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Lutte contre le sida
KOLDA DETERMINE A ROMPRE LA CHAINE DE TRANSMISSION
APS | 05/12/2017 | 11H00 GMT
 
Le responsable de la Pharmacie régionale d’approvisionnement de Kolda, le docteur Mouhamed Saloum Fall a salué, lundi, la "détermination" des autorités sanitaires du Fouladou à rompre la chaîne de transmission du sida pour parvenir à diminuer le taux de charge virale des personnes vivant avec le Vih (PVVIH).
 
«Si nous y parvenons, cela permettra de rendre la charge virale indétectable et nous pourrons ainsi prétendre éliminer la pandémie du sida d’ici 2030" a-t-il dit à des membres de l’Association des Journalistes en Santé, Population et Développement (AJSPD). Lesquels séjournent dans la région sud, en compagnie du Conseil national de lutte contre de le Sida (CNLS), pour documenter les bonnes pratiques sur le sida afin de contribuer au renforcement de l’information et de la communication sur le sida au Sénégal.
 
Le docteur Fall fait noter que "pour rompre la chaîne de transmission, il faut avoir une bonne maîtrise des populations clefs c’est-à-dire, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (MSM en anglais), les professionnelles du sexe (PS), etc."C’est dire donc, que "même si à Kolda, les gens se dépistent de manière spontanée à travers le Conseil-dépistage volontaire (CDV), le cas des populations clés pose problème". "Notre problème, a soutenu Dr Fall, c’est comment faire pour que les homosexuels, les prostituées comprennent que la confidentialité est assurée lors des séances de traitement et qu’ils viennent pas vers nous pour être identifiés".
 
Selon le responsable de la PRA, "beaucoup de stratégies sont mises en place, mais les acteurs peinent à avoir les populations clés sous contrôle, d’autant plus que l’homosexualité et la prostitution sont des sujets tabous et les gens ne communiquent pas là-dessus". Le docteur Fall, également responsable des projets Yeksinaa et Diéguéssina à Kolda et Sédhiou, a soutenu que "les données révèlent que les prostituées clandestines sont supérieures à celles qui sont déclarées dans la région de Kolda". "Ce sont des données sanitaires, des données de terrain qui nous montrent que 60% des prostituées ne sont pas déclarées et que, celles qui sont légalement fichées sont, pour leur part, bien suivies et moins malades ou infectées" a encore dit le pharmacien chef de la PRA de Kolda. 
 
Pour preuve, a-t-il dit, "les PS déclarées ne font plus d’infections sexuellement transmissibles (MST) parce qu’elles sont bien suivies, elles sont soignées gratuitement si elles tombent malades, elles ont les médicaments gratuitement".
APS
 
 
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