« En 2009, le président Gambien, Yaya Jammeh, a menacé publiquement de tuer quiconque tenterait de saboter et de déstabiliser le gouvernement et particulièrement les militants luttant en faveur des droits fondamentaux ». C’est Mme Aminata Diéye du Bureau exécutif de l’Organisation mondiale contre la torture (Omtc) qui attire ainsi l’attention de la communauté internationale sur les exactions graves et actes de violation des droits humains à l’actif du régime gambien avec à sa tête le président Yayah Jammeh.
Elle faisait face à la presse hier vendredi 22 juillet, lors du lancement du Rapport de mission internationale d’enquête intitulé « Climat de peur chez les défenseurs des droits de l’homme en Gambie » à Dakar. Cette étude réalisée par l’Organisation mondiale contre la torture(Omct) et la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme(Fidh) conjointement avec l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme est motivée par le constat que les droit de l’homme sont bafoués en Gambie.
Ces actes de violation des droits de l’homme dénoncés par ces organisations ont pour nom tortures, disparitions forcées, exécutions extrajudiciaires, et d’autres faits graves envers la population gambienne. Selon Mme Aminata Diéye du Bureau exécutif de l’Omtc, «les défenseurs, les protecteurs des droits de l’homme sont persécutés en Gambie. Il y a beaucoup d’actes de tortures et d’harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme. En plus on note une absence de liberté d’expression et d’opinion publique ».
Pis « les journalistes n’ont pas le droit de couvrir d’autres campagnes politiques si ce n’est celle du président Jammeh. Ils sont victimes de mauvais traitements qui les poussent à fuir le pays. On ne peut pas comprendre le fait de bafouer l’être humain jusqu’à le priver de parler et de s’exprimer librement » se désole-t-elle. Et d’informer qu’en « Gambie, le président Jammeh est au centre de toutes activités du pays. Le parti au pouvoir, les institutions gouvernementales et tous les services publics sans distinction ou presque gravitent uniquement autour de sa personne ».
Si cette journée de lancement a été organisé au Sénégal, explique le représentant de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho), Oumar Diallo, « c’est parce que c’est quasiment impossible de lancer ce rapport de mission en Gambie. Et en plus, ce 22 juillet coïncide avec la date de son accession à la tête du pays » que le président gambien qualifie de « journée de la liberté ».
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