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LA RANÇON DE LA BETISE HUMAINE
Omar DIAW | 17/07/2017 | 14H52 GMT
 
Tragédie ! Le mot n’est pas trop fort pour qualifier la journée du samedi 15 juillet à Demba Diop et son macabre bilan de 8 vies humaines. L’émoi qui s’est emparé des sportifs et au-delà de toute la nation sénégalaise est innommable. L’horreur qui a défilé sous nos yeux, sur  ce stade mythique dakarois et rediffusée en boucle, sur les différentes chaines de télévisions, a fini de porter un sérieux coup, à l’image du sport sénégalais.  Jamais de mémoire de sportif sénégalais, on a eu à vivre un tel drame, que l’on croyait presque banni dans les stades et appartenir à un passé révolu. Même si on peut toujours penser que le football, sport roi, s’est toujours accompagné de  passion.
 
Il a toutefois  toujours rimé avec fête, avec tout ce qu’elle peut susciter d’engouement, d’ambiance mais aussi de sentiment d’appartenance à un quartier, à une ville, à une nation.
Mais hélas la bêtise humaine est passée, du moins le hooliganisme, un cancer que l’on croyait juguler. 
L’Angleterre est considérée comme la «Mecque» de ce phénomène.  Il a continué de faire le lit de  pseudos supporters qui n’ont rien compris aux lois primaires qui régissent le sport  et qui veulent qu’il y ait que trois  dimensions dans une compétition : La victoire, la défaite ou le match nul. 
 
A moins que l’on veuille  que croire  à son marabout qui vous promet, rien de moins, que le pouvoir de forcer les décisions et de retourner les résultats  en sa faveur.
 
Et dire que certains pseudos dirigeants, aveuglés par les résultats, des supporters ou encore des acteurs sur le terrain de jeu qui n’hésitent  pas  à tomber dans le panneau. Malheureusement, les faits sont tenaces et têtus au Sénégal. 
On fera l’économie de tous les sinistres événements dont le seul stade de Demba Diop  et ses alentours ont été le théâtre lors des grands combats de lutte.
 
Avec un bilan de 8 morts, Demba Diop rejoint la liste des stades qui ont payé un  lourd tribut en vies humaines.  Même s’il est loin des 39 personnes qui ont péri au stade du Heysel lors d’un match de Coupe d’Europe entre la Juventus de Turin et Liverpool ou bien celui qui fait 74 morts dans des violences après un match de football en Egypte, les scènes de violences survenues au stade Demba Diop en 2011 lors d’un match de  demi finale de la coupe du Sénégal opposant l’us Ouakam au Casa Sport et interrompue par des échauffourées sont encore fraîches dans les mémoires. 
 
En plus de perdre le match par «pénalité», l’équipe ouakamois avait été contrainte par la Commission de discipline de la Fédération sénégalaise de football de s’acquitter d’une amende d’un million de FCFA et de purger une suspension d’un an avec sursis. 
 
On aura beau invoqué et indexé l’insuffisance ou la méthode des forces de l’ordre que d’aucuns jugent peu efficace et même catastrophique. Mais, c’est une certitude, le stade Demba Diop ne remplit plus les standars internationaux en matières de sécurité. 
 
Il n’y aurait certainement pas de décomptes macabres si  les fauteurs de trouble, ignorants totalement ce que les notions de fair-play, d’éthique et de sportivité veulent dire, avaient suffisamment pris conscience des lourdes conséquences  de leurs actes.  C’est pourquoi, il urge de situer les responsabilités et sanctionner les coupables.
 
Le ministère des Sports et la Fédération sénégalaise de football qui ne sont pas non plus exempts de tout reproche pour nombres d’observateurs, sont les premiers  interpellés. Il ne s’agit pas non plus de donner des leçons de morale à qui que ce soit, cependant rappeler que face à la bestialité, il convient de prendre des mesures exemplaires pour éviter, à l’avenir la survenance de telles catastrophes humaines. L’exigence de vérité doit  être respectée et les responsabilités situées.  La balle est dans le camp des  pouvoirs publics et sportifs qui devront faire une application de la loi dans toute sa rigueur.
 
Omar DIAW
 
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