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Sortie du chef de l’Etat au sujet de la posture du ministre de l’intérieur
LA MAJORITE APPLAUDIT DES DEUX MAINS
Nando Cabral GOMIS | 01/02/2018 | 03H20 GMT
 
Des responsables des partis membres de la coalition Benno bokk yakaar, ont salué la sortie du chef de l’Etat au sujet de la posture du ministre de l’Intérieur. Interpellés hier, par Sud quotidien, Zahar Iyane Thiam Diop, ministre conseillère et membre du Secrétariat exécutif national (Sen) du parti au pouvoir, l’Alliance pour la République (Apr) et Ousmane Badiane, chargé des élections de la Ligue démocratique (Ld) disent qu’il n’appartient pas à l’opposition de dire au chef de l’Etat qui il doit nommer.
 
La majorité présidentielle applaudit des deux mains le recadrage du chef de l’Etat à l’opposition au sujet de la posture du ministre en charge de l’organisation des élections. Interpellés hier, par Sud quotidien, Zahar Iyane Thiam Diop, ministre conseillère et membre du Secrétariat exécutif national (Sen) du parti au pouvoir, l’Alliance pour la République (Apr) et Ousmane Badiane, chargé des élections de la Ligue démocratique (Ld) disent être en phase avec le chef de l’Etat. «La sortie du chef de l’Etat me parait être dans son option de gouvernance, puisque lui-même bénéficiant de la souveraineté du peuple pour présider à sa destinée, doit le faire sur la base de textes et règlements. Et, c’est justement la Constitution qui lui donne la prérogative de nommer aux emplois civils et militaires», renseigne la ministre conseillère. Poursuivant son propos, Zahar Iyane Thiam Diop estime que l’opposition ne devrait même soulever cette question de nomination qui est une prérogative constitutionnelle dévolue au chef de l’Etat. «Une opposition, même si elle est dans sa trajectoire d’opposition républicaine, ne devrait pas prendre comme conditionnalité un certain profil ou critère sur des nominations qui incombent au chef de l’Etat».
 
Abondant dans le même sens, Ousmane Badiane, le chargé des élections de la Ligue démocratique (Ld) précise : «La nomination du ministre de l’Intérieur est une prérogative constitutionnelle du président de la République». «Il appartient au chef de l’Etat de nommer qui il veut à la tête de l’institution. S’il nomme quelqu’un qui est apolitique, tant mieux, nous applaudissons, mais s’il porte son choix sur quelqu’un d’autre, nous respectons son choix», insiste encore le «jallarbiste». Poursuivant son propos, Ousmane Badiane, toujours au sujet de cette controverse concernant la posture du ministre en charge de l’organisation des élections, souligne «qu’au Sénégal, nous sommes persuadés qu’on ne peut plus voler les élections». «Nous avons connu deux alternances sans contestation aucune, nous avons une administration républicaine dont l’expertise est solliciter au plan international du fait de son expérience. Ensuite, notre pays a une tradition de vote de plus d’un siècle. Au regard de tous ces éléments, vraiment nous pensons que la question de la posture du ministre de l’intérieur ne se pose pas», assure-t-il.
 
Se prononçant au sujet des concertations en cours, Zahra Iyane Thiam Diop n’est pas allée par quatre chemins pour fustiger l’attitude de l’opposition qui selon elle, «ne veut participer à la stabilité de notre pays et au renforcement de notre démocratie». Cependant, elle estime que c’est peine perdue puisque, dit-elle, «l’issue des concertations donne raison au chef de l’Etat quant à sa disponibilité à vouloir écouter tout le monde et à prendre les sujets consensuels». «Aujourd’hui, le président de la République a besoin non seulement de rassurer les acteurs politiques mais aussi le peuple sénégalais sur sa disposition à respecter les lois et règlements en vigueur, mais aussi à les faire respecter. Je salue également cette sortie car je pense que c’est bien de parler à son peuple, comme il l’a toujours fait, dire ce qu’il va faire et faire ce qu’il a dit»,  conclue-t-elle.
 
Abordant lui aussi la question des concertations sur le processus électoral en cours, le camarade de Nicolas Ndiaye secrétaire par intérim de la Ld, juge inacceptable l’attitude de l’opposition dite significative qui n’a pas participé aux dites concertations. «On a connu la première alternance en 2000 sans aucune contestation, puis la deuxième en 2012 dans la même ambiance et en 2014, Abdoulaye Daouda Diallo ministre de l’Intérieur d’alors a organisé des élections locales sans aucune contestation majeure, alors qu’il y’a avait 2700 listes. Si l’opposition a des revendications, elle doit venir à la table des concertations où sont présents tous les autres acteurs pour poser leur problème et le discuter puisque c’est le cadre approprier».
 
Pour conclure, Ousmane Badiane soutient qu’il n’a y aucun problème à ce niveau de la figure du ministre de l’intérieur. Rappelant ainsi que de l’indépendance à nos jours, nous avons eu 27 ministres à la tête du ministère de l’Intérieur dont trois seuls étaient des généraux (le général Cissé de 1997 à 2000, le général Niang son successeur de 2000 à 2003 et le général Pathé Seck qui n’a pas duré à son poste et l’inspecteur d’Etat, Cheikh Gueye nommé principalement pour organiser les élections comme ministre en charge des élections), Ousmane Badiane estime que. «L’essentiel, c’est que les acteurs notamment les partis politiques qui concourent à l’expression de suffrage, jouent le jeu mais aussi fassent confiance à notre système». Car selon lui, «il ne s’agit pas d’un problème d’homme mais de système et il faut juste que tout le monde ait confiance au système».
 
«Les acteurs peuvent ne pas se faire confiance puisqu’ils sont dans la compétition et chacun veut la même chose que son vis-à-vis mais tout le monde doit avoir confiance à notre système qui est républicain, animé par des techniciens compétents qui sont la cheville ouvrière du processus électoral», souligne le responsable de la Ld.
 
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