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Dialogue politique inclusif et sincère
LA SOCIETE CIVILE JOUE AU FACILITATEUR
Jean Michel DIATTA | 28/11/2017 | 09H30 GMT
 
Dans une déclaration conjointe rendue publique hier, lundi 27 novembre, les acteurs de la Société civile, à savoir la Plateforme des acteurs de la société civile pour la transparence des élections (Pacte) et le Collectif des organisations de la société civile pour les élections (Cosce), s’engagent à prendre toute initiative pour la facilitation d’un dialogue inclusif, sincère et constructif. Les signataires de ladite déclaration, notamment Babacar Guèye pour le compte du Cosce et Abdoul Mazide Ndiaye de la Pacte, ont défini les préalables et conditions du dialogue politique.
 
L’absence d’une bonne frange de l’opposition, dite «significative», au dialogue politique initié par le chef de l’Etat, Macky Sall, ainsi que la récurrence des contestations et récriminations sur le fichier électoral ne laissent pas de marbre la société civile sénégalaise.

En effet, dans une déclaration conjointe rendue publique hier, lundi 27 novembre, les acteurs de la société civile, notamment la Plateforme des acteurs de la société civile pour la transparence des élections (Pacte) et le Collectif des organisations de la société civile pour les élections (Cosce), s’engagent à apporter leur pierre à l’édifice du dialogue dans le souci de la consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit et de la stabilité du pays. Dans la note cosignée par Babacar Guèye pour le compte du Cosce et Abdoul Mazide Ndiaye du Pacte, les acteurs se préposent «à prendre toute initiative pour la facilitation d’un dialogue inclusif, sincère, constructif, condition sine qua non afin d’arriver aux consensus indispensables devant garantir des compétitions politiques régulières, ouvertes et pacifiques».
 
Conscients, par ailleurs, de la nécessité de mettre en place des structures et mécanismes appropriés en vue d’élections crédibles, transparentes et apaisées, les deux entités informent de leur pleine participation aux concertations en cours sur le processus électoral. Cela, contrairement à l’attitude des certains partis membres des coalitions Mankoo Taxawu Senegaal (Mts) et de Wattu Senegaal, qui ont tout bonnement rejeté le dialogue du régime en place.
 
Toutefois, Babacar Guèye et compagnie avertissent que si les conditions ne sont pas réunies, ils y seront en tant qu’observateurs. Ainsi donc, comme conditions préalables, les acteurs non étatiques trouvent impératif et prioritaire «l’instauration d’un climat favorable à un dialogue constructif, sincère et inclusif», ainsi que «la définition des règles de la concertation et son ordre du jour acceptés par toutes les parties». Allant plus loin, la Pacte et le Cosce estiment important que les partis s’engagent à respecter les règles consensuelles sans aucune modification et qu’un cadre propice et doté de moyens soit mis sur pied sous la conduite d’une personnalité neutre.
 
Toutefois, la société civile semble abonder dans le même sens sur la sincérité du dialogue lancé par le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye. En effet, lesdits acteurs disent constater que le chef de l’Etat, Macky Sall, initiateur du dialogue, ne donne pas des gages de respect des conclusions qui sortiront dudit dialogue. Pour eux, le président Sall «n’a encore pris aucun engagement quant au respect scrupuleux des conclusions qui en seraient issues; ce qui leur donnerait peu d’intérêt si elles devraient être changées unilatéralement». Concernant l’absence de l’opposition dite significative, ils pensent en fait que cela «annihile tout espoir de bâtir un large consensus national».
 
Pour rappel, la Pacte regroupe des organisations de la société civile dont le Forum civil, la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh) et la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Radho). Pour ce qui est du Cosce, il compte en son sein des organisations membres provenant de plus de 60 pays.
 
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