| KAOLACK |
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| Des rues et des gares quasi désertes |
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| Publié le 26/01/2012 | 04H03 GMT par Abdoulaye FALL
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| Le mot d’ordre de grève du syndicat national des transporteurs du Sénégal a été largement suivi hier mercredi dans la région de Kaolack. Au cours cette première journée, les choses ont commencé à se compliquer pour les nombreuses populations obligées à se déplacer chaque matin d’un quartier à l’autre pour vaquer à leurs occupations professionnelles. |
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Durant toute la journée, les rues étaient quasi désertes, aucun véhicule de transport n’a circulé. Aussi bien à Kaolack commune que dans le reste de la région, la situation a été la même. Les personnes voulant faire le déplacement sur Kaolack ou quitter la capitale du Saloum à destination des autres départements ont été obligés de rebrousser chemin pour attendre la fin du mot d’ordre lancé pour trois (3) jours.
Ainsi dans la commune de Kaolack, au niveau des différentes gares routières, les véhicules de transport se sont faits rares. Dans notre randonnée effectuée hier aux environs de 10 h sur l’ensemble de ces lieux de départs, nous avons trouvé des espaces vagues, toutes les pistes étaient vides. Dans le transport urbain et inter urbain, aucune personne travaillant sur les lieux n’a fait signe de vie.
A part les quelques petits commerçants venus écouler le reste de leurs marchandises de la veille, personne n’était sur les lieux. Les seuls « professionnels » du transport rencontrés, étaient des conducteurs de charrettes ou de vélos taxis communément appelés « Jakarta ». Durant toute la matinée, ce sont ces moyens de transport qui ont servi d’alternative pour les déplacements des populations à des prix élevés 300, 400 voire 500 Frs par personne. Il faut surtout noter que 24h avant le début de la grève, les responsables syndicaux du regroupement des chauffeurs et transporteurs de la commune de Kaolack avaient tenté d’associer les vélos taxis pour offrir plus d’impact à leur mouvement.
Ce que beaucoup de vélos taxis ont dû refuser à cause de la tension qui a toujours prévalu dans les relations entre les deux regroupements. C’est dire que même si les mouvements d’humeur du syndicat des chauffeurs et transporteurs inquiètent les populations dans leurs déplacements, ils sont souvent atténués par les autres systèmes de transport par vélo taxis ou par charrette, qui visiblement sont encore bien exploités dans la capitale du Saloum. Les seuls passagers dont ces genres de situations inquiètent sont surtout les personnes adultes et celles du troisième âge qui, d’habitude ne prennent pas les vélos taxis dans leurs déplacements.
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