU TAUX D’ALPHABETISATION AU SENEGAL
Adama NDIAYE | 05/02/2018 | 10H45 GMT
 
La Coordination nationale des operateurs en alphabétisation du Sénégal (CNOAS)  a organisé, avant-hier samedi, à la Chambre de métiers de Diourbel une conférence de presse. Il s’est agi de faire le point sur la situation du sous secteur de l’alphabétisation qui souffre de beaucoup de maux que sont le manque de ressources financières et matérielles, l’instabilité et la marginalisation. Elle propose la tenue d’une table-ronde avec les bailleurs pour booster le financement du sous secteur. 
 
Le sous secteur de l’alphabétisation souffre de problèmes d’instabilité institutionnelle, avec le changement souvent de ministères. A cela s’ajoute le déficit de qualification professionnelle des intervenants et de matérielles.  Mamadou Konté, le président de la Coordination nationale des operateurs en alphabétisation  du Sénégal (CNOAS) explique. «Nous tenons cette conférence au lendemain de la Conférence du Partenariat mondiale pour le financement de l’éducation mais aussi de leur réunion de bureau décentralisée, pour faire le point sur le sous secteur de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle. Le Programme national d’éducation de Base des jeunes et des adultes alphabètes (PNEBJA/TIC). Finance par le BCI (Budget consolide d’investissement) depuis 2013, il met l’accent sur la décentralisation de la gestion des programmes vers les collectivités locales de base, la bonne gouvernance et la rationalisation des ressources dans une approche inter et intra sectorielle pour une prise en compte réelle des besoins du développement local. Fâcheusement, c’est un programme national sans couverture nationale. Il y a une absence de concertation dans l’élaboration.»
 
Et il poursuit: «le taux d’alphabétisation est encore trop élevé, 54.6 % en 2013 dont 62.3% chez les femmes et 39% de jeunes surtout», selon une  source de l’ANSD. Le montant global du financement en faveur de l’année de l’AENF demeure très insuffisant, moins de 1% (0,22%) des dépenses publiques de l’éducation nationale (source DPRE) alors la conférence de Bamako de 2007 sur le financement de l’éducation non formelle recommandait aux Etats de porter ce taux à 3%. La CNOAS  se charge d’exécuter les Programmes publics d’alphabétisation à travers la stratégie du faire faire. Ce qui permet d’alphabétiser des centaines de milliers de personnes dont au moins 75% de femmes de 15 ans et plus en l’espace de 10 ans. Cette stratégie a permis de faire reculer l’analphabétisme de 30%, 73% en 1993 et 43% en 2003.
 
D’ailleurs, l’alphabétisation est au cœur de «l’éducation pour tous». Elle est essentielle pour réduire la pauvreté, réduire la mortalité infantile, freiner la croissance démographique, instaurer l’égalité des sexes et garantir durablement le développement, la paix et la démocratie. Elle est un outil «d’autonomisation» personnelle, mais aussi un facteur de développement social et humain.
 
Pour trouver des solutions à ses difficultés, le président de la coordination pense qu’il faut classer l’alphabétisation et l’éducation de base non formelle dans un cadre institutionnel pertinent et stable qui est en cohérence avec les objectifs du PAQUEB. «Il faut la création d’une Direction de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle forte, alignée au PAQUEB  et capable d’apporter des changements. Il faut tenir un Conseil interministérielle ou un Conseil présidentiel pour la validation du Document de  politique générale et du Plan d’action du sous secteur servant de cadre de référence, d’orientation et d’harmonisation de toutes les interventions. Il faut également organiser une table-ronde avec les bailleurs pour booster le financement du sous secteur», insistent les acteurs.
 
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