Mise à jour: 29/12/2016 à 13H30 GMT
 
A la Une | Editorial | Analyses | Chronique | Dossiers | 100% Sud | Mon Sud a moi | Journal des internautes
 
 
 
 
 
FATICK - AFFAIRE DE LA PRATIQUE ILLICITE DE LA MEDECINE ECHOGRAPHIQUE ET OBSTETRICALE A SAMBA DIA
L’AGENT DE SANTE ECOPE DE SIX (6) MOIS AVEC SURSIS
Abdoulaye FALL | 29/12/2016 | 12H52 GMT
 
Le Tribunal correctionnel de Fatick a donné hier son verdict sur l’affaire opposant l’infirmier chef de poste de Samba Dia au médecin-chef du district de Djioffior, d’une part, et le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames), de l’autre. La cour a, en effet, condamné le nommé Abdou Gakou à six (6) mois de prison avec sursis et l’a sommé de verser un franc symbolique à la partie civile en guise de dommages et intérêts.
 
Hier, devant la barre, l’accusé a d’abord tenté de nier les faits qui lui sont reprochés et qui lui ont valu la comparution devant la barre. Attestant en effet qu’il ne s’est jamais aventuré à abuser illégalement d’une médecine dont il n’a pas les compétences requises pour la pratiquer. C’est finalement après les assauts répétés du jury et particulièrement de l’avocat de la partie civile qui n’ont cessé de lui tendre des pièges et éléments de preuve qui attestaient formellement de la véracité de ce dont il accusé, qu’Abdou Gakou a reconnu les faits pour lesquels il était poursuivi. 
 
Et c’est à partir de ce moment opportun qu’il a dit avoir réuni toutes les compétences pour pratiquer les spécialités liées à l’échographie et l’obstétricale. La preuve, selon lui, depuis 2002, il est en possession des diplômes qui lui prouvent sa compétence à pratiquer une telle médecine. Une compétence ou un renforcement de capacité qu’il dit avoir obtenu au cours des nombreux voyages de congé effectués au royaume de Belgique et auprès d’illustres professionnels de la médecine qui lui ont appris les sagesses de la médecine échographique et obstétricale. 
 
Pour le substitut du procureur, qui défendait la partie civile, la première chose qu’il faillait faire, était de retracer les faits tels qu’ils se sont déroulés. C’est par la suite qu’elle a fait comprendre qu’au Sénégal, chaque corps de métier, en substance, est fait de maillons. Et, chaque agent, où il se trouve dans ces différents secteurs, doit respecter et se limiter à ses compétences professionnelles. 
 
L’avocate de la partie civile a aussi indiqué que le présumé coupable est en quelque sorte un récidiviste qui a toujours défié la loi et l’administration. A plusieurs reprises déjà l’autorité administrative de la collectivité l’a sommé d’arrêter. Une sommation qu’il n’a d’ailleurs jamais respectée. Ainsi, sans précision aucune, elle a requis une peine ferme contre l’accusé.
 
Pour la défense, l’accusé en question n’a pas diagnostiqué, contrairement à ce qu’on lui reproche. Il n’a fait que manipulé un appareil qu’il est censé connaître. Les résultats qui ont découlé de cette manipulation le confirment à merveilles. Et, puisque, selon lui, son client n’a rien à faire dans cette affaire, il a tout bonnement demandé à la cour d’être bienveillante sur la peine qui sera prononcée. Une demande qui, vraisemblablement, a été respectée à l’endroit d’un agent qui a juré de ne plus se laisser divertir par une pratique qui allait lui coûter la vie.
 
Commentaires (0 )
 
    • Veuillez saisir votre nom
      Invalid format.L'adresse n'est pas valide
      Exceeded maximum number of characters.Veuillez saisir votre message
      Security Code
      Le code n'est pas valide
 
 
REMISE DE DIPLOME DU PROGRAMME «ACCES»
150 ELEVES FORMES A L’ANGLAIS
TABLEAU DES PRATICIENS INSCRITs A L’ORDRE DES MEDECINS
SEULS 1007 MEDECINS SUR LA LISTE
CMU DANS LE MONDE DU TRAVAIL
35% DES TRAVAILLEURS COUVERTS
PACTE D’ENGAGEMENT POUR L’ELIMINATION DU PALUDISME AU SENEGAL
LE PARLEMENT EN ORDRE DE BATAILLE
FATICK - PROCES CE MERCREDI DE L’AGENT DE SANTE DE KEUR SAMBA DIA
L’ORDRE DES MEDECINS CONSTITUE PARTIE CIVILE
APPUI AU CENTRE HOSPITALIER REGIONAL DE KOLDA
PLUS DE 15 MILLIONS DE MATERIEL POUR RELEVER LE PLATEAU TECHNIQUE
RETARD DANS LA MISE EN ŒUVRE DU PROJET DE LOI SUR LA MEDECINE TRADITIONNELLE, PERSISTANCE DE LA PUBLICITE MENSONGERE…
PRATICIENS ET ACTEURS RUENT DANS LES BRANCARDS
 
 
 
 
   
 
 
 
Sud Quotidien Amitié II x Bourguiba BP : 4130 DAKAR Tél : (+221) 33 824 33 06 / (+221) 33 824 33 15 Fax : (+221) 33 824 33 22