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CHRONIQUE D’UNE FORET EN PERIL
L’ARBRE, DU COMPAGNON A L’ENNEMI DE L’HOMME
Moussa DRAME | 03/08/2015 | 10H42 GMT
 
Il est officiellement établi que chaque année, ce sont 40.000 hectares de forêts qui disparaissent au Sénégal. L’ampleur frise le drame et installe l’inquiétude sur l’équilibre de l’écosystème. Les arbres plus indiqués pour constituer le rideau défensif et protecteur du biotope font l’objet d’un pillage à grande échelle. Les journées de reboisement se suivent et se confondent dans une absence manifeste de suivi. Demain le désert.
 
L’évolution de l’humanité est intimement liée à l’existence de l’arbre mais, par ignorance, l’homme en a fait son principal ennemi à la recherche du profit. Si la forte poussée démographique explique, en partie, la déforestation à outrance, il n’en reste pas moins vrai que les transactions multiples à échelle industrielle font disparaître chaque année des centaines d’hectares du couvert végétal au Sénégal. La semaine dernière, à l’occasion de la cérémonie officielle de clôture de la première conférence nationale sur le développement durable, le chef de l’Etat, Macky Sall, a estimé le préjudice à 40.000 hectares par an. 
 
Les parties sud et est du pays qui demeurent les derniers bastions des massifs forestiers sont condamnés à mourir sous la sentence des exploitants véreux, aidés en cela par des complicités insoupçonnées allant des chefs de village, des élus, des agents assermentés aux individus armés se réclamant du Mouvement des forces démocratiques de Casamance. Ces cinq dernières années, en effet, les coupes abusives de bois ont décimé des espèces rares comme le caïlcédrat dans le Nord des régions de Kolda et Sédhiou. L’enjeu est essentiellement mercantiliste, sous l’emprise des devises étrangères proposées par des chinois retranchés dans les pays voisins.
 
Chaque année pourtant, le Sénégal célèbre, le 02 aout, la journée nationale de l’arbre. Oui ! Une journée contre 364 autres consacrées au pillage des forêts. Qu’en est-il du suivi des campagnes menées avec tambours et trompettes ? Sans nihilisme aucun, les résultats sont maigres, contrairement à l’impact environnemental et écologique des dégâts qui exposent les occupants de la terre aux risques des changements climatiques caractérisés par des inondations, l’érosion et l’acidité des sols.
 
Le chef de l’Etat a récemment ordonné l’arrêt de la délivrance des permis de coupe pour donner un souffle nouveau à la forêt. La mobilisation de la gendarmerie et de l’armée nationales aux côtés des gardes forestiers et le recrutement de 400 agents des Eaux et forêts sont un train de mesures qui renseignent de l’ampleur du péril. Qui ignore encore que le Sahara était vert ?     
 
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