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| Le Groupe SUD : Une famille |
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| Amdy SECK |
11/05/2011 | 07H58 GMT |
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| A l’occasion de la célébration de ses vingt cinq années d’existence, beaucoup d’encre coule sur le Groupe Sud : certains mettent l’accent sur son statut de pionnier de la presse libre et indépendante dont l’évolution, a contribué au renforcement de la démocratie au Sénégal et dans la sous-région et à la réalisation de l’Alternance politique en 2000 dans notre pays. D’autres focalisent leurs interventions sur le caractère à juste titre « rebelle » de SUD qui, telle une sentinelle du respect des droits et libertés, a toujours dénoncé les abus, toujours tenté dans la mesure de ses possibilités, de protéger le citoyens et essayé de rétablir la vérité des faits sur la vie de la nation. |
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Pour beaucoup, il convient de mettre en évidence le fait que la quasi-totalité des grands noms du journalisme sénégalais et de l’Afrique de l’Ouest francophone sont issus des entrailles de Sud qui a accueilli leurs premiers pas, les a formés et préparés à la profession et surtout, leur a inculqué la disposition à l’observance des règles fondamentales d’éthique et de déontologie sans lesquelles, évidement, la presse ne serait point ce qu’elle est.
En ces journées de souvenir et d’effervescence, il me paraît quant à moi important de mettre l’accent sur la dimension familiale de notre Groupe qui, par delà tout, est toujours apparu comme un espace de fraternité, bref, pour parler comme Elton Mayo un « abri émotionnel ».
Ainsi, j’ai pris le train en marche en mars 1996, après un arrêt à la Régie Alliance. Et là j’étais loin de réaliser ce que Sud Com allait devenir. On a tellement épilogué sur la crème, l’élite de ce groupe de presse et pour ne pas les nommer tel ce mécène hors pair, ce fédérateur, ce rassembleur qu’est Babacar Touré, avec Ablaye Ndiaga Sylla d’une sobriété et fidélité exemplaires. Sud Com. Réussite d’une gestion humaine sans opportunisme, ni démagogie, ni rancœur pour asseoir un esprit de famille. Je me rappelle ces moments de bonheur, de gaîté au service commercial à l’Immeuble Fahd. On était heureux d’arriver tôt le matin pour voir la Une du journal dans cette plaquette qu’Anna Lèye mettait à jour avec quelques larmes aux yeux parce que des espaces publicitaires n’avaient pas été respectés et on se moquant d’elle. Je me souviens de ce dynamisme, de cette abnégation du « club » des commerciales avec Fat Sy Déme, les coquettes Sanou Diakhaté, Cathy Mendy, Khady Fall, Mariéme Sylla et le « clan » des garçons : Max Sohaï (paix à son âme), Thiongane, Bassirou Kane, Kalidou, Momar Déme toujours bien habillés et qui montraient à leur manière que Sud avait choisi « le choix de la différence ».
Que dire du souci qu’on se faisait quand, à midi tel ou un autre n’était pas là pour aller manger. On était un groupe à investir les restaurants selon les jours, aux alentours de l’Immeuble Fahd. Mme Ndoye Aïta au Port qui était ravie de nous servir. Il en est de même de l’autre Madame Ndoye, Absa de son prénom, épaulée par son époux le Grand « Doc » Pape Ndoye ne manquait jamais de me chambrer. « Mon Sud à moi » ou notre »Sud à nous » c’est une affaire de générations qui n’ont pas eu de chocs. Je revendique ma passion pour ce groupe que ne manquait jamais de saluer ce DG d’une grande agence de communication qui avait compris que Sud est plus qu’un label et qui m’a proposé de venir travailler avec lui en me payant plus que je ne l’étais à Sud, rien que pour apporter dans son entreprise, cette ambiance. C’était une fierté pour moi. Mon « sud à moi », c’est tous ceux qui étaient au 5ème étage.
Merci à Khady Tall avec les copieux petits déjeuners qu’elle nous offrait en disant : « khifouma tey, takhoul ngeu guénechi », Djiby Sall, Charles Diokh (les complices), Ndéye Marie Sy la seconde main taquine. Je salue l’humanisme de Oumar Diouf Fall qui me disait: « on est en famille et je préfère te donner 100.000F pour la santé de ton épouse que de te donner 500.000 à sa mort ». Et que dire de Maguette Gueye, Fatou Diop telles des mères de famille qui étaient parvenues à nous faire respecter les heures de travail et la discipline aux heures de pause. Et Bravo pour le secrétariat du Boss où Mame Fatou était imperturbable. Ah ! Abdou Fall « le totem » avec qui j’ai partagé : angoisse, cauchemar et satisfaction avant ou après bouclage du journal. Je me rappelle la boutade de Amy Sakho : « Tonton Amdy khana BT dafa ame loumou souye Sud ». Car même en congés, on ne manquait pas de justifier un passage au bureau en réclamant un journal.
L’esprit de famille nous valut l’admiration de ceux avec qui nous occupions l’Immeuble Fahd. Je remercie Dieu qui m’a permis de cheminer avec tout ce monde si affectueux qui m’appelle » Bène Grand, ou Big Grand, ou Thécos ou Tonton Amdy ». Sud m’a tout donné. Merci. Et je serai toujours là pour le servir. Avant Alternance quelques amis de Sud qui nous parlaient de l’Autre, disait qu’il répétait souvent : « pas un pas sans Sud ».
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