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«GENERATION SUD»-Défi d’hier, challenge de demain
Abdoulaye Ndiaga Sylla | 29/03/2011 | 10H17 GMT
 
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Pari insensé, prétention injustifiée, besoin d’un ailleurs pour des aventuriers.  Dans un torrent de sarcasmes, que n’a-t-on dit quand, Babacar Touré, le regretté Ibrahima Fall, Sidy Gaye, Ibrahima  Baxum et moi avions lancé «Sud communication» un matin de mars 1985, avant d’être rejoints par d’autres  confrères ? Le cours de l’histoire a  confondu  les contempteurs et fait mentir les présages.  Vingt six ans  après l’enfantement, un devoir. Pas celui d’inventaire mais de mémoire et  de prospective. Témoignage. Manifestation d’une ambition. Celle qu’un père, du cercle des premiers de cordée, peut  nourrir  pour un fils éduqué dans les épreuves et déterminé à    creuser son sillon dans le vaste champ des médias. Il doit lui  dire  pourquoi et comment  ce qui est fait l’a été,  et  l’amener ainsi  à prendre la mesure des défis pour construire l’avenir. Une manière de l’ aider à mieux lire la trajectoire de «Sud» et de lui indiquer les pistes à emprunter pour  que le groupe  survive à ses fondateurs.
 
1986, année repère. Le Sénégal  venait à peine, avec Abdou Diouf légitimé par le suffrage universel,  d’entrer dans un autre temps. Cheikh Anta Diop tirait sa révérence après des années de combat. Le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics), né dans la douleur  avait pris le relais de  l’Union nationale des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Unpics)  dont la mise en place a été pilotée par l’Amicale des anciens du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) soutenue par quelques journalistes et techniciens en service dans d’autres structures. 

L’Association nationale des journalistes sénégalais (Anjs) réduite à un «club house» de  directeurs, rédacteurs en chef, chefs de service, militants socialistes ou proches du régime  tenta sans succès, de s’opposer aux changements avant de sombrer, au lendemain de la publication, à l’occasion de la fête du travail ,  d’un manifeste retentissant. Acte fondateur d’une nouvelle vision des médias, plaidoyer pour le renforcement de la démocratie.  Le Synpics prenait du galon avec la renégociation de la Convention collective des journalistes et techniciens de la communication sociale, l’élaboration d’un code de la presse et   contribuait largement à la création, à Dakar, de l’Union des journalistes de l’Afrique de l’Ouest (Ujao) avant d’adhérer à l’Organisation internationale des journalistes (Oij) puis à la Fédération internationale des journalistes (Fij) et de prendre une part décisive dans la redynamisation  de  l’Union des journalistes africains (Uja). Rayons sports, le cauchemar de «Caire 86», avec l’élimination prématurée  des «Lions »  du Sénégal de la Coupe d’Afrique des nations de football (Can), peuplait les nuits des affidés du ballon rond.

Au carrefour de ces évènements, la presse. Elle en rend compte mais  peine à bien tenir sa plume, à rendre audible sa voix, à montrer les images du vécu des Sénégalais d’en bas. Dans les rédactions des organes du service public pourtant animées par des journalistes de talent, de grande expérience, fins connaisseurs du pays et du reste de l’Afrique, grands reporters, enquêteurs méticuleux, éditorialistes perspicaces,  des baronnies se constituaient et des mandarins  veillaient  au grain. Difficile dans ce contexte de passer entre les mailles du  filet de ce qui, sans en avoir l’air, était une «police  de la pensée» et d’exercer son métier dans les normes établies.

 Il fallait souvent, avec la complicité de certains ainés marginalisés du simple fait de leur rigueur professionnelle, user d’artifices pour faire passer des articles  en contournant l’imprimatur du chef ou de son adjoint.  La compétence n’était pas toujours récompensée. L’avancement se faisait à la tête du… journaliste. Une disposition de la Convention collective des journalistes appliquée à partir de 1973 établissait que seule l’accession à des responsabilités dans la rédaction pouvait entrainer une revalorisation salariale. Conséquence : un journaliste pouvait aller à la retraite avec sa catégorie d’embauche. 

Engagement

On se surprenait à penser qu’il n’était pas utile de subir une formation, tant la pratique était aux antipodes des enseignements reçus. Le journaliste étant alors considéré comme un agent de développement, son rôle et sa fonction ne se conjuguaient ni avec la liberté de presse sans entraves, ni avec le refus des connivences et des enfermements dans la stricte observance de la ligne du parti au pouvoir. Il n’est pas, jusqu’à l’engagement dans le Synpics dont la direction  était  considérée  par les hiérarques socialistes et leurs relais dans la presse comme un repaire de gauchistes, qui n’était prétexte à  marginaliser des militants syndicaux.     

C’est dans ce contexte que Babacar Touré, le plus résolu d’entre nous dans le combat pour une pratique professionnelle rénovée, la réhabilitation du métier de journaliste, mais aussi le plus entreprenant,  de retour  des Etats-Unis où il poursuivait ses études,  eut l’idée de convier  quelques uns de ses anciens collègues du «Soleil», des condisciples du Centre d’études des sciences et techniques  de  l’information (Cesti) a  une réflexion. Dimanche studieux. «Sud » est lancé. Le groupe s’élargit au cours d’une autre rencontre.  «Sud», nom chargé de symbole au moment où le dialogue Nord-Sud, la bataille pour l’instauration d’un nouvel ordre de l’information et de la communication (Nomic) rythmaient le  quotidien du monde.  Seul, Babacar Touré n’aurait pas pu faire «Sud». Mais sans lui, «Sud » n’aurait pas existé. Que de pressions amicales il a fallu pour qu’il accepte d’en être le Président !

Quand on se lance un défi, on pense aux  moyens pour le relever. Que faire ? Se cotiser. 100 000 francs Cfa par personne. Les salaires suffisant à peine à assurer l’ordinaire, tout le monde ne pouvait s’aligner. Finalement, on se décide à laisser le soin à tout  partant  d’apporter sa contribution. En nature ou en espèces. Une table, une chaise, une machine à écrire… Une mutualisation des maigres moyens en somme.

Des vœux aux actes. Le groupe de départ s’étiole avec, notamment,  les renoncements de certains «metteurs en garde» à l’engagement tiède. Un local où travaillait notre regretté confrère Modibo Sounkalou Keita, l’auteur de « l’archer bassari » affecté à Abidjan  est loué, non sans tracasseries, même pour  l’installation d’une ligne téléphonique, à la rue de Bayeux dans le quartier du plateau à Dakar pour servir de bureau. Babacar Touré,  alors responsable du département communication de Enda  Tiers monde démissionne, prend en charge le loyer mensuel et l’équipement, l’occupe  avec Abdoulaye Bamba Diallo,  aujourd’hui éditeur de «Nouvel horizon», et Mame Fatou Fall son assistante  pour coordonner les activités de la structure naissante. Les autres  membres du groupe restent dans leurs rédactions tout en participant aux activités de «Sud», principalement la  confection de «Sud Magazine», première publication  de presse  réalisée au Sénégal en utilisant la production assistée par ordinateur(Pao) et pour quelques années, le navire-amiral du groupe. 

Une disposition de la Convention collective des journalistes donnait en effet la possibilité, à tout journaliste  salarié d’un organe de presse, de collaborer avec une publication à la condition qu’elle ne soit pas concurrente.  C’était le cas  avec «Sud Magazine», trimestriel d’information  dans un paysage médiatique où il côtoyait le «Soleil» quotidien, l’Agence de presse sénégalaise (Aps), la revue mensuelle du ministère de la communication.

 Le premier numéro sort des presses quelques semaines plus tard, grâce notamment au soutien de Paul Nejem, ami de Babacar Touré, alors responsable à l’Imprimerie Saint Paul,  qui a pris le risque de le fabriquer sans un franc d’avance, sur la base de la seule confiance et de son engagement de militant. Louis Diouf, son supérieur hiérarchique, a su fermer les yeux sur les factures impayées, qui ont fini d’être payées deux années plus tar.

En couverture, Cheikh Anta Diop,  le contemporain capital, sous la signature de Boubacar Boris Diop et un dossier sur  «Les chemins de l’intégration africaine», confié et coordonné par Sidy Gaye. Bonne vente. Accueil encourageant. Près de deux ans après, en désaccord avec la direction du «Soleil» sur des affectations qui, en fait étaient opérées dans le dessein de casser le  Syndicat des professionnels de l’information et de la Communication du Sénégal (Synpics), Ibrahima Fall, Sidy Gaye et moi-même démissionnons du journal. Au cours de la période de préavis imposé par la direction du quotidien de Hann, Me Abdoulaye Wade me fait appeler par notre confrère Mamadou Omar Ndiaye, actuel directeur de publication du «Témoin»  et me propose de  diriger un journal  qu’il voulait lancer avant les élections présidentielle et législatives de 1988.Après l’avoir remercié, je décline l’offre en lui indiquant qu’avec Ibrahima Fall et Sidy Gaye, notre option était de consacrer tout notre temps à «Sud» qui quitte la rue de Bayeux pour la rue Raffenel. Le pape du «Sopi» lancera «Sopi » avec le succès que l’on sait.  Dès le début, Ndèye Coumbay Niang, secrétaire et opératrice de saisie, Pape Ndoye,  sont suivis de Thiémokho Coulibaly «Thié », photographe, Amadou Sall «Leum», affecté à la documentation et au courrier, Cheikh Alima Touré, chargé des finances rejoignent le groupe à titre permanent.  Le 17 décembre 1987, comme pour faire un clin d’œil à Mamadou Dia, le grand Mawdo, ancien président du conseil du gouvernement du Sénégal accusé, à tord, d’avoir fomenté  le 17 décembre 1962 un coup d’Etat, «Sud hebdo», bimensuel comme son nom ne l’indiquait pas alors , s’affiche dans les kiosques. Le périodique  dont le secrétariat de rédaction était assuré, des années  durant  par Tidiane Kassé, actuel directeur de la publication de «Walf Sport», marque son territoire et se permet même de faire un pied de nez au gouvernement de Abdou Diouf en bravant, seul de toute la presse,  l’interdiction de sortir  lundi  29 février 1988 pendant l’Etat d’urgence avec, barrant sa «Une», le titre «Wade perd et gagne».

Valeurs

Pour prévenir toute saisie de l’édition, des centaines de numéros sont planqués puis mis sur le marché vers midi. Me Wade en prison en compagnie d’Amath Dansokho, entre autres leaders avant  même la proclamation des résultats du scrutin, «Sud hebdo» tourne autour d’une actualité alimentée par les manifestations, la rue, les procès. Le périodique devient un hebdo du jeudi, cohabite pendant des mois avec «Sud magazine», puis «Sud international», « Sud au quotidien» en 1993, premier quotidien édité au Sénégal  vendu à 100 FCfa, conçu pour une couverture plus serrée des élections présidentielles et législatives, «Sud week-end».  Finalement « Sud au quotidien» laisse  le terrain libre à «Sud quotidien»,   premier quotidien privé du Sénégal dans le sens plein du terme. «Taakussaan», lancé par Me Abdoulaye Wade ne paraissait pas tous les jours ouvrables mais au plus, trois fois dans la semaine. Le groupe s’attaque  avec succès aux monopoles  sur  la presse écrite quotidienne, la radio, la télévision, la messagerie de presse, l’enseignement du journalisme,  qui tombent  après d’âpres combats.

1994.  «Marketing Presse» distribue au Sénégal et à l’étranger les publications du groupe et d’autres périodiques, «Sud Fm», première radio privée du Sénégal émet. «Sud online», site du groupe est mis en ligne. Deux ans après, l’Institut supérieur des sciences de l’information et de la communication (Issic) ouvre ses portes, assure la formation des  journalistes, techniciens et communicateurs, offre des bourses à des jeunes  travaillant à «Sud» et dans d’autres organes de presse. «Sud vision» balise la voie pour «La Chaîne africaine»(Lca), première télévision sénégalaise par satellite qui arrose alors, à partir de  Paris et  au grand bonheur des Sénégalais établis en Europe et en Afrique du nord, tout le bassin méditerranéen, permet de vivre la campagne électorale pour la présidentielle 2000.

Me Abdoulaye Wade visite les installations et promet, s’il  est élu, d’aider à rapatrier  la chaîne à Dakar.  Des éditions spéciales sur le 90eme anniversaire du Président Senghor, la coupe d’Afrique des nations de football en 2002 au Mali, Mai 68, Mamadou Dia,  un quotidien sportif «Match» mis en jeu avec des amis, «Sud Santé», ont aussi jalonné le parcours du groupe. Pas un domaine des médias n’a été laissé en friche.  L’équation des moyens s’est toujours posée.

Certains ont  décidé de quitter le groupe. D’autres l’ont rejoint. Journalistes sénégalais comme d’autres nationalités.  Les procès, les chausses -trappes, n’ont pas manqué au point qu’ils sont nombreux à  se demander comment, en dépit de toutes les difficultés, «Sud » a pu voguer dans une mer aussi agitée. L’explication est  dans  «l’esprit Sud» : une attitude, un comportement, un attachement à des valeurs cardinales de dignité, d’intégrité, de justice et une volonté d’intervenir dans l’espace public en pratiquant notre métier avec honnêteté, rigueur. 

Le terreau qui a permis  de cultiver et d’entretenir cet esprit, est un compagnonnage  de plus de trente cinq ans du noyau des membres fondateurs, né à l’école, au «Soleil » mais aussi  un militantisme matinal dans les structures associatives, estudiantines, la fréquentation de cercles politiques libéraux ou de gauche, l’implication dans des syndicats. Ces chemins empruntés ont  préparé nombre de membres fondateurs du groupe à relever les défis.

Souvent sollicité par des pays, des organisations internationales pour  aider à associer les organes de presse dans l’observation des élections, à élaborer des guides de l’électeur dans les langues nationales avec le Pr Sakhir Thiam , président de l’Université Dakar-Bourguiba, penser  des politiques et législations sur les médias, leur financement, «Sud» a participé à plusieurs fora,  manifesté  à Soweto comme partout où  des campagnes ont été  menées son soutien dans la lutte de  confrères sud africains tel  Zwelakhe Sisulu  du «New nation», pour abattre l’apartheid. Invités en 1991 au  séminaire pour le développement d'une presse africaine indépendante et pluraliste co-organisé à Windhoek en Namibie,  par l’Onu et l’Unesco, des responsables du groupe ont  animé des ateliers organisés par le Ndi  des Etats Unis,  la Fondation des Médias pour l'Afrique de l'Ouest dirigé par le Pr Kwamé KariKari. La contribution  de «Sud» a été saluée, au colloque sur le pluralisme dans les médias au siège de  l’Unesco à Paris et au symposium sur la défense de la liberté de presse à Bruxelles, de même que sa participation à la préparation et à la direction des Assises francophones de la Communication, au Sommet de la Francophonie de Chaillot.  Que de combats menés avec «The  Point» de Banjul managé par  Deyda Hydara  assassiné en Gambie, «Jamana» alors dirigé par Alpha Omar Konaré, Chef de l’Etat du Mali des années après, «Le Messager» de Douala au Cameroun  de feu Pius Njawé, «La Gazette du golfe» d’Ismael Soumanou du Bénin, «Aské» du Niger piloté par Ibrahima Cheikh Diop,  (Ibricheikh) !

PRECEPTES

Dans la formulation de l’offre éditoriale, nous  adoptons les postures de  guetteurs de l’instant mais aussi  d’analystes et d’investigateurs. Nous n’avons jamais  tenté de réinventer le journalisme mais  cherché à faire entendre toutes les voix, à donner du sens  aux nouvelles pour éclairer, du mieux que possible, les  situations. Cette manière d’opérer  n’agrée pas,  bien entendu certains,  prompts à faire le procès du groupe «Sud  communication». Tenants du pouvoir hier comme ceux aux affaires depuis mars 2000. C’est selon la position par rapport à l’appareil d’Etat. Un responsable socialiste de mes amis a même pensé  que ses camarades nous doivent des excuses car, dit-il,  «Sud»  alors considéré par son camp comme un suppôt de l’opposition, n’a pas varié, dans sa manière de traiter l’information, une fois le changement à la direction du pays intervenu.
Le journalisme  mène à tout, dit-on, mais à condition d’en sortir. Là  se pose justement le problème puisque certains chemins conduisent à des impasses. «Sud» a pu éviter d’emprunter des pistes qui mènent à l’affaissement. Il tient debout et restera sur le pont aussi longtemps que la maison sera bien gardée. Quatre préceptes fondamentaux suffisent pour qu’il en soit ainsi. Ce sont  la nécessité de n’être lié à aucune obligation autre que professionnelle, l’honnêteté, le sens de la rigueur, la sauvegarde d’un patrimoine que membres fondateurs, journalistes et techniciens, personnel administratif ont en partage avec les militants de la démocratie, les défenseurs des droits de l’homme. 

Notre époque a beau être gouvernée par la vitesse et la compétition, aucune entreprise ou communauté ne peut vivre et prospérer si le vice prend le pas sur la vertu, le renoncement, la démission sur l’effort. «Sud», membre du Conseil des éditeurs et diffuseurs de presse au Sénégal  (Cedeps), de la Fédération mondiale des journaux (Fmj)  et de la Société des éditeurs de presse de l’Afrique de l’Ouest (Sepao) est assez outillé en ressources humaines pour  aller vers de nouvelles conquêtes, ouvrir d’autres chantiers et  continuer à jouer un rôle important dans  l’information des citoyens et la création de richesses. Il suffit  de le vouloir pour être en situation de  le réussir. Le difficile fut de s’installer. Ceux qui, au «Soleil» se gaussaient du groupe de Pikine en affirmant  que toutes les  discussions dans la Zil*  de Babacar Touré  tournait autour de «Sud» en savent un bout. Tout comme la gérante de la  gargote «Darou Khoudoss»  de la rue Raffenel.  Autres temps, autre challenge, que la «génération Sud» peut relever.

*Zil véhicule de marque soviétique de l’époque. La berline de Babacar Touré était de fabrication italienne mais comme Ibrahima Fall, Ibrahima Bakhoum, Babacar  Touré, Sidy Gaye  et moi-même  qui  constituions le « groupe de Pikine » parceque résidant dans le département, étions considérés comme des communistes-pro soviétiques, (ou maoïstes) certains de nos confrères, par dérision, laissaient entendre que notre modèle de véhicule était  celui en vogue à Moscou, comme ils raillaient nos maisons qu’ils appelaient datcha, en référence aux résidences des apparatchiks soviétiques.

 
Commentaires (26 )
 
 

Ousmane DIA 29/03/2011 | 11H41 GMT

Merci de témoigner . C'est toujours un plaisir de lire SUD pour tout cela et d'autres choses encore .

 
 
 
 

kouyate 30/03/2011 | 00H44 GMT

Merci Ndiaga pour ce témoignage. Je me rappelle avoir assisté à une réunion de rédaction de Sud Hebdo à la rue Raffenel en 92, j'étais de passage à Dakar. Que Sud continue son cheminement.

 
 
 
 

blase 30/03/2011 | 12H45 GMT

MERCI,les grands,de vous arrêter sur ce quart de siècle de fidèle compagnonnage avec les lecteurs,voir avec le peuple sénégalais.
Vous permettez à des générations de sénégalais de se remémorer les émotions charriées,les espoirs allumés et jusque là entretenues par vous qui continuez encore et par toutes les autres belles et genereuses signatures dont nous nous sommes delecter.
Merci de nous avoir permis de mieux connaître notre pays et de toujours nous donner foi en lui!
Tres bonne continuation!

 
 
 
 

schwartz 31/03/2011 | 19H18 GMT

Merci pour cet historique que je n'ai pas pu suivre à mon grand regret .
Un ancien du Soleil

 
 
 
 

oumar 01/04/2011 | 13H13 GMT

Merci Ndiaga
Juste pour demander de publier à nouveau 2 éditos:LIBERTES! de Ndiaga sylla et NON Mr le Président! de Babacar TOURE
Meme si ce sera avec de petites retouches pour actualiser.
C FONDAMENTAL DANS LE CONTEXTE!

 
 
 
 

pape 07/04/2011 | 08H17 GMT

Témoignage édifiant pour qui se reconnaît dans la "GENERATION-SUD".
SUD a façonné beaucoup de jeunes consciences politiques.
Pour beaucoup de sénégalais, l'expression consacrée (et galvaudée à souhait) pour nommer n'importe quel journal était "Soleil". Chez moi, ce fut toujours "SUD".
Le soir, mon père revenait du boulot avec son "SUD" (quelques jeunes du quartier venaient systématique le lire) et le samedi matin c'est moi même qui allais le chercher au kiosque du marché de thiaroye.
Je suis marqué au fer rouge et je vous lis encore tous les matins sur internet (le papier journal ne m'est pas accessible)!Vous êtes mon liant avec le sénégal

Vivement les 50 ans de SUD!

 
 
 
 

Moustapha Seck 24/04/2011 | 00H25 GMT

Quel plaisir de vous lire , vous tous qui avez fait Sud, vous tous qui avez participé avec courage et abnégation á la consolidation de la DEMOCRATIE.Nos étudiants et chercheurs ont de la matiére quant á ce que Sud a représenté et représente toujours
sur le paysage mediatique au senegal.La nation vous est déja reconnaissante. Vous êtes la premiére fleur éclose qui a permis á cent autres de s´épanouir. Merci le combat continue et toujours dans l´indépendance.

 
 
 
 

Lamine Diop 27/04/2011 | 10H48 GMT

Merci beacoup "Reims".Laisse moi te dire toute la joie, l'allégresse et la secrète espérance que j'éprouve en lisant tes analyses sportives.Oui notre génération sit ce que tu aurais pu apporter à notre pays dans le domaine du footbazll aussi.tu es laissé en rade simplement parce que tu es un "non aligné"
SUd for ever.

 
 
 
 

sall oumy etudiante a ugb 12/05/2011 | 20H59 GMT

merci pour ce devouement le senegal a besoin des personnes comme vous pour nous montrer le chemin a prendre et nous servir d'exemple

 
 
 
 

Mboup 21/05/2011 | 15H13 GMT

Sud est pr&ésent dans le coeur de tous les sénégalalais car ce groupe a permis l'éveil des consciences dans un contexte politique lugubre.a donné la parole aux citoyens dans les micros ouverts aux auditeurs"wah sa khalat".on peut dire sans ambage que SUD a permis la réalisation de la première alternance démocratique du Sénégal.Et pour tout cela vous êtes nos héros et nous sommes fiers de vous .les coups bas( véto sur la vente du terrain à la Mairie),non octroi d'une fréquencede télévision alors que NDiaga vient de nous dire que c'était une promesse de Wade,malgré tout cela SUD est le seul groupe ceédible,qui cristalise l'espoir de liberté de tout un peuple.

 
 
 
 

René ODOU 12/06/2011 | 20H42 GMT

Hello Ndiaga,
Un réel plaisir de te lire. SUD mène un combat honorable.
Mes amitiés à B. Touré et à tous les journalistes
sénégalais. Cordialement.

 
 
 
 

Bado Ndoye 24/06/2011 | 09H52 GMT

Sud doit vaincre l'adversité et continuer à jouer son rôle d'avant-garde. Aujourd'hui que l'horizon est politiquement plus dégagé les journaux se comptent par dizaines mais trés peu sont vraiment crédibles. Maintenez le cap !

 
 
 
 

cheikh Amadou Mbaye 09/07/2011 | 21H42 GMT

Merci Ndiaga pour ce survol de faits de situations que nous avons tous vecus et ou nous nous retrouvons. SUD c'est du serieux, et veritablement du pro. Longue vie.

 
 
 
 

Tapha Niang 03/08/2011 | 03H18 GMT

BRAVO SUD !!! Vous etes les pionniers de la presse independante. Tout jeune sorti de l'universite,votre Journal etait notre petit dejeuner et diner et cela passait de mains a mains. Il fallait que vous soyiez la au bon moement. Tout a votre honneur. Continuer et tout va passer. Salutations.

 
 
 
 

MODOU MOUSSA ton jeune frere 20/10/2011 | 13H41 GMT

Ce que vous dites est tellement vrais que beaucoup de journalistes aujourd\'hui ne peuvent pas comprendre en tout cas je me resume en vous disant JOYEUX ANNIVERSSAIRE.SUD restera et vivra le pouvoir actuel qui le pietine n y parviendra DIEU sait.Je me rapelle quand SUD MAGASINE titré a la une(WADE PERD ET GAGNE)et disait a DIOUF qu\'un opposant on le fou pas au gnouf avant les resultats des elections en l occurance votre presi d\'aujour d\'hui
croyez moi la verite finira toujours par trionpher
SUD sortira de... 2012 n est plus loin

 
 
 
 

Aladji GUEYE 17/11/2011 | 16H24 GMT

Sud quel talent ! je me rappelle du n°de non Mr le Président, nous ne sommes pas une certaine presse et de celui qui l'a suivi sur le 5 mineur du soleil. Il ya eu aussi tous les dossiers thématiques de Sud hebdo, et que dire du combat de Sud aprés mai 93 pour éventer et mettre à nu tous les actes posés allors pour liquider des adversaires du pouvoir d'alors. les sorties de tous les numéros de Sud étaient guettées partout surtoutb dans les régions. Tenez bon les bonnes oeuvres ne se perdent jamais
bon vent

 
 
 
 

Ndeye astou ndiaye 18/01/2012 | 17H41 GMT

Chapeau .

 
 
 
 

Abdoulai Wadda 23/01/2012 | 08H09 GMT

Merci SUD, le fait d'avoir mentionner le nom de notre Hero Gambien feu Deyda Haidara nous edifie de tout coeur. La Senegambie ne sera jamais mort car portee par le peuple senegambien.
Par contre nos enemies communs ont pour noms Yaya Jammeh Muderer et Wade Waax Waaxet le monarchiste declare.

L'annee 2012 sera decisive pour la senegambie car nous ne laisserons pas deux individus dictateurs sanguinaires nous separer Inchala.Vive la Senegambie.

 
 
 
 

Ndongo Dahra 18/02/2012 | 14H26 GMT

Doyen, vous êtes plus que jamais parti, pour être le "père" de la presse écrite, du football, du sport en général, vous avez raffraichis les mémos, Merci encore une fois pour la formation qu'on a reçu de vous.
Vous méritez tous les superlatifs et les qualificatifs positifs.

 
 
 
 

Aziz Diallo 28/02/2012 | 11H50 GMT

Grand
Amitiés et Souvenirs d'une période lointaine(1980) où nous militions ensemble dans l'union des jeunes de Thiaroye pour sauver le terrain "Ndiaye meissa"l'un des rares espaces qui restaient à la jeunesse de notre localité pour échapper à la violence et à la drogue.Je n'ai été nullement surpris quand quelques années plus tard j'ai appris que tu étais engagé dans une autre aventure ,celle de "Sud".Cela témoigne d'une constance jamais démentie depuis quelques décennies déjà...
Un salut amical de la lointaine Calédonie où mes pérégrinations de médecin psychiatre m'ont amené...

 
 
 
 

babs 29/02/2012 | 13H26 GMT

OOHH! OOHH! ABDOULAYE NDIAGA SYLLA c;est trop beaut! quel! comentaire quel discour. comment ça fait deja 26ans (SUD) merçi pour avoir exister et vous avez touts un avenir vous m¨avez beaucoup rapelle sud quotidien je lise tous les jours c.etais pour moi un journal de terapie avec le gouvernemant en place ABDOU DIOUF et ses boureaux et merçi pour les elections 2000 vous avez ete d!un apport incroyable avec LE DIAGATI DES ELECTIONS comme la toujours fais le parti socialiste que dieux le tous puissant ALLAH vous protege et votres familles et a tous les employes SUD

 
 
 
 

thiendoumbengue 07/04/2012 | 16H29 GMT

Merci Ndiaga .Le pays a besoin de gens comme vous pour servir d'exemple à cette jeune génération en manque de repère

 
 
 
 

Assy Ndiaye 30/05/2012 | 23H09 GMT

Tous mes respects, Monsieur Sylla. J'admire la qualité de l'écriture et votre parcours pour le moins irréprochable. Vous êtes un référence africaine, voire mondiale. Toutefois je constate que vous passez sous silence le passage remarquable et remarqué d'un certain Serigne Mour Diop qui, je crois, à bien apporté sa pierre à l'edifice, même s'il n'est plus chez vous pour des raisons que j'ignore. Bonne continuation.

 
 
 
 

Abdoulaye Gueye 31/05/2012 | 21H59 GMT

Chere Assy, je pense Côme vous, mais je suis certain qu'il ne s'agit que d'une omission. Car, si tu ne le savais pas, Mour était comme un jeune frère, pour ne pas dire un "talibe" d'Abdiulaye Ndiaga Sylla. Je crois que Saphie Ly aussi à été omise.

 
 
 
 

Idy 27/08/2012 | 01H09 GMT

Un grand merci à SUD,sans le savoir vous avez participé à notre formation intellectuelle. A la Fac c est avec impatience que nous attendions Jeudi pour nous procurer SUD HEBDO et découvrir le contenu de la rubrique CONTREPOINT. Que Dieu vous garde.

 
 
 
 

ndiaye 27/08/2012 | 10H34 GMT

si en un moment donné, j'ai voulu avoir une carrière de journaliste, c'est grâce à vous. hélas, l'avènement de l'alternance en 2000 et ce qu'est devenue la presse (surtout people) m'a dissuadé alors même que j'avais en 2002 ma maîtrise et était prêt intellectuellemnt et moralement à faire le CESTI. Certains amis journalistes me reconnaîtront à coup sûr. c'est pour vous dire que votre apport pour la formation des jeunes est incommensurable, ne sortez jamais de ce sentier de la qualité (un vrai chantier de la presse?)

 
 
 
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Pour l’Afrique (paru dans le 1er numéro de Sud Magazine- Mars 1986)
25 ans, et ça presse !
Trois lettres de feu dans le clair-obscur
Regard d’un « sympathisant-partisan » sur « nos 30 Glorieuses », à travers Sud
25 ans de Sud : La foi et la bonne foi au service de la communication.
Bon anniversaire au « fils Aîné » de la Presse Libre et Indépendante du Sénégal
Une histoire d’amitié assumée
 
 
 
 
   
 
 
 
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