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EN PERSPECTIVE Par Théodora SY SAMBOU
«GOUVERNER C’EST PREVOIR» : AU-DELA DU SLOGAN
Théodora SY SAMBOU | 31/07/2017 | 09H42 GMT
 
Qui d’entre nous ne s’attendait pas, plus ou moins, à ce qu’il y ait du grabuge ce dimanche 30 juillet, que nos concitoyens se tapent dessus, que le pays soit sens dessus dessous. Il n’y a pas eu mort d’homme, mais l’on se souviendra de ce scrutin secoué, où les récépissés de la discorde ont fait désordre, mettant évidemment de nombreux électeurs dans l’embarras. Certains d’entre eux, désorientés, ont eu du mal à retrouver leurs bureaux de vote, à cause d’un ordre alphabétique plus ou moins chamboulé, une hérésie dans un pays où l’on se vante de voter depuis le 19ème siècle.
 
Chez les autres, introuvables pour ne pas dire invisibles : le sentiment de ne pas exister ou de n’avoir pas été reconnus. Mécanisme de défense ? Le sourire amer et la phrase du résigné : «Je ne suis pas sur la liste», ni plus ni moins, avec l’air de ne pas y croire…
 
Sans parler de ces compatriotes littéralement ballotés, d’un centre de vote à l’autre, de Dakar à Mbour par exemple, comme c’est arrivé hier au Centre Mass Masser Niane de Dakar ; et donc au mépris de ceux d’entre nous qui ne rêvaient finalement que de pouvoir aller voter ailleurs. A la place du petit doigt rougi à l’encre indélébile, des mines contrefaites de citoyens déchus, évidemment.
 
L’autre os de ce scrutin ? Difficile de protéger le secret du vote. Entre les bulletins trop grands, leur petit air de famille, les 47 listes, et les enveloppes pas très faciles à refermer, on a surtout pioché en regardant par deux fois, et donc en faisant le tri. La discrétion ? Oubliez ! 
 
De quoi donner raison finalement à ceux qui appelaient le président de la République, qui s’était empressé de saisir les «sept Sages» du Conseil constitutionnel, à reporter ces élections bricolées. Un scrutin fait à la va-vite, avec des électeurs laissés sur le bord de la route, qui sont pourtant restés très dignes.
 
Mais le président de la République et son Premier ministre-tête de liste ont l’air plutôt satisfait ; c’est en tout cas ce que dit le discours officiel. En coulisses, il va falloir en parler, et faire de cette phrase-là, «Gouverner, c’est prévoir», bien autre chose qu’un vulgaire slogan passe-partout.
 
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