Mise à jour: 08/02/2014 à 11H02 GMT
 
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CRISE UNIVERSITAIRE AU SENEGAL
La seule solution, l'implication de toute la communauté
Ndeye Aminata CISSE | 08/02/2014 | 10H39 GMT
 
La salle de conférence de l'Ucad 2 a abrité hier, vendredi 7 février 2014, un forum autour du thème : « La crise des universités en Afrique ». Cette rencontre organisée à l'occasion de  la commémoration du 28 anniversaire de la disparition  de Cheikh Anta Diop, a servi de plateau aux universitaires pour diagnostiquer  les problèmes qui secouent l'espace universitaire au Sénégal.
 
Les universitaires ont passé en revue la question de la crise qui secoue leur espace ces dernières années. Après un diagnostic sans complaisance des causes de ces crises récurrentes, ils ont préconisé comme solution l’implication de toute la communauté dans la gestion des universités. C’était  hier , vendredi 7 février, en marge du forum organisé à l’Ucad 2, pour la célébration du 28iéme anniversaire de la disparition de Cheikh Anta Diop.  
 
De l’avis de  Salimata Wade ,Professeur à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, la formation universitaire nécessite un coût et exige de l’éthique. « L’éthique, c’est le respect des franchises universitaires qui sont des textes qui doivent circuler afin que tout le monde sache ce qu’il en est. L’éthique, c'est également en considérant le développement des mouvements associatifs de toute nature se réclamant d’identité politique communautaire dans l’enceinte de l’université », a-t-elle expliqué.
 
Pour résoudre le problème universitaire au Sénégal, Mme Wade suggère l’implication des enseignants, des chercheurs, des étudiants et des parents. « Le coût est forcément élevé pour une recherche scientifique mais, il devrait être partagé par la communauté universitaire et la nation toute entière », a-t-elle indiqué. 
Elle a par ailleurs souligné que les recommandations sorties des concertations nationales sur l’avenir de l’enseignement supérieur doivent  servir de base  de réflexion pour amorcer une sortie de crise. 
 
Pour sa part, Badara Kane , recteur de l’université de Thiés, a dans sa communication, soutenu que l’espace universitaire doit être un espace de turbulence au sens positif de terme. « L’université est un microcosme. La société en miniature et en tant que telle elle ne peut pas échapper aux contradictions de la société. Les turbulences doivent être saines et ne devraient pas être des facteurs chroniques de violence », a-t-il toutefois souligné. Selon lui, la qualité et la performance de l’enseignement supérieur au Sénégal  ont souffert d’un environnement de travail propice caractérisé par le manque d’infrastructures , le déficit de personnel enseignant, les grèves incessantes, le manque de volonté de l’autorité.
 
Le Pr Dialo Diop, secrétaire général du Rassemblement national pour la démocratie, a déploré le fait que les Sénégalais ne prêtent pas une attention particulière à l’héritage du Pr Cheikh Anta Diop, surtout les jeunes et les autorités qui n’ont pas daigné répondre à leur invitation. 
 
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