A la Une | Editorial | Analyses | Chronique | Dossiers | 100% Sud | Mon Sud a moi | Journal des internautes
 

 
 
 
 
RECOURS MECANIQUE DE LA DEFENSE A DES STRATEGIES…D’ENDIGUEMENT
DE LA VOLONTE DE BLOQUER LA CREI AU... «DISCREDIT» DU PROCESS
Moctar DIENG | 11/02/2015 | 09H37 GMT
 
De la contestation de la constitutionnalité de la Crei au boycott pur et simple de la Cour, en passant par la saisine de la Cour de justice de la Cedeao, la récusation du substitut du Procureur spécial et autre dénonciation mécanique de la violation des droits de la défense, les avocats conseils de Karim Wade ont tenu tant bien que mal à accompagner avec toutes leurs compétences le principal prévenu, sinon à éterniser la procédure, tout au long de ce procès qui dure depuis plus de six mois. Retour sur des stratégies de défense qui n’ont cependant pas prospéré et ayant abouti à une option délibérée de… «dé-crédibilisation » du procès, selon les avocats de l’Etat.  
 
Dans cette affaire de traque des biens supposés mal acquis et ayant finalement débouché sur l’ouverture du procès le plus médiatisé du Sénégal, le 31 juillet 2013,  l’une des premières exceptions posée sur la table par la défense de Karim Wade fut relative à la compétence de juridiction. Pour les avocats conseils de l’ancien ministre d’Etat sous le régime libéral qui avaient saisi, au tout début de la traque, la Haute Cour de justice de la Cedeao afin de contester l’arrestation de Karim, la Crei ne pouvait pas juger leur client pour la simple raison que celui-ci relèverait plutôt de la Haute Cour de justice. Le premier volet de la bataille judiciaire entre Karim Wade et l’institution en charge de la traque allait ainsi porter sur deux points : l’inconstitutionnalité de la Crei et le recours portant sur les décisions de la Commission d’instruction du juge Cheikh Tidiane Bèye et cie.
 
Saisie par le collectif des avocats de Wade-fils, la Cour suprême avait jugé recevable la demande de Mes Ciré Clédor Ly et cie. Karim Wade ayant obtenu gain de cause, l’institution juridictionnelle déférait le Procureur spécial Alioune Ndao et la Crei devant les «Cinq Sages». Au mois de mars 2014, c’est le revers de la médaille : le Conseil constitutionnel rend son verdict et déclare que la Crei est bel et bien conforme à la Constitution. Le dossier était retourné à la Cour suprême «sommée»  dès lors de statuer dans le fond sur la requête déposée par les avocats de Karim Wade. En fin de compte, cette dernière juridiction allait débouter la défense pour permettre au procès de se dérouler concrètement. 
 
Dans la foulée, la défense de Karim allait soulever une autre exception. Pour elle, le magistrat Antoine Félix Diome ne devait pas siéger à l’audience de Karim Wade. Me Ciré Clédor Ly et cie estimaient en effet que la nomination du substitut du Procureur spécial près la Crei est «illégale». L’avocat de Karim Wade avait même affirmé, à l’endroit du magistrat Diome : « Lorsque le président de la République prenait le décret le 10 mai puis le 6 juillet 2012, portant nomination des membres de la Crei, vous n’aviez pas le grade. La loi dit qu’il faut un magistrat de 1er grade et du 2e groupe ou un juge de paix de classe exceptionnelle. Ce que vous n’étiez pas à l’époque». De fil en aiguille, le substitut du Procureur sera néanmoins conforté dans ses charges, montant même en grade pour mener la charge contre …Karim Wade et sa défense.
 
Entre querelle de procédures et différends de plus en plus affichés entre la défense et la Cour, notamment avec le président Henri Grégoire Diop, le procès de la traque des biens dits mal acquis allait déboucher sur le boycott des audiences par les avocats conseils de l’ancien ministre d’Etat.  Six mois après le démarrage du procès, la défense de Karim Wade, lasse de crier à la violation de ses droits les plus élémentaires et les «intimidations» que subiraient les témoins qui refusaient de charger le prévenu, décidait de manière unilatérale de jeter l’éponge, en disant ouvertement ne pas vouloir s’associer à une «parodie de justice» où « le verdict est déjà écrit ». Suffisant pour que les avocats de l’Etat ne voient dans ce boycott  «qu’une étape de plus dans sa stratégie d’évitement et de tentative de dé-crédibilisation du procès». 
 
Commentaires (0 )
 
    • Veuillez saisir votre nom
      Invalid format.L'adresse n'est pas valide
      Exceeded maximum number of characters.Veuillez saisir votre message
      Security Code
      Le code n'est pas valide
 
 
Par Mody NIANG
DU BON VIN FRANÇAIS POUR LE PRESIDENT MACRON !
LU POUR VOUS
MAMADOU DIA, UN HOMME D’ETAT EXEMPLAIRE
CISSE, LE «BENI»
Par Ndiasse SAMBE (rfi.fr)
COUPE DU MONDE 2018 : Pourquoi le Sénégal a attendu si longtemps ?
par Mohamed SALL SAO
QUELLE ISSUE POUR LE SENEGAL EN 2019 ?
PAR THIERNO BOCOUM
LEVEE DE L’IMMUNITE PARLEMENTAIRE DE KHALIFA SALL : DE LA MASCARADE JURIDICO-PARLEMENTAIRE !
VU D’AILLEURS - Par Son Excellence George Hodgson,
ACCES DES CONVOIS HUMANITAIRES AUX POPULATIONS SYRIENNES
 
 
 
 
   
 
 
 
Sud Quotidien Amitié II x Bourguiba BP : 4130 DAKAR Tél : (+221) 33 824 33 06 / (+221) 33 824 33 15 Fax : (+221) 33 824 33 22