Mise à jour: 20/03/2017 à 11H45 GMT
 
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SALY-PORTUDAL - DEFICIT ET MAUVAISE REPARTITION DES MEDECINS SPECIALISTES
LE SAMES SONNE L’ALERTE
Samba Niébé BA | 20/03/2017 | 10H35 GMT
 
Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES), lors de son Comité national exécutif tenu à Saly-Portudal durant le week-end, a procédé au diagnostic du système de santé et mené une réflexion sur la gestion des ressources humaines du secteur médical. Dans une déclaration, le SAMES a jeté les bases de ce qu’il considère comme une thérapie pour palier au déficit  de médecins spécialistes dans plusieurs domaines. Aussi le syndicat a-t-il insisté leur mauvaise répartition spatiale à l’échelle nationale.
 
Boly Diop, le secrétaire général du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) diagnostique la  politique de formation et de gestion des ressources humaines dans le secteur de la santé, notamment les médecins spécialistes. En effet, sur l’ensemble du Sénégal, seules 800 médecins spécialistes sont en exercice. Mais, parmi ces médecins, 68,5% servent à Dakar. A titre illustratif, sur le cas spécifique d’une spécialité comme l’Orl, le  responsable syndical des médecins relève que «sur un effectif de 37 médecins spécialistes exerçant au Sénégal, 78% sont basés à Dakar». Il a mis l’accent sur le déficit qui perdure avec la présence d’un seul médecin en formation dans ce domaine en 2016. Pis, en dehors de la région de Dakar, la neurologie, la psychiatrie, la chirurgie pédiatrique et la chirurgie cardiaque sont quasiment absents dans les autres régions. C’est un désert total, un vide à combler.
 
Le SAMES déplore le non respect des normes édictées par le Programme national de développement sanitaire et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il a mis un accent particulier sur la situation dans les régions de Tambacounda et de Kédougou et Sédhiou. D’ailleurs, Sédhiou en est une illustration patente avec seulement trois (3) médecins spécialistes pour 500.000 habitants. En plus, les membres du SAMES attirent l’attention sur le recrutement de certains médecins spécialistes par des directeurs d’hôpitaux, ce qui alourdit les charges salariales de leurs établissements hospitaliers.
 
Le diagnostic des médecins sur le déficit et la mauvaise répartition spatiale des médecins spécialistes s’est étendu à d’autres points comme le problème réglementaire. Le SAMES repose encore la problématique du statut des médecins en spécialisation et celle de leur tutelle, étant à cheval entre le ministère de la Santé et de l’Action sociale et le ministère de l’Enseignement supérieur. Il s’y ajoutent l’insuffisance des sites de formation, l’insuffisance des médecins formés, l’insuffisance de bourses de formation pour les médecins, le manque de motivation de la pratique de spécialités difficiles et physiques, le manque de motivation pour l’exercice en zone difficile et l’absence de politique de maintien du personnel dans les zones prioritaires difficiles et enclavées.
 
La thérapie ou la résolution des problèmes, selon le SAMES, passe par l’élaboration de dispositifs réglementaires organisant la formation des médecins dans les différentes spécialités précisant les rôles et responsabilités du ministère de l’Enseignement supérieur et celui de la Santé, l’équipement et le renforcement des capacités des Unité de formation et de recherche (UFR) santé pour permettre le développement d’autres sites de la formation en spécialisation dans les UFR santé, la signature des contrats de performance corrélés à la formation des médecins sénégalais dans leur domaine en exigeant la réservation de 50% des postes disponibles aux médecins sénégalais. 
 
Le syndicat des médecins propose également l’augmentation du nombre et du montant des bourses octroyées pour la formation des médecins par le ministère de la Santé et la définition de l’octroi de bourses par le ministère de l’Enseignement supérieur, la mise en place de mesures incitatives pour le maintien des spécialistes dans les zones difficiles et les spécialités pénibles, la réforme de l’internat de médecine pour passer à l’examen national et la mise en place d’un système de rémunération assez attractif pour motiver les médecins généralistes spécialistes. Le SAMES conclut ses appels, dans le cadre du diagnostic et pour la thérapie, pour dire ceci: «C’est pourquoi l’Etat du Sénégal doit montrer sa volonté d’assurer l’équité en matière de santé à tous les Sénégalais en augmentant les ressources allouées au secteur de la santé pour atteindre la véritable couverture sanitaire universelle».
 
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