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Grève des enseignants au Fouladou
LA PEUR D’UNE ANNEE BLANCHE S’INSTALLE
Abdou Diao | 08/02/2018 | 11H12 GMT
 
La surenchère des syndicats enseignants a fini d’installer une psychose chez les élèves, mais aussi les parents d’élèves. Après les journées de grève totale, les syndicalistes visiblement plus déterminés entendent toucher aux évaluations. Avec un boycott des compositions, refus de les corriger ou de rendre les notes. Le tout pour contraindre le  gouvernement à respecter les enseignants.
 
Il y a des élèves qui se plaignent comme Thierno, en seconde S au Lycée Alpha Molo Baldé : «Ils sont tous responsables : L’Etat qui ne s’occupe vraiment pas de l’école et les enfants des membres du gouvernement sont dans des écoles où les enseignants ne vont pas en  grève ; Mais aussi nos enseignants qui ne s’occupent que d’argent, d’avancement jamais des questions pédagogiques. Ils oublient que la grève arrange ceux qui sont au pouvoir, leurs enfants vont étudier pour perpétuer leur pouvoir sur nous autres enfants issus de familles modestes»
 
Mouhamadou, un parent lui est catégorique : «Il faut revoir le droit de grève, c’est une anarchie organisée par l’Etat. Il faut agir pour sauver notre pays, car le savoir est essentiel et pour rien au monde  l’Etat ne doit permettre le sabotage du système éducatif presque à genou». Avant de se réjouir d’une prise de conscience naissante de certains enseignants qui refusent d’aller en grève.  Des enseignants qui sont en phase pour les revendications, mais refusant d’abandonner leurs élèves, comme ce prof de Math  M. Diallo qui regrette le manque de respect de l’Etat, mais jure de ne plus jamais abandonner les élèves pour une grève. «Nous voulons former des gens qui demain vont redresser ce pays. Il ne faut pas oublier cette mission. Nous n’avons pas le droit de tout détruire », dit-il.

Les enseignants syndicalistes entendent, aujourd’hui boycotter la surveillance des compositions programmées dans le département  de Kolda. Et selon un responsable du CUSEMS, M Diallo,  «si par extraordinaire  les évaluations sont faites, nous refuserons la correction des copies».

Les autres journées de grèves passées ont connue des fortunes diverses, il n’y a pas un grand engouement pour le boycott des cours.      
 
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