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Tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales feminines
L’UNICEF ET L’UNFPA ENGAGENT «UNE COURSE CONTRE LES TENDANCES»
Tida MANE | 06/02/2018 | 09H25 GMT
 
200 millions de femmes et de filles ont déjà enduré une mutilation génitale féminine (Mgf) dans le monde, aujourd’hui. Pour sauver des millions de jeunes filles de cette pratique, l’UNICEF et l’UNFPA engagent «une course contre les tendances» à l’occasion de la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, célébrée aujourd’hui, mardi 6 février 2018.
 
La Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (Mgf) est célébrée aujourd’hui, mardi 6 février 2018. A cette occasion, dans une déclaration conjointe Henrietta H. Fore, Directrice générale de l’UNICEF, et Natalia Kanem, Directrice exécutive de l’UNFPA, déclenchent le compte à rebours, «une course contre les tendances» des Mgf pour sauver des millions de jeunes filles de cette pratique. En effet, dans une déclaration conjointe, elles rappellent que «les mutilations génitales féminines engendrent des infections, des maladies, des complications lors de l’accouchement et même la mort». Selon elles, «des investissements accrus, un engagement politique renforcé, une participation plus importante de la communauté et une plus grande autonomisation des femmes et des filles permettraient de remporter cette course».
 
«Les filles entre l’enfance et l’âge de 15 ans qui sont les membres les plus vulnérables  et les plus faibles de la société subissent des mutilations génitales féminines qui leurs portent préjudices et infligent une souffrance morale durable » déclarent Henrietta H. Fore, et Natalia Kanem. Elles qualifient ces pratiques de «violation des droits de l’homme qui reflète et perpétue la condition d’infériorité des filles et femmes dans trop d’endroits». Ce qui constitue «un frein au bien-être des communautés et à la prospérité des économies.» 

Les Directrices générales de l’UNICEF et de l’UNFPA restent convaincues que l’on peut venir à bout des Mgf. «Toutefois, c’est également quelque chose qui peut être éliminé», pensent-t-elles. Et d’ajouter: «nous savons comment remédier à cette situation. Nous avons vu que la fréquence des mutilations génitales féminines pouvait diminuer rapidement là où la résolution du problème était prise à cœur par les gouvernements, les communautés et les familles. Là où les normes sociales étaient remises en question, village après village. Là où les professionnels de la santé s’unissaient pour s’opposer à cette pratique et refusaient d’y prêter leur concours…»
 
En atteste, «dans les pays où l’UNFPA et l’UNICEF mènent des activités conjointes pour éliminer les mutilations génitales féminines, les filles ont aujourd’hui 33% plus de chances d’échapper à cette pratique néfaste qu’en 1997. Depuis 2008, plus de 25 millions de personnes issues de 18 000 communautés de 15 pays différents ont publiquement désavoué cette pratique. À l’échelle mondiale, sa prévalence a diminué de près de 25 % depuis le début des années 2000», dévoilent-elles. 
 
«Ce sont là les bonnes nouvelles. Toutefois, dans certains des pays les plus pauvres de la planète où la pratique des mutilations génitales féminines persiste, les tendances démographiques menacent de compromettre les progrès que nous avons accomplis». «D’ici à 2030, plus d’une naissance sur trois dans le monde aura lieu dans un des 30 pays où les mutilations génitales féminines sont pratiquées. Si des progrès ne sont pas faits rapidement pour protéger le nombre croissant de filles qui courent le risque d’être victimes de cette pratique néfaste dans ces pays, des millions de filles pourraient être mutilées d’ici à 2030», révèlent Henrietta H. Fore et Natalia Kanem.
 
«Il est inadmissible que ces filles subissent le même sort que les 200 millions de femmes et de filles vivant dans le monde aujourd’hui qui ont déjà enduré une mutilation génitale féminine. Ces dernières en portent déjà les cicatrices, souffrent de complications connexes ou revivent d’horribles souvenirs de douleur et de trahison. Personne – ni les filles, ni leurs familles, ni les communautés – ne tire d’avantages économiques ou sociaux à vivre dans des sociétés inégales où une telle violence à l’égard des filles est acceptée», insistent-elles. Avant de déclarer qu’ «il est grand temps d’éliminer une fois pour toutes les mutilations génitales féminines de la surface de la Terre. C’est une tâche qui nous incombe à tous, pour notre avenir commun».
 
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