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Massacre des jeunes coupeurs de bois dans la foret casamancaise
LA JDS FUSTIGE L’ABSENCE DE MACKY SALL A ZIGUINCHOR
Nando Cabral GOMIS | 12/01/2018 | 11H41 GMT
 
La Jeunesse pour la démocratie et le socialisme (Jds) a condamné hier, jeudi 11 janvier, le massacre des jeunes coupeurs de bois dans la forêt de Boffa (Casamance). Dans une déclaration rendue publique, Babacar Diop, président de la Jds, a en même temps déploré la décision du président Sall d’envoyer à sa place, Aly Ngouye Ndiaye, ministre de l’Intérieur au chevet des victimes.
 
Le massacre survenu, le samedi 06 janvier dernier, de quatorze jeunes coupeurs de bois par des éléments armés non encore identifiés dans la forêt de Boffa Bayotte, dans l’arrondissement de Nyassia (département de Ziguinchor) continue de susciter des vagues d’indignation. Dans une déclaration rendue publique hier, jeudi 11 janvier, la Jeunesse pour la démocratie et se Socialisme (Jds) s’est jointe à la vague en condamnant «jusqu’à la dernière énergie cet acte barbare que rien ne peut justifier». Dans ce texte, la Jds, tout en se félicitant des mesures immédiates prises par le président de la République à la suite de cette tragédie, notamment la convocation immédiate d’un Conseil national de sécurité et la décision d’un deuil national de deux jours pour honorer la mémoire des victimes de l’attaque armée, regrette cependant «le silence coupable des autorités de la République».
 
En effet, soulignant que les développements qui ont suivi ces mesures symboliques suscitent des interrogations quant à la sincérité des autorités sur le sort des populations du sud du Sénégal, la Jds déplore notamment la décision du président Sall d’envoyer à sa place, Aly Ngouye Ndiaye, ministre de l’Intérieur au chevet des victimes. «Nous considérons que, compte tenu de la nature du drame, le président de la République ne devait pas mandater le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique la mission de venir au chevet des blessés. Il devait se déplacer lui-même pour présenter les condoléances de la Nation aux familles des victimes et, ainsi, joindre l’acte à la parole sur son attachement pour la paix en Casamance comme il l’avait indiqué lors de son discours à la Nation du 31 décembre dernier», dénonce Babacar Diop et compagnie dans ce document. 
 
«En vérité, il doit être plus facile pour un président consciencieux et responsable d’aller à Ziguinchor pour compatir avec les populations que d’aller en France pour dire : « Je suis Charlie ». Malheureusement, la France est plus importante que le Sénégal, Paris est plus important que Ziguinchor, la vie d’un français est plus précieuse que celle d’un sénégalais. On s’agenouille devant la France pendant qu’on méprise son peuple», ajoute encore la Jds qui demande au président Macky Sall de «faire le déplacement lui-même, le plus rapidement possible à Ziguinchor, pour parler aux familles éplorées et aux populations inquiètes».
 
Par ailleurs, appelant  à des manifestations dans toutes les capitales régionales pour demander la paix et la justice en Casamance, la Jds plaide également la fin du pillage organisé des ressources dont la «tuerie des treize personnes n’a fait que lever un coin du voile sur le pillage illégalement organisé des forêts en Casamance dont les autorités étatiques sont au parfum». La Jds appelle également l’Etat du Sénégal,  à veiller sur la sécurité des personnes et des biens dans cette partie sud du pays. «L’Etat du Sénégal doit garantir la sécurité des personnes et des biens. L’instruction donnée par le président Macky Sall aux forces de défense et de sécurité activement engagées dans cette partie de la Basse Casamance de rechercher les auteurs du massacre de samedi et de les traduire en justice est une réaction épidermique. L’Etat ne doit pas manifester sa puissance sécuritaire que lorsqu’il y a un incident malheureux», fait remarquer la Jds avant de préciser. «Que les treize personnes soient parties en brousse à la recherche de bois au-delà de la zone tampon séparant les positions de l’armée sénégalaise de celles des combattants du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) ne justifie nullement leur mort. L’État doit avoir le monopole de la violence légitime et garantir la sécurité des personnes et des biens sur son territoire national».
 
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