EN ATTENDANT LE PASSAGE DES CANDIDATS
L’hôpital régional, doléance principale des Fatickois
Publié le 08/02/2012 | 05H04 GMT par Omar DIAW
 
S’il ya une doléance pour la ville de Fatick, c’est bien l’érection d’un hôpital régional. A côté de l’amélioration de la qualité de l’eau ou de la réduction de la pauvreté, c’est l’une des exigences que  les Fatickois dans leur diversité vont mettre sur la balance lors de cette présidentielle qui tarde  jusque là à prendre son envol dans la capitale régionale.
 
(Envoyé spécial)-Capitale régionale depuis 1984,  Fatick est l’une des 14 régions du Sénégal la plus pauvre. Cette indigence, qui se traduit  actuellement, par l’absence d’hôpital régionale,  devrait être l’une des principales doléances que les populations vont mettre sur la table des différents candidats à la présidentielle.

A côté de celles ayant trait à l’amélioration de la qualité de l’eau, la dotation en infrastructure hospitalière est même incompressible pour la majorité des Fatickois. Ousmane Dione, habitant de « Ndiaye Ndiaye » et enseignant de profession l’exprime et pensent que si il y a un pas qui a été franchi, en matière d’éducation avec la multiplication des collèges de proximité et d’écoles  élémentaires, l’accent doit  surtout être mis sur le recrutement et l’élargissement des postes de santé. « En matière de santé, Fatick a de sérieuses problèmes. On peut dire qu’il existe des postes de santé dans les communautés rurales mais le problème fondamental aujourd’hui est l’hôpital. On ne comprend pas pourquoi, on arrive pas à l’ouvrir.

Elle a été initié depuis 1998 et depuis douze ans et on ne se sait pas pourquoi elle est n’est pas fonctionnelle. L’attente des populations, c’est vraiment cet hôpital parce que les populations ont d’énormes problèmes pour évacuer leur malades » confie-t-il.  Il n’en attend pas moins, surtout après la décision de détacher  Fatick de l’ancienne région de Sine Saloum et de l’ériger en région. « Fatick a été érigée en région depuis 1984. Jusqu’à présent Fatick ne répond pas  aux normes d’une capitale régionale. Il ya beaucoup de choses qui doivent être fait En 2005, il ya le programme Fatick 2005 mais jusqu’à aujourd’hui, les chantiers ne sont pas terminés. Fatick doit ressembler à une véritable capitale régionale » soutient-il.

Selon lui, les candidats doivent encore faire mieux que le président sortant en promouvant un autre type de Sénégalais

« Nous avons constaté qu’il ya eu un changement de comportement des sénégalais. Le candidat qui doit prendre le pouvoir en 2012 devrait s’attaquer aux problèmes moraux, de comportement et ensuite sociaux. Il nous faut un autre type de Sénégalais. Aujourd’hui avec le phénomène de la transhumance, tous les vertus sont bafoués », fustige-t-il. Ndèye Coumba Fall, la cinquantaine habite elle Ndouk , un des quartiers de la ville. Et  lutter contre la pauvreté est primordial pour tout candidat qui demande le suffrage des Fatickois. «Les Fatickois sont fatiguées. Nous pensons également qu’un hôpital est une urgence si l’on sait qu’il faut aller jusqu’à Kaolack pour se soigner », fait-elle remarquer.«  Fatick ne vit pas et il faut relever. Aujourd’hui, trêve à la politique politicienne. Nous soutenons souvent des candidats qui,  une fois élu, vous oublient.  Désormais, il faut par des actes nous convaincre», renchérit Fama Sakho, une autre habitante de Ndiouk.

 La complainte est le même chez Mamadou Séne. A l’image de nombre de personne de la ville, cet élève de Terminale au Lycée Coumba Ndofféne Diouf  place la structure hospitalière au centre des doléances de la ville de Fatick en plus de celui endémique du chômage des jeunes. «A Fatick nous n’avons pas d’hôpitaux et quand il y a urgence, nous nous tournons vers Kaolack. Il faut que l’hôpital qui est en train d’être construite soit équipé. Nous remarquons également que beaucoup de jeunes sont devenus des conducteurs de  motos Jakaarta pour s’en sortir. Il faut que nos candidats nous disent comment réduire le chômage dans cette ville», lance t-il. Makhtar Dème, menuisier de son état et habitant de Ndouk, ne voit lui que l’actuel maire et candidat de l’Apr pour concrétiser répondre aux préoccupations de ses concitoyens. «Nous avons remarqué un réel changement avec Macky Sall et il a les capacité de le faire s’il est élu. Il faut toutefois que le futur président soutienne la  jeunesse. Il ya des routes qui ont été aménagés dans la ville mais faudrait-il investir sur les  habitants en les faisant sortir de la pauvreté », conclu le jeune Fatickois.
 
 
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