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Fils de… Sud !
Souleymane Jules DIOP | 26/05/2011 | 06H39 GMT
 
Tout a été dit sur Sud. Ou presque. En ce vingt-cinquième anniversaire de ce «Khéops de la presse» nationale et sous-régionale. De Babacar à Aissatou Fall. Une famille. Une Institution. Une École. Je peux même ajouter : Une Philosophie. Vingt-cinq ans, c’est l’âge d’une génération. Et  comme beaucoup d’autres, comme tous les autres, j’ai l’infini plaisir, la fierté crue d’appartenir à cette génération entière de «journalistes de Sud».
 
Que reste t-il alors dès lors que tout a été dit ? Peut-être entrer dans le moule. Tout simplement. En respectant la tradition. Ou si l’on veut, cette dialectique du «Jaar jaar». En retraçant rapidement  ma trajectoire d’une décennie dans «Gizeh». C’est allé très vite. En ce début d’été de l’année 95, je rencontrai, lors d’un reportage à Thiès où je faisais des piges comme correspondant pour le quotidien Walfadjri, Grand Olla, (paix à son âme). Mame Olla Faye venait en effet régulièrement dans la capitale du Rail pour couvrir, pour le compte de Sud quotidien, l’actualité sociale et politique locale. Il m’informa au détour d’une conversation entre confrères, que la direction de Sud quotidien était à la recherche d’un correspondant local et qu’il pensait que je pouvais faire l’affaire.

Le reste s’est passé très vite. Un bref entretien avec Sidy Gaye, alors rédacteur en chef, (un homme qui m’a marqué par son professionnalisme jusqu’au bout des ongles, sa rigueur, sa pondération et, surtout, son humilité). Et puis hop ! C’est parti, le surlendemain ! Je me souviens de mon premier papier dans Sud quotidien. C’était sur Le Pds (avec le leader Boubacar Sall au sommet de sa popularité) et la situation politique dans la Cité du Rail : Les forces et les faiblesses.  J’avais comme zone de couverture sous ma responsabilité, les deux départements de Thiès et de Tivaouane.

Celui de Mbour étant déjà pris en charge.  Après, ce sont dix années pleines, intenses. De beaux comme de mauvais souvenirs. Mais aussi des moments d’émotion comme le reportage sur l’arrestation, dans un bar à Thiès de Aloys Simba, le génocidaire rwandais qui était recherché depuis plusieurs années par Interpol pour être déféré devant le Tribunal pénal international sur le Rwanda (TPIR). Ou encore la couverture de minuit à 06h du matin en qualité de «journaliste embedded» d’une grande opération de sécurisation de la police avec près d’une centaine d’éléments des forces de l’ordre supervisées par l’ancien commissaire central Pape Ahmadou Tall sur tout le territoire communal. Ou encore la couverture à chaud de l’évacuation des victimes  lors d’un accident mortel de train à l’entrée de Thiès qui avait fait des dizaines de morts et de blessés. Le reportage sur l’invasion et la décimation de milliers d’hectares de champs de mil et d’arachide dans les départements de Tivaouane et de Kébémer par d’innombrables nuées de criquets pèlerins.

Le décès du khalife des Tidjanes Serigne Abdoul Aziz Dabakh et l’intronisation de son successeur Serigne Mansour Sy. Le premier grand Gamou des Moustarchdines présidé par Serigne Cheikh Tidjane Sy Al Makhtoum aux Champs de courses à Tivaouane. Les nombreux meetings politiques « incandescents » des socialistes ou des libéraux sur la mythique Place de France…Ou que sais-je encore ! Ca se bouscule dans mon esprit car les souvenirs sont nombreux, riches et variés. En tout cas, ça a été une formidable aventure et une immense satisfaction que d’avoir été pour ce qu’on appelait alors le quotidien de l’immeuble Fahd, le premier correspondant d’un organe de la presse privée (je dis bien de la presse privée) sorti d’une école de journalisme.

C’est dire, encore une fois, que j’éprouve toujours une grande fierté d’avoir fait mes humanités comme «historien de l’instant» dans ce grand groupe de presse qu’est Sud Communication. Et à l’instar des grandes œuvres d’art et d’architecture qui traversent les siècles telles «Les Pyramides de Gizeh», «La Joconde» avec son éternel sourire énigmatique, «Les demoiselles d’Avignon» de Picasso ou encore Le «Taj Mahal», Sud Com’ ne mourra jamais malgré les vicissitudes de la vie. Il survivra parce que c’est une Ecole, une Philosophie du métier qui est fondée sur la connaissance. Or comme dit Socrate, « toute vérité qui est basée sur la connaissance est éternelle ».  Pour moi, Sud Com’ restera toujours cette grande famille à laquelle j’ai toujours appartenu. Cette grande école formatrice de professionnels (et de vrais !) du métier de journaliste. Parce qu’elle même fondée par des professionnels dans tous les sens du terme. La pratique du métier telle qu’on l’enseigne à l’Ecole. Une philosophie à laquelle j’ai pleinement adhéré jusqu’ici et que je n’ai jamais reniée. Rigueur et équilibre dans la relation des faits. Pour dire tout simplement que je demeure et reste éternellement un fils de… Sud !
 
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