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| AVIS TRIMESTRIEL DU CNRA |
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| Le consensus, la trouvaille |
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| Ibrahima DIALLO |
05/03/2013 | 01H21 GMT |
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| Le Conseil national de régulation de l'audiovisuel innove. En atteste, l'avis rendu public lundi et portant conclusions de trois mois d'observation des organes du secteur objet de la mission du CNRA. Même si l'équipe du président Babacar Touré a relevé de nombreux dysfonctionnements dans le travail des radios et télévisions pris dans leur ensemble, le Régulateur de l'audiovisuel a adopté une démarche qui tranche avec celle du gendarme. |
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Le dialogue, l’approche consensuelle, l’accompagnement et l’information des acteurs constituent les principaux points relevés dans le communiqué ayant sanctionné la séance du 28 février 2013, dans lequel l’institution a donné une large place à des recommandations pour un plus grand respect des règles d’éthique et de déontologie.
«Fidèle à sa démarche, le CNRA privilégiera toujours l’approche consensuelle par le conseil, l’accompagnement et l’information des acteurs du secteur de l’audiovisuel avant toute application des mesures coercitives que les lois et règlements, en vigueur, lui confèrent le pouvoir d’administrer», lit-on dans le dernier avis trimestriel de l’année 2012 (couvrant octobre, novembre, décembre), du Conseil..
Le Régulateur a rappelé ce qui devrait être une ligne directrice dans les programmes audiovisuels : «le respect des règles d’éthique et de déontologie, de la sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence et de la conformité du contenu des émissions publicitaires aux exigences de vérité, de décence et de respect de la dignité humaine».
Le CNRA a relevé de nombreux dysfonctionnements à partir d’un échantillonnage des services du monitoring qui couvre la période du 1er octobre au 31 décembre 2012. En référence aux cahiers des charges qui engagent les radios et télévisions, l’e Régulateur a fait des recommandations pour exhorter les titulaires d’une autorisation de diffusion de programmes audiovisuelles, à l’attachement aux principes et valeurs librement souscrits.
Face aux dysfonctionnements qui constituent une violation des dispositions des textes législatifs, réglementaires et des cahiers des charges en vigueur au Sénégal dans le domaine de l’audiovisuel, le CNRA recommande «de veiller à l’intégrité physique et morale des jeunes publics dans la programmation, à des heures de grande écoute, de certains contenus susceptibles de nuire à leur épanouissement, en concevant et en mettant en pace un système de signalétique renseignant sur la catégorie et la sensibilité de la production».
Le Conseil préconise «d’éviter la diffusion de propos et d’images portant atteinte aux institutions de la République, à la morale et à la dignité de la personne humaine. En effet, si la liberté de presse est un droit consacré au Sénégal, elle doit s’exercer dans le respect strict des dispositions légales et réglementaires, mais aussi des cahiers de charges». Aussi suggère-t-il «de veiller au respect des dispositions des lois, règlements et cahiers de charges interdisant la publicité au profit de prétendus guérisseurs et, plus globalement la conformité des messages publicitaires aux exigences de vérité, de décence, de protection des consommateurs et des couches vulnérables».
Le CNRA invite également les acteurs à «informer clairement les auditeurs et les téléspectateurs sur les coûts des SMS et des appels téléphoniques vers des numéros surtaxés lors de la diffusion des jeux» et à «veiller au respect des règles de transcription et à la correction de l’orthographe des mots aussi bien en langues nationales que française», ce conformément aux dispositions de la loi N° 2006-04 et aux cahiers de charges.
Néanmoins le CNRA «veillera à l’application des recommandations formulées afin que des réponses adéquates et durables soient apportées aux dysfonctionnements ainsi constatés», rassure le texte qui renvoie aux dispositions de la loi N° 2006-04 et aux cahiers de charges.
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