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Promotion de la planification familiale
DES RELIGIEUX S’ENGAGENT
Denise ZAROUR MEDANG | 09/02/2018 | 10H36 GMT
 
Les religions révélées n’interdisent pas les pratiques de la planification familiale pour l’espacement des naissances. C’est l’avis du cadre des religieux pour la santé et le développement qui a projeté un court métrage hier, jeudi 8 février, afin d’encourager les femmes et les hommes à y adhérer pour la bonne santé des mères et des enfants.  
 
Un court métrage intitulé : «le Sénégal s’engage: la religion et la santé familiale» a été projeté hier, jeudi,  dans les locaux de la division de la santé de la mère et de l’enfant. Une manière pour ces hommes religieux de sensibiliser les hommes et les femmes réticents à l’utilisation des méthodes contraceptifs. La vidéo s’ouvre sur une note d’espoir, la couleur verte marquant la fécondité campe le débat. Des hommes, femmes et enfants font leur apparition avec le sourire donnant l’espoir de lendemains meilleurs si l’on pratique la planification familiale. Cependant, malgré cette note d’espoir, le film reste teinté par des brouillards  qui montrent que la route est épineuse et qu’il faudrait y marcher.  
 
Selon le cadre des religieux pour la santé et le développement qui regroupe plusieurs confréries religieuses musulmanes comme chrétiennes, la planification familiale est autorisée par les religions. «Nous avons nos arguments qui sont tirés de la religion. Notre argumentaire est fondée et nous travaillons pour le bien être de la famille » fait savoir Iman Cheikh Saliou Mbacké dudit cadre. Et de poursuivre : «certes, nous n’avons pas les mêmes convictions. Mais de moins en moins nous assistons à des prêches qui vont à l’encontre de la pratique de la planification familiale. Ces détracteurs n’ont pas d’arguments solides car l’Islam ne l’interdit pas. Nous avons une religion qui facilite mais pas qui rend difficile».   
 
De ce fait les religieux ont convoqué la  sourate Al An’am- verset151 qui dit : «Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvreté. Nous vous nourrissons tout comme eux. » A l’idée de  savoir quelle stratégie mettre en place pour contrecarrer les prêcheurs qui vont à l’encontre des pratiques de la planification familiale, le pasteur Pierre Adama Faye soutient : « nous n’avons pas la même vision de voir les autres, nous n’avons pas les mêmes convictions et nous n’avons pas fait la même école. De ce fait, il sera difficile  de fédérer tout monde pour la même cause».
 
Pour ce qui est de la santé reproductive au Sénégal, les statistiques de l’enquête démographique de la santé de 2010-2011 ont montré que 392 décès maternels sont enregistrés pour 100 000 naissances vivantes ce qui signifie que chaque année, 2000 des décès des femmes sont liés à la grossesse. Pour ce qui est des enfants, malgré la baisse du taux de mortalité, le taux de décès avant 5 ans reste très élevé. «1980 le taux de mortalité des nourrissons était de 92 pour 100 000 naissances vivantes  en 2016, ce taux a chuté jusqu’à 36 décès pour 100 000 naissances vivantes. Au Sénégal, 27 000 enfants meurent avant d’atteindre leur 5ème anniversaire et 3 enfants sur 5 meurent chaque heure», a renseigné le film projeté. La vidéo a aussi informé : « pour les naissances de moins de deux ans d’intervalle, le taux est plus élevé à savoir 89 décès tandis que trois ans, on est à 48 décès. Ce qui amène à dire que le risque de mourir est deux fois plus élevé pour les enfants nés à deux ans d’intervalles que trois ans ».
 
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