Mise à jour: 29/11/2017 à 11H51 GMT
 
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SEDHIOU : Mobilisation communautaire contre le Vih/Sida
DES DISPARITES DE LA PREVALENCE A HAUTEUR DE 3% EN ZONE DE FRONTIERE
Moussa DRAME | 29/11/2017 | 11H00 GMT
 
La prévalence du vih/sida est de l’ordre de 1.1% dans la région de Sédhiou. Cependant, des disparités sont énormes en zone de frontière avec près de 3% en zone de frontière dans le département de Bounkiling. Goudomp fait 2.4% alors que Sédhiou est entre 0.7 et 1.1% comparativement au niveau national situé à 0.7% selon l’analyse de la situation épidémiologique et la triangulation des différentes données s’appuyant sur les enquêtes démographiques de santé (EDS).
 
Si l’on en croit les dernières enquêtes démographiques de santé effectuées entre 2010 et 2011 et qui restent toujours actuelles selon le conseil national de lutte contre le sida (CNLS), la prévalence du vih/Sida est de l’ordre de 1.1% dans la région de Sédhiou.

Cependant, des disparités énormes existent entre les trois départements de la région telle que nous l’explique Abdel Kader Dièye le conseiller technique du CNLS de Sédhiou :  «le taux de séropositivité varie d’un département à un autre. Pour le district sanitaire de Sédhiou le taux oscille entre 0.7% et 1.1% alors qu’il est de l’ordre de 2.4% dans le département de Goudomp et Bounkiling avoisine les 3%. Les chiffres n’ont pas évolué depuis les dernières enquêtes démographiques de santé (EDS 2010/2011). La prévalence globale dans la région de Sédhiou est toujours de 1.1%. ET ces chiffres portent essentiellement sur des gens qui sont venus d’eux-mêmes se faire dépister » déclare –t-il.
 
Beaucoup de facteurs expliquent ce profil épidémiologique selon Malick N’diaye, point focal VIH et gestionnaire des données au niveau de la région médicale de Sédhiou : «la situation de zone frontalière avec d’autres pays comme la Gambie au nord et la Guinée Bissau au sud arrimée à une forte mobilité des populations explique en partie une forte prévalence à Bounkiling et Goudomp. Les marchés hebdomadaires et la position carrefour de Madina Wandifa ainsi que d’autres localités constituent des circonstances aggravantes ».
 
Au sujet des cas de perdus de vue qui compliquent bien souvent la prise en charge des patients sous observance, Malick N’diaye point focal VIH et gestionnaire des données au niveau de la région médicale de Sédhiou précise qu’ «au-delà du facteur de stigmatisation à laquelle sont victimes les malades, il y’a aussi le fait que l’individu se lasse de prendre des médicaments qu’il doit prendre toute la vie et abandonne le traitement. D’autres sont informés de la présence d’un charlatan et décrochent pour aller le rencontrer. Il y’a d’autres également qui changent de résidence sans pour autant le signaler pour en être référé comme il le faut ».
 
A Sédhiou beaucoup d’activités étaient à l’agenda, mais l’insuffisance des moyens de mobilisation exige la sobriété selon le bureau local du conseil national de lutte contre le sida qui compte toutefois marquer cette journée à sa manière dans les trois départements.
 
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