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| Le professionnalisme en bandoulière |
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| Publié le 16/05/2011 | 07H32 GMT par Khadre FALL
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| C’est avec un réel et immense plaisir que j’ai décidé de vous envoyer la présente modeste contribution à la célébration des 25 ans du groupe Sud-Communication. |
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Et ce plaisir est d’autant plus grand qu’il est confraternel et surtout fraternel. Car, entre le Président Babacar Touré et moi, c’est une vieille histoire de rapports professionnels et familiaux. Mais pour éviter de faire dans la sensiblerie, je noterai simplement qu’aujourd’hui, je peux secrètement me vanter d’avoir eu dans ma vieille équipe du journal « Le Politicien » de feu Mame Less Dia, de jeunes Cestiens qui voulaient se familiariser avec le terrain et qui avaient choisi de faire un stage avec leurs doyens plutôt atypiques qui animaient ce journal satirique.
Je ne dirai pas que nous avons à l’époque appris professionnellement parlant, quelque chose à ces cadets qui avaient pour noms Babacar Touré, Alioune Touré Dia, El Bachir Sow, , mais le fait d’avoir vécu de grands moments ensemble avait tissé entre nous des liens si profonds qu’on peut les assimiler à une véritable fraternité.
Pour ma part, j’ai été franchement marqué par ce jeune homme qui ne cessait de nous épater par son entregent et ses initiatives avant-gardistes qui nous prenaient de court. Je me rappelle encore le jour où il est revenu de la frontière sénégalo-mauritanienne avec un scoop que nul autre au Sénégal n’avait flairé. Et depuis lors, j’ai découvert en Babacar Touré, puisqu’il s’agissait de lui, un journaliste avéré qui n’avait rien à apprendre chez nous.
Plus tard, lorsqu’il nous a quittés pour faire son chemin après le Cesti, j’ai continué de le suivre à Enda Tiers-Monde et à travers Sud Hebdo. Et comme toujours, l’étoffe du professionnel que j’avais pressenti n’a fait que se confirmer de plus en plus. Ainsi quand je l’ai vu lancer Sud Quotidien en 1993, avec une équipe de jeunes talents comme les Ndiaga Sylla, feu Ibrahima Fall, Latif Coulibaly, n’ai-je guère eu de doute sur une future réussite de cette entreprise.
Et c’est pourquoi quand ce groupe a davantage confirmé son professionnalisme avec la création d’une station radio qui a très vite ouvert des stations régionales à travers tout le pays, j’ai applaudi des deux mains et me suis profondément réjoui de voir que ce groupe dirigé par Babacar Touré a finalement réussi ce que leurs ainés ont toujours souhaité à force d’y croire.
Certes me dira-t-on d’autres jeunes se sont lancés sur leurs pas avec plus ou moins de bonheur, mais en matière de professionnalisme, il faut leur tirer le chapeau.
Bon vent et longue vie au groupe Sud-Communication !
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