A la Une | Editorial | Analyses | Chronique | Dossiers | 100% Sud | Mon Sud a moi | Journal des internautes
 

 
 
 
 
COMMENTAIRE PAR SAMBA NIEBE BA
DE LA GRANDEUR DU PARDON
Samba Niébé BA | 21/07/2017 | 10H25 GMT
 
La tragédie du samedi 15 juillet 2017 lors de la finale de la coupe de la ligue faisant huit morts et trois cent blessés, a plongé dans l’émoi et la consternation tout un monde. Les fauteurs ou les auteurs, des  amateurs du ballon sont interpellés. Parmi les victimes, un décompte de cinq jeunes footballeurs est fait. Les mis en cause  devront répondre devant l’histoire, la justice des hommes et celle immanente.
 

La colère a fait place à une cécité intellectuelle suite à une Gaffe. La lucidité s’éloigne. Le charme de la vie humaine, certains esprits reviennent vite des émotions. Ils se réalisent avec un recul, des causes, des mobiles et  ouvrent  des angles de vue. Ils se demandent le comment de la faute avant d’envisager le pardon.

Difficile sous le feu de l’action, de la colère et des émotions, de ne pas penser à des  ignominies, mais la passion aveugle reste toujours une mauvaise conseillère. Pardon, on envisage le pardon. Plus d’une fois, sous la charge incontrôlée d’un jeune mâle face un patriarche de la race canine renonce à ses appréhensions dans le groupe, courbe l’échine  et se voit la vie épargnée.  ‘’A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ‘’, disait l’autre. Que faire devant quelqu’un qui refuse le combat ? La sagesse n’a pas été convoquée et la lucidité plongée dans les méandres de la violence ont fait place à l’apogée de l’horreur, la rencontre avec la mort. Est-ce suffisant pour laisser graver cette attitude dans la mémoire collective pour en faire un instrument de haine et de vengeance ?

Non, nous sommes des humains. L’homme, fusion d’esprit et de matière, est en proie à des situations où il perd toute maîtrise. C’est souvent la porte ouverte aux excès, aux monstruosités. On n’est pas monstre. Nous sommes des humains et non  des barbares. Des amateurs de la correction enseignent ; celle-ci n’a de sens que quand elle est rare et exemplaire pour faire tous les effets escomptés, un modèle et une leçon à méditer. Pourquoi ne pas demander de ne pas exiger la justice ? Le pardon est très fort et plus redoutable que le couperet de la guillotine.

Difficile de faire l’oubli car chaque jour aura ses invectives, ses souffrances et ses peines, mais un pardon bien pensé reste un remède pour tout sujet ouvert à s’amender. Si entre l’amour et la haine, il n’y a qu’un pas à franchir, des amateurs de la pratique du sport perdent la boussole devant la défaite. Ils voient la sportivité et le fairplay s’éloigner et laissent à une passion aveugle, synonyme de toute sorte de barbarisme.  Etre grand, c’est savoir garder en soi un brin de pardon, un océan de générosité de valeurs et de vertu.

 
Commentaires (0 )
 
    • Veuillez saisir votre nom
      Invalid format.L'adresse n'est pas valide
      Exceeded maximum number of characters.Veuillez saisir votre message
      Security Code
      Le code n'est pas valide
 
 
La leçon du Pr. Abdoulaye Sakho
PERSPECTIVE par Abdoulaye THIAM
EIFFAGE ET LE MARATHON DE DAKAR !
EN PERSPECTIVE par Cherif FAYE
L’AFRIQUE FACE A SON DESTIN
MATTEO RENZI, PRESIDENT DU CONSEIL ITALIEN
«MISER SUR LES PROCHAINES GENERATIONS AFRICAINES EST UNE PRIORITE ABSOLUE»
AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE EN RIZ EN 2017 AU SENEGAL
LE PLUS GRAND RISQUE C’EST DE NE JAMAIS RISQUER
MAME LESS CAMARA, PRESIDENT DU TRIBUNAL DES PAIRS
«UNE NOUVELLE PAGE DANS LA REGULATION EST OUVERTE»
En perspective - Par Bacary Domingo MANE
La voix de son maître
 
 
 
 
   
 
 
 
Sud Quotidien Amitié II x Bourguiba BP : 4130 DAKAR Tél : (+221) 33 824 33 06 / (+221) 33 824 33 15 Fax : (+221) 33 824 33 22