Mise à jour: 21/04/2017 à 07H20 GMT
 
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PROCES D’ABDOUL MBAYE AU TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE DAKAR
L’ANCIEN PM REPASSE LE 4 MAI PROCHAIN
Nando Cabral GOMIS | 21/04/2017 | 04H16 GMT
 
Le procès de l’ancien Premier ministre devant le tribunal correctionnel de Dakar prévu hier, jeudi 20 avril, a été renvoyé au 04 mai prochain. La défense qui a enregistré la constitution de deux nouveaux avocats a sollicité et obtenu ce deuxième renvoi pour mieux s’organiser contre l’avis des avocats de l’épouse de l’ex-Pm.
 
Le marathon continue pour l’ancien Premier ministre du premier gouvernement de l’actuel président de la République. Convoqué hier au tribunal correctionnel de Dakar pour y répondre des faits de complicité de faux et usage de faux et de tentative d’escroquerie sur son ex-épouse, Abdoul Mbaye a vu son procès renvoyé pour le 04 mai prochain. Ce report constitue le deuxième du genre en l’espace de deux mois. En effet, initialement prévu le 2 mars dernier devant ce même tribunal correctionnel de Dakar, ce procès qui oppose l’ancien Premier ministre à son ex-épouse avait été reporté au 20 avril dernier sur demande des avocats de la défense. Ces derniers avaient introduit une requête aux fins d’annulation de la procédure au niveau de la chambre d’accusation de Dakar qui n’a pas été suivie d’effet puisque l’affaire sera enrôlée et programmée pour la journée d’hier.
 
Tenue dans la salle 3 du Palais de Justice Lat Dior de Dakar qui a refusé du monde, l’audience a été renvoyée quelques minutes après sur demande de la même partie de la défense après une intense bataille d’arguments avec leurs confrères constitués pour défendre l’ex-épouse d’Abdoul Mbaye. En effet, ces derniers rejetaient les arguments avancés par la défense qui demandait du temps pour Me Bamba Cissé et Me Babacar Cissé qui venaient de se constituer avocats d’Abdoul Mbaye. Toutefois, le président du tribunal a finalement décidé de trancher en faveur de la défense en renvoyant l’affaire au 4 mai prochain.

À la sortie de la salle d’audience, l’ancien Premier ministre a encore dénoncé l’instrumentalisation de la justice dans cette «petite affaire par quelques individus» qui cherchent à mettre fin à sa carrière politique. Cela en cherchant, dit-il, «à m’humilier par des présences répétées au tribunal mais également de me priver de mes droits civiques par des peines d’emprisonnement ou infamantes». 
 
Confirmant par ailleurs que le renvoi a été demandé par ses conseils pour permettre à ses nouveaux avocats de prendre connaissance du dossier, l’ancien Premier s’est toutefois réjoui du fait que ce renvoi va permettre au tribunal de statuer sur les charges retenues contre lui et sur sa plainte contre son ex-épouse qui traine depuis janvier dernier. «Nous étions prêts à plaider mais comme vous le savez, je me suis résolu à porter plainte contre mon ex-épouse. Cette plainte traine depuis le 11 janvier. Ce n’est pas étonnant puisque c’est une affaire biaisée depuis le début même si le procureur a déclaré devant la presse que les deux affaires seraient traitées. La mienne, je ne l’ai toujours pas. Donc, mes avocats ont décidé de retourner à une citation directe et les deux affaires seront jugées le 04 mai. On espère qu’à ce moment-là, toutes les parties concernées par les mêmes documents pourront s’exprimer librement et le tribunal pourra à ce moment-là, prendre une décision éclairée et juste». 
 
«J’ai plus de 60 ans, c’est la première fois que je me retrouve dans une salle d’audience, à la barre d’un tribunal. J’avais terminé ma vie professionnelle et entamé une belle retraite et, voilà qu’un an après ma rentrée politique, je suis attrait devant les tribunaux. C’est la rançon à payer. Je savais que les coups allaient venir. Ils viennent sous cette forme. Depuis ce début de l’année, voilà la deuxième fois que je me présente. Je commence à y trouver d’ailleurs mes repères. Il y aura, sans doute, une troisième fois et j’espère qu’à ce moment-là, les choses seront terminées», ajoute encore le président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act). Avant d’assurer pour finir : «Je suis décontracté et serein. Vous savez, il y a un principe immuable qui guide ma vie : la vérité, elle finit toujours par triompher. Quand on m’accuse de complicité de faux et qu’on n’est pas capable de me montrer le faux dont il s’agit, il y a problème mais tout cela redeviendra clair».
 
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