PLACER L'ENVIRONNEMENT AU CŒUR DU DEBAT POLITIQUE
Le combat des universitaires et journalistes
Publié le 01/02/2012 | 03H30 GMT par Ibrahima DIALLO
 
«Comment placer l'environnement au cœur du débat politique ?», c'est le sujet de réflexion qui réunit depuis hier mardi 31 janvier des experts en environnement, des journalistes et des hommes politiques à Dakar. Organisé par la Fondation Konrad Adenauer (Fka) et l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar, le symposium de deux jours vise à sensibiliser et amener les candidats à intégrer l'environnement dans leur programmes pour  la présidentielle du 26 février.
 
Entre perte de la biodiversité, raréfaction des ressources,  désertification, et pollution de l'air, de l'eau, et des sols, la situation de l'environnement est «inquiétante» au Sénégal. C'est le professeur Adams Tidjani de l'Ucad qui attire ainsi l'attention sur «l'ampleur de la crise environnementale» en vue de «remettre les pendules à l'heure» en demandant sa prise en compte dans le débat politique. Car toute politique qui ne prend pas en compt l'environnement n'est pas durable. Il présentait une communication sur «Comment placer l'environnement au cœur du débat politique ?», thème d'un symposium à l'initiative de la Fondation Konrad Adenauer (Fka) et l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar.

Selon Adams Tidjani, ces crises planétaires causées par le réchauffement climatique se manifestent chez-nous par les inondations.  Pour ce qui est de la perte de la biodiversité qui représente 40% et la raréfaction des ressources  sont le résultat, dans le secteur de la pêche, du désordre dans la délivrance des licences avec des bateaux racleurs étrangers qui balaient tout sur leur passage.

La déforestation occasionnant l'avancée du désert est due, entre autres, à la naissance de plusieurs villages par an, la coupe abusive de bois pour en faire du bois de chauffe et charbon. Or, il y a d'autres moyens, notamment le développement du bio-charbon  à l'aide des plantes envahissantes au niveau du fleuve Sénégal (typha) doter les ménages de ce combustible appelé charbon vert.

Dans un autre registre, le professeur a souligné que l'Office nationale de l'assainissement du Sénégal (Onas) peut être mis à contribution pour le développement de sources d'énergies. «L'Onas brûle 7000 m3 de méthane. Ce combustible peut être récupéré», a déploré Adams Tidjani.

L'Onas brûle 7000m3 de méthane et 10 000 m3 d'eau récupérable


En ce qui concerne les ressources en eau, l'Onas procède au «traitement tertiaire des eaux usées. L'eau issue de ce traitement est propre à la consommation, mais au pire des cas, elle peut être affectée à l'agriculture pour une optimisation des ressources. Et l'eau potable de la Sénégalaise des eaux (Sde) sera réservée uniquement à la consommation. Mais on en n'est pas encore là, l'Onas rejette plus de 10 000 m3  en mer», a-t-il poursuivi.
Suffisant pour que le professeur note que l'environnement constitue plusieurs nouvelles niches d'emplois. Par exemple, rien qu'en développant le solaire, la Chine a crée 1.2 millions d'emplois.  Et d'inviter les populations à comprendre que c'est eux qui déterminent ce qu'ils veulent et non les candidats.

Birima Fall, président du Groupe de recherche environnement et presse (GREP) développant le thème «Le rôle des médias pour un débat environnemental» a indiqué que «l'environnement est un sujet digne d'intérêt médiatique». Seulement il faudrait en «maîtriser  les enjeux car ce sont des sujets qui rythment la vie quotidienne». Aussi, avant de parler du rôle des médias, il faut amener ces derniers à s'intéresser aux questions environnementales, à réserver une place à l'environnement qui est parent pauvre des médias. «C'est un sujet vendable, mais tout dépend du traitement en montrant l'intérêt pour le public, la dimension informative».

L'environnement, une  question de justice sociale, d'équité


Il a invité à la prise de conscience et à obliger les acteurs et gouvernants à rendre compte. S'y ajoute la sensibilisation et le renforcement des «journalistes politiques et les patrons de presse sur les questions environnementales». Aussi, «la société civile environnementale doit davantage faire de veille sur les questions environnementales».

Pour Eugénie Rokhaya Aw, ancienne Directrice du Centre d'études des sciences et techniques de l'information (Cesti), la vie politique est polluée par le problème fondamental de l'encrage de la démocratie. L'environnement c'est la question politique citoyenne. C'est pourquoi elle en appelle à l'élévation des sujets environnementaux au rang de «question de justice sociale, d'équité. Tant qu'on ne parvient pas à faire passer les questions environnementales comme des sujets politiques, il sera difficile de les intégrer dans les rédactions».

A l'issue de la rencontre qui prend fin aujourd'hui une «Charte environnementale» sera adoptée et soumise aux candidats à la présidentielle du 26 février en vue de l'intégration de, l'environnement dans les politiques. En France Nicolas Hulot a réussi à faire signer le «Pacte écologique» par les candidats lors de la présidentielle de 2007.
 
 
Commentaires (1)
Posté par mehdi, 2012-02-02T15:21:10+00:00  
Aux Présidents et Rois de monde entier d'appliquer la charia islamique aujourd'hui pour éviter l'extermination de leurs pays et leurs peuples par des des guerres civils ouragans des typhons des inondations des volcans des tsunamis des séismes des tempêtes de neige des incendies des météorites après un éclipse trop tard j'avertis en nom d'ALLAH
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