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EN PERSPECTIVE - Par Bacary Domingo MANE
Le roi est nu !
Bacary Domingo MANE | 26/02/2013 | 04H33 GMT
 
Ils exploiteront la moindre faille, la moindre glissade, la moindre erreur des auteurs de la traque des biens mal acquis, pour prolonger ou repousser les délais de la manifestation de la vérité. Ils accuseront les tenants du pouvoir de faire trop de bruit autour de cette affaire. Et pourtant, eux ne s’en privent guère lorsqu’ils estiment que les procédures ne sont pas respectées.
 
Alors, ils investissent les médias pour renvoyer l’image de « victime expiatoire ». Ils indexent et vouent aux gémonies ceux qu’ils qualifient, peut-être même à tort, « d’esprit revanchard ». Pathétique ! Mais à bien observer leurs gesticulations, l’on en vient à se demander si l’arbre ne cache pas la forêt…des fruits interdits.

De quoi ont-ils peur ? Ont-ils quelque chose à se reprocher ? Seule la justice répondra à cette question. En attendant la justice de Dieu et de la conscience a déjà rendu son verdict. La conscience, ce juge implacable, fait toujours entendre sa voix, surtout lorsque la nuit se drape de son manteau noir, en silence… Mais l’homme a, à la fois, la force de mentir aux autres et la faiblesse de laisser la vérité s’exprimer en lui. Du coup, ce qui était jusque- là pathétique devient tragique. Tôt ou tard le comédien abandonnera le personnage parce la pièce ne se jouera pas éternellement. Ce qui nous fait penser à cette réflexion de Martin Luther King  affirmant que, « rien n’est plus tragique que de rencontrer un individu à bout de souffle, perdu dans le labyrinthe de la vie ».

Cette affaire des biens mal acquis et toutes ces gesticulations qui l’accompagnent nous font penser au conte d’Andersen qui raconte l’histoire de ce royaume où tout le monde a décidé de fermer les yeux sur la nudité du roi. Et seule l’innocence de l’enfant a pu dévoiler la vérité, en s’écriant : « Mais voyons, le roi est nu ! ». 
 
 
 
Hélas, des « rats ont mangé le ventre de l’Etat », selon la belle métaphore du poète Amadou Lamine Sall, le temps de la fibroscopie a sonné pour déterminer les organes malades et surtout leurs agents pathogènes.

C’est à croire que la difficulté de ce problème réside dans son extrême simplicité : des gens ont géré les deniers publics et on leur demande de justifier leurs biens. Ils doivent rendre compte. Le temps est donc précieux dans la gestion de ce dossier. La justice a les cartes en mains. L’opinion commence à montrer quelques signes d’impatience, voire d’agacement. Il s’agit d’une exigence démocratique et morale.

Pour éviter tout malentendu, disons que la traque des biens mal acquis n’est pas seulement une affaire de dignitaires du Parti démocratique sénégalais (Pds), car elle concerne aussi ceux qui nous dirigent aujourd’hui.  Parce que la reddition des comptes est une  impérieuse nécessité, le bien public n’est pas à confondre avec un bien personnel. Sous peine de rendre compte. A bon entendeur… !
 
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