| MICROFINANCE-RESEAU PAMECAS |
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| Demain une banque ? |
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| Publié le 25/01/2012 | 02H43 GMT par Malick NDAW
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| Fort de seize années d’expérience dans la micro-finance, le réseau Pamecas diversifie ses activités en envisageant de se lancer dans le rachat ou la création d’une banque sous-régionale. Ses responsables ont dégagé cette perspective, ce mardi 24 janvier, lors de la cérémonie officielle de remise du certificat ISO 9001 version 2008 délivré par le bureau Veritas en 2011, qui matérialise le passage dudit réseau au système de management de la qualité. |
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En termes de taille et de performances, le directeur général du réseau Pamecas classe sa structure en deuxième position sur le marché national, derrière le réseau CMS (Crédit mutuel du Sénégal). De 32 milliards de francs Cfa en 2007, la capitalisation du Pamecas tournerait autour d’un actif de 50 milliards de FCfa, aujourd’hui. Entre mutuelle de santé et compagnie d’assurances, les chantiers du Pamecas semblent renseigner sur son développement à court et moyen termes.
L’appétit venant en mangeant et membre de la Confédération des institutions financières de l’Afrique de l’Ouest(CIF), basée à Ouagadougou (Burkina Faso) et qui regroupe un réseau de six pays, le réseau Pamecas, avec ses collègues de la sous-région, envisage-même « soit de racheter une banque soit de créer une banque sous-régionale », confie le Dg du Pamecas, Mamadou Touré. C’était lors de la cérémonie de remise, ce mardi 24 janvier à Dakar, du certificat ISO 9001 version 2008, délivré à sa structure par le bureau Veritas. L’objectif avec la CIF, « c’est de bâtir le réseau financier en termes d’agences, de la zone Uemoa », explique M. Touré qui ajoute : « on est très avancé là-dessus. ».
Dans un secteur de la micro finance où les crises liées à des problèmes de gouvernance ont prospéré, la certification ISO 9001 version 2008 délivrée en 2011 au réseau UM/PAMECAS par le bureau Veritas, prend tout son sens. Abdoulaye Guèye, Président du Conseil d’administration du Pamecas, voit ça comme « une consécration de près de deux ans d’efforts », dit-il dans son propos liminaire lors de ladite cérémonie. Des efforts dans la responsabilité de la direction générale en tant que premier acteur ; dans les exigences de la gestion administrative ; dans l’amélioration en continu de l’organisation interne, la satisfaction du client, entre autres critères qui ont abouti à la certification du réseau. Alors que le réseau Pamecas s’est engagé dans un Système de management de la qualité (SMQ) depuis 2010, le processus, selon Mme Ndiaye Ndèye Codou Diaw, Dga du Pamecas, « a débuté avec le plan d’affaires 2004-2009.»
Ousmane Dieng, directeur du bureau Veritas pour le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, la Guinée-Bissau, confirme « le long processus de la certification » qui, explique t-il, « comporte beaucoup d’exigences et une implication de tout le personnel, sur la base de procédures établies par la structure en l’occurrence Pamecas qui s’engage, dans son fonctionnement, à les respecter suivant un référentiel.»
L’idée, selon Mamadou Touré, directeur général du Pamecas, «c’était de faire certifier non pas un service mais l’ensemble des services. C’est ainsi que l’épargne, les virements, les transferts d’argent, le processus du crédit, etc… »
Taux d’intérêts pour les pauvres ?
Les taux d’intérêts souvent jugés « trop usuriers et contraires à l’objectif social » pratiqués par les institutions de micro finance, le Dg du réseau Pamecas estime que « c’est une mauvaise querelle faite par les non initiés. » Comme argumentaire, il prend l’exemple du grossiste qui, selon lui, « est toujours moins cher que le détaillant. » Et de demander « au nom de quelle logique ce principe universel ne devrait pas être appliqué au « commerce de l’argent? » » Sauf que les institutions de micro-finance sont censées prêter aux pauvres. M. Touré n’en a cure et explique qu’ «il y a les coûts de la ressource et si vous ne répercutez pas ces coûts, en sus des charges que le pauvre ne paient pas, il n’y aura plus de crédits à terme. » Il n’empêche, soutient M. Touré, « Avec la concurrence qui s’est installée les taux d’intérêts ont sensiblement baissé passant de 36 voire 24% à 12% aujourd’hui. »
Cependant, pour M. Touré, la génération spontanée, « ça n’existe pas, il faut que quelqu’un paye pour que les suivants puissent en bénéficier », déclare t-il, estimant que « les pionniers ont payé plus cher et c’est nous, vous qui en bénéficiez et demain ce seront nos enfants. » Et, les «trop perçus » des IMF, alors ? «Ce ne sont pas des dividendes que nous distribuons, nous les réinvestissons», répond le Dg du Pamecas.
Le challenge demeure tout de même la gestion permanente des risques opérationnels notamment, entre risques de crédit, risques humains, risques de gouvernance et autres risques liés au patrimoine. C’est sans doute sous ce rapport que le PCA et l’ensemble des responsables du Pamecas, se sont accordés à reconnaître qu’ «il serait illusoire de croire que tout est déjà fait ».
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