Mise à jour: 17/02/2018 à 09H55 GMT
 
A la Une | Editorial | Analyses | Chronique | Dossiers | 100% Sud | Mon Sud a moi | Journal des internautes
 

 
 
 
 
Visite du président français Emmanuel Macron au Sénégal - Conférence de financement du partenariat mondial pour l’éducation
ENTRE PROMESSES ET ENGAGEMENTS
Jean Michel DIATTA | 03/02/2018 | 10H11 GMT
 
Le Centre de conférence international Abdou Diouf de Diamniadio (Cicad) a abrité hier, vendredi 2 février, un panel de haut niveau sur le financement du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme). Bailleurs de fond et pays membres du Pme ont réitéré leurs engagements à accroitre leurs investissements dans le domaine de l’éducation à l’horizon 2020, pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd4). La présidente de la Francophonie, Michelle Jean, qui se réjouit des engagements pris à inviter à «investir mieux».
 
Le Centre international de conférence Abdou Diouf (Cicad) a été, le temps d’une journée la capitale mondiale de l'éducation. En effet, pays donateurs, organisations internationales, membres du secteur privé, pays membres du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme), etc, se sont donné rendez-vous au Cicad hier, vendredi 2 février, autour d’un panel sur le financement du Pme. Tous ont non seulement réitéré leurs engagements à soutenir l’éducation, surtout celle des couches les plus défavorisées, mais à accroitre leur financement dans le domaine de l’éducation. A titre d’exemple, l’Allemagne, qui dit avoir mis l’accent sur la formation professionnelle s’engage à augmenter son financement pour le Pme à 38 millions d’Euros pour la période 2018-2020.
 
L’Australie promet aussi d’investir aujourd’hui 90 millions de dollars australiens, ce qui porterait son financement du Pme à 500 millions de dollars australiens, depuis 2011. La Belgique promet aussi de mettre la main à la poche à hauteur de 26 millions d’Euros pour la période 2017-2020. L’Italie, qui dit avoir triplé son financement, promet d’injecter 12 millions d’Euros ces 3 prochaines années. Le Luxemburg s’engage lui aussi à mettre 300 mille euros pour l’année en cours, tout comme la Suisse qui veut soutenir l’apprentissage pertinent de qualité, avec un accent particulier sur les enfants défavorisés, à 34,5 millions de dollars, soit une augmentation de 50%. Les Etats-Unis qui saluent les évolutions du Pme, envisagent 75 millions de dollars américains sous réserve de l’approbation du Congrès.  Il en est de même pour des pays comme le Danemark, le Japon, etc, ainsi que pour la Banque islamique de développement (Bid). Mieux, pour cette campagne, la Commission européenne a annoncé une contribution de 287,5 millions d'euros pour la période 2018-2020. Quant à la Chine, qui dit assister pour la première fois à une conférence de financement du Pme, elle promet son soutien sans pour autant avancer de montant.
 
LES PAYS MEMBRES S’ENGAGENT A DEPASSER LES 20% DE L’ODD 4
 
Les pays membres du Pme n’ont pas été en reste dans ce concert de promesses et d‘engagements pour une éducation inclusive. C’est le cas de l’Ouganda qui promet d’accroitre son budget pour l’éducation pour un montant de 507 millions de dollars. Le Rwanda envisage de revoir son budget à la hausse à 800 milliards de francs rwandais. Le Zanzibar veut passer de 18,1% à 22,5% de son budget national en 2020. Le Soudan, qui veut installer une éducation de qualité envisage d’augmenter son budget pour l’éducation à hauteur de 20%.  Les pays membres du Global partnership for éducation (Gpe), dont est membre le Sénégal, ont aussi promis d’accroitre la part allouée à l’éducation pour une éducation de qualité inclusive et équitable. C’est ainsi que le Bénin promet 28% de son budget national, le Burundi pour 808 milliards de francs burundais, la Côte d’Ivoire assure mettre 23% de son budget. Il ne faut pas oublier le Cameroun qui promet pour sa part 850 milliards par an, etc. L’ensemble des pays membres du Pme ont ainsi pris l’engagement à Dakar de faire du droit à l’éducation une réalité en faisant des efforts au niveau national.
 
«IL FAUT MIEUX INVESTIR»
 
Des engagements appréciés par l’ensemble des participants à ce panel. Toutefois, la présidente de la Francophone, Michelle Jean, a lancé un appel à l’ensemble des pays membres et aux bailleurs. Pour elle, «il ne suffit pas d’investir plus, il faut investir mieux». S’expliquant, elle trouve que seulement moins de 5 euros ou 6 dollars sont alloués aux enfants en Afrique Sub-saharienne pour l’éducation. Ce qui est insuffisant, à ses yeux, car les Etats sont obligés de trouver des financements ailleurs. Donc, elle pense qu’il faut mettre les financements là où les besoins se font plus sentir, notamment les couches les plus vulnérables comme les files. Toutefois, elle pense qu’il faut trouver des modes de financement innovants. 
 
Commentaires (0 )
 
    • Veuillez saisir votre nom
      Invalid format.L'adresse n'est pas valide
      Exceeded maximum number of characters.Veuillez saisir votre message
      Security Code
      Le code n'est pas valide
 
 
Formation diplômante des IA, MC et PC, recrutement des inspecteurs, décret du corps des administrateurs scolaires
A L’HEURE DES REVENDICATIONS PEDAGOGIQUES
Suivi du programme national de développement sanitaire
DIOUF SARR POUR LA MUTUALISATION DES RESSOURCES
Difficiles conditions d’accès des populations aux structures sanitaires
AMADOU KANOUTE PLAIDE POUR DE BONNES POLITIQUES PUBLIQUES
Pour améliorer la prise en charge de la sante et survie de l’enfant
L’INSTITUT SOCIAL DE PEDIATRIE LANCE UN MASTER
Enseignement technique et formation professionnelle
DIONNE ANNONCE PLUS 81 MILLIARDS D’ICI 2020
Kaolack -promotion de la relève syndicale
PRES DE CINQUANTE PARTICIPANTES S’INVESTISSENT
Mise en œuvre de la loi d’orientation sociale
L’ETAT ANNONCE UNE PANOPLIE DE MESURES
 
 
 
 
   
 
 
 
Sud Quotidien Amitié II x Bourguiba BP : 4130 DAKAR Tél : (+221) 33 824 33 06 / (+221) 33 824 33 15 Fax : (+221) 33 824 33 22