DIOURBEL/ GRÉVE DES CHAUFFEURS
Le secteur du transport paralysé
Publié le 26/01/2012 | 04H04 GMT par Adama NDIAYE
 
La première journée du mot d'ordre de  grève de 72heures des chauffeurs et transporteurs du Sénégal  a été largement suivi  hier au niveau de la région de Diourbel .Quelques apprentis ont même envahi la rue pour manifester leur colère .Une attitude que déplore le président du regroupement des chauffeurs de Darou Marnane arguant qu'un tel comportement ne s’accommode pas avec le statut de cité religieuse de Touba.
 
La demande du porte parole du khalife général des tidianes de suspendre le mot d'ordre de grève jusqu'après le mouloud n'a pas été acceptée par les transporteurs au niveau de Diourbel. La grève de 72heures décrété par les chauffeurs et transporteurs  a été largement suivie au niveau de la région.A Touba , le secteur du transport a connu une paralysie. Les chauffeurs de  taxis urbains et inter urbains qui assuraient la liaison Mbacké-Touba ont observé le mouvement. Ainsi, les charrettes et les motos Jakarta ont pris le relais pour permettre aux populations de vaquer à leurs occupations.

En plus, quelques apprentis chauffeurs ont envahi la rue pour manifester leur colère face à l'indifférence de l'Etat par rapport à leur plateforme revendicative. Le président du regroupement des chauffeurs et transporteurs de Darou Marnane qui se démarque du mouvement d'humeur dénonce cette manifestation publique des apprentis chauffeurs de la cité religieuse. Selon Idy ka, Touba ne mérite pas un tel comportement. La grève des chauffeurs a des dessous politiques  car toutes les revendications contenues dans la plateforme qui sont liées à l'augmentation du carburant, la rétention des permis de conduire au niveau des tribunaux se sont toujours  mais personne n' a décrété un mot d'ordre de grève, a-t-il indiqué.

A Diourbel, c'est un calme plat qui régnait ce mercredi  matin à la gare routière de Dakar. Ce lieu qui refusait du monde en temps normal a été déserté par les chauffeurs  et les clients. Même les vendeurs qui affluaient chaque matin au niveau de la gare routière ont manifesté leur solidarité aux chauffeurs en fermant boutique. Les diourbelois ont rencontré beaucoup de désagréments  pour effectuer des  déplacements dans la région ou vers le reste du Sénégal. Là, les  moto taxis Jakarta se sont substituées aux taxis urbains pour permettre aux populations de se rendre à leurs lieux de travail . Le Président du regroupement des chauffeurs et transporteurs de Diourbel évaluant la première journée de grève indique "le mot d'ordre de grève  a été largement suivi au niveau de la région de Diourbel .Les chauffeurs de taxis, inter urbains et même les vendeurs de la gare routière ont respecté la grève.

L'objectif que nous recherchons dans cette grève a été presque atteint. Nous avons stationné  nos véhicules chez nous et nous sommes à l'écoute des responsables nationaux". Sur les raisons de cette grève, sérigne  Sall  déclare que "les points de notre plate forme revendicative sont nombreux. Il y a entre autres la baisse du prix du gaz oïl et de l'essence, le problème d'assurance, les permis de conduire retenus au niveau des tribunaux. Nous n'accepterons pas d'aller à contre courant des intérêts des usagers en augmentant le prix du transport suite à l'augmentation du carburant.

Les usagers de la route font partie des populations du Sénégal. Il appartient à l'Etat de réduire le prix du carburant. Nous jugeons dérisoire la baisse de 30frs sur le litre de gaz oïl .On ne peut qu'on se lève un bon jour pour augmenter 300frs sur le litre de gaz oil et  revenir pour diminuer 25fr seulement. "La diminution du prix du carburant n'est pas seulement un problème des chauffeurs et des transporteurs mais celui de tout sénégalais. Tout  syndicat qui nous invite à défendre les intérêts moraux des chauffeurs recevra notre soutien martèle Serigne Sall, président du regroupement des chauffeurs et transporteurs de Diourbel.

 
 
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