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SITUATION DE LA GUINEE BISSAU
L’armée tenue comme unique responsable
Nando Cabral Gomis | 03/05/2012 | 02H08 GMT
 
La moitié des problèmes est traverse la Guinée Bissau d’origine militaire. C’est le diagnostic auquel est  parvenu Mamadou Saliou Pires. L’ancien chef de la diplomatie a  pointé un doigt accusateur à l’armée bissau- guinéenne qu’il tient responsable de la situation « désastreuse » dans laquelle est plongée aujourd’hui leur pays. De par ses interventions cycliques et abusives dans les choses politiques,  l’ancien chef de  la diplomatie soutient que cette situation qui  dure depuis 14 ans, a fini de faire souffrir les populations et  installé la peur chez les populations.
 
Des populations qui, selon lui, ne pensaient plus vivre de telles conditions après la fin de la guerre d’indépendance suivie de l’accession du pays à la souveraineté internationale. La conséquence que le chef de l’ex chef de la diplomatie Bissau-guinéenne en tire ce sont la paralysie de l’économie et son corollaire de retard des salaires qui  se percevaient dés le 25 du mois. Faisant la genèse de la situation du pays de Amilcar Cabral,  Mamadou  Saliou Pires explique que cette main mise de l’armée dans la politique remonte à 1998  après le coup d’état qui a vu l’arrivé à la tête de l’Etat du général Ansoumana Mané.

D’après lui,  cette mainmise des militaires s’est reflétée par un droit de regard sur les décisions du président de la république qui est dans les normes le chef suprême de cette année.  Cette immixtion va  ensuite se traduire par des ordres sur les nominations ou le limogeage d’un ministre de la république.  C’était le cas au cours de la présidence du défunt président  Nino Vieira.

Car, ce dernier  a été obligé de nommer le défunt général Tagmé Na Waié  comme chef d’état major général des armées sous la dicté des militaires.  Le même scénario a été joué lorsqu’il s’est agi de porter l’actuel chef des militaires Antonio Njai  suite à des pressions faite sur le gouvernement. «  L’armée est même allé jusqu'à contrôler ceux qui doivent faire partir du gouvernement ou non. Et même un petit soldat ne peut faire l’objet d’une enquête judiciaire, pas même un membre de sa famille ou encore un de ses parents »,  explique Mamadou Pires.
 
 
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