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Victimes du massacre de Thiaroye
DES ORGANISATIONS POLITIQUES DEMANDENT « VERITE ET JUSTICE »
APS | 02/12/2017 | 09H51 GMT
 
Des organisations politiques et citoyennes d’Afrique et de la diaspora ont signé et publié hier, vendredi 1er décembre, une déclaration commune pour demander l’ouverture des fosses communes identifiées et la restitution des archives sur le ’’massacre du camp de Thiaroye", le 1-er décembre 1944.
 
Dans ce texte dont copie a été transmis à l’APS, à l’occasion du 73-ème anniversaire des événements, les signataires demandent aux autorités françaises de "restituer au service historique de la défense les archives militaires du 23ème BIMA conservées au camp de Bel Air jusqu’à sa dissolution en 2011, afin que la vérité historique soit rétablie et que justice soit faite, à la mémoire des victimes du massacre du camp de Thiaroye, et au nom de leurs proches, de leurs descendants et du continent africain tout entier".
 
Le document relève "les nombreuses incohérences, la falsification historique et le mensonge d’État visant à diminuer le nombre de victimes du massacre (qui) suscitent l’indignation", soulignant le "soutien (des signataires) à toutes les personnes qui consacrent leurs recherches à des enjeux historiques sensibles pour redonner de la mémoire aux peuples". "La vérité ne dépend pas seulement de l’ouverture des archives « secrètes » et des fosses communes afin de statuer définitivement sur la réalité et l’ampleur du crime commis, mais aussi de la tenue d’un procès en révision pour laver l’honneur, à titre posthume, de ces martyrs présentés comme de prétendus mutins", souligne le texte.
 
Les organisations et mouvements signataires rappellent qu’un des mobiles du massacre de Thiaroye est "le refus de payer leur dû aux soldats indigènes (soldes de captivité, primes de démobilisation, etc.) et la volonté des autorités françaises de s’emparer des économies qu’ils détenaient".  "Aux Etats-Unis où les autorités refusèrent de dédommager les Noirs libérés de l’esclavage en 1865, la décision de verser malgré tout les primes de guerre aux soldats noirs qui avaient combattu dans les troupes du Nord, avait permis à la communauté africaine de constituer un capital de départ pour financer de manière autonome ses propres écoles, universités et services de base", indiquent-ils. Ils ajoutent : "Il ne fait aucun doute que si la France, qui s’empressa de créer le franc CFA (colonies françaises d’Afrique) en décembre 1945, avait remis l’argent qui revenait de droit à nos parents, grands-parents ou arrière grands-parents mobilisés par l’effort de guerre impérialiste, les luttes de libération africaine menées par ces derniers dans les années 1950 auraient été autrement mieux financées et armées pour renverser l’ordre colonial de manière définitive."
 
Provenant de toutes les anciennes colonies, allant du Sénégal au Congo en passant par le Mali, les soldats de Thiaroye "n’étaient pas des mercenaires mais des résistants qui ont eu le courage de refuser de laisser l’autorité militaire française piétiner leur dignité et leurs droits".
 
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