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EN PERSPECTIVE – Par Mamadou Mika LOM
Force reste désormais au courage !
Mamadou Mika LOM | 17/01/2014 | 08H23 GMT
 
«Nous ne croyons pas à ce que nous avons signé ». Ces propos qui émanent des responsables de la Coordination du collectif des étudiants qui négociaient  avec la partie gouvernementale avant la signature du Protocole d’Accord, sur les nouveaux droits d’inscriptions dans les Universités publiques Sénégalaises, ne peuvent laisser  indifférent aucun citoyen jaloux de la qualité intellectuelle et morale de l’Homo Senegalensis.
 
C’est-à-dire, un homme qui  a toujours su mesurer  le sens et la portée voire la subtilité de certains mots, en tous lieux  et en toutes circonstances. Certes,  personne ne ferait l’insulte à nos étudiants, les espoirs du Sénégal de demain, de dire qu’ils ne comprennent, peut être pas, la valeur d’une signature apposée sur un document. Surtout quand celle-ci doit engager  l’avenir et la responsabilité de toute une communauté.

 Il y a lieu néanmoins de rappeler la signification que le  nouveau Petit  Robert  donne des mots signer ou signature.  Selon ce dictionnaire « signer un acte ou parapher un document  signifie « le reconnaitre comme sien… C’est  une inscription qu’une personne fait de son nom pour affirmer l’exactitude, la sincérité d’un écrit  ou en assumer la responsabilité».  Les représentants de la communauté estudiantine publique ne pouvant certainement pas l’ignorer.

 Mais si tel devait être le cas, les Sénégalais ont à se faire des soucis surtout quand ces derniers devront demain négocier et signer au nom et pour le compte du pays face à d’autres nations beaucoup plus outillées ou des multinationales très voraces. Même si  la signature du Protocole d’accord devait en fait réveiller les énormes contradictions qui minent le mouvement étudiant, le courage de ses leaders devrait leur éviter tout de même  l’erreur gravissime d’une telle déclaration.

 Quitte à résister aux lourdes pesanteurs politiques auxquelles recourent certaines forces tapies dans l’ombre avec  conviction que l’Université et l’Ecole sont deux alliés de taille à mettre à tout prix dans leur besace. Notamment une certaine frange de la génération des acteurs de la vie politique nationale qui ont gagné leurs galons souvent pendant les années de braise sur les campus universitaires sénégalais.

Très redoutables dans leurs tactiques et analyses stratégiques, ils n’hésiteraient pas à débusquer la plus infime faille du gouvernement pour s’en servir comme arme politique.

C’est pourquoi certains Sénégalais n’ont d’ailleurs pas compris pourquoi le gouvernement a accepté dans les négociations des délégués dont la légitimité est douteuse, parce que n’étant issus, dit-on, d’aucune amicale de faculté reconnue. Tout comme, personne ne semble comprendre pourquoi les étudiants ont laissé passer toute la longue période de négociations pour ne dénoncer le manque de légitimité de leurs supposés délégués qu’après signature du Protocole d’Accord.

Face à toutes ces interrogations, il y a au moins une seule constante : La signature du Protocole d’Accord pour l’application des décisions des Concertation Nationales sur l’Avenir de l’Enseignement supérieur qui lie toutes les parties. Dès lors il ne reste plus au gouvernement qu’à les appliquer avec courage et détermination.
 
 
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