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Plan Sénégal émergent et politique nationale d’urbanisation
LE SENEGAL A LA CROISEE DES CHEMINS
Ibrahima DIALLO | 01/02/2018 | 04H02 GMT
 
L’émergence nécessite la planification urbaine, territoriale et prospective. Et, pour cela, les acteurs restent convaincus qu’il faut des outils. Dès lors, le Sénégal qui se veut émergent et qui est à la croisée des chemins, a tout intérêt donc à tirer profit de tous les outils que la communauté internationale peut lui offrir et à les appliquer surtout dans le Nouvel agenda  urbain qui se décline sous la formulation d’une Politique nationale d’urbanisation.
 
L’Ong Enda Ecopop a organisé un atelier sur le Thème: «Lignes directrices internationales sur la planification urbaine, territoriale et prospective sur les politiques et pratiques de planification urbaine et territoriale au Sénégal», avant-hier mardi. Occasion pour Alioune Badiane, ancien directeur Afrique d’Onu Habitat, modérateur de la rencontre, d’inviter les autorités sénégalaises à s’approprier les outils consensuels que la communauté internationale a élaboré et qui sont transposables dans chaque pays. «Qui veut émerger planifie. Et, pour  planifier, il faut des outils. Fort heureusement, la communauté internationale a défini des outils consensuels à partir desquels chaque pays peut s’adapter en tirant les profits et surtout organiser l’espace, les populations et les ressources.»
 
Pour l’ancien directeur Afrique d’Onu Habitat, il suffit d’une volonté politique et la mise en valeur des compétences  pour y arriver. «Le Sénégal se veut émergent, il doit donc tirer profit  de tout ce que la communauté internationale  peut  lui offrir. Et, ces lignes directrices font partie de cela. Aujourd’hui, le Sénégal est à la croisée des chemins; tout ce que nous demandons, c’est de les appliquer par le gouvernement, les autorités locales et les partenaires et surtout que l’on aille  vers la          formulation de  ce que l’on a recommandé dans le Nouvel agenda  urbain et qui s’appelle la formulation d’une Politique nationale  d’urbanisation. Nous avons des outils pour le faire, il  faut que la volonté politique s’exprime et que  les compétences  soient mises en ouvres pour le formuler», soutient Alioune Badiane.
 
Abondant le même sens, Abdoulaye Cissé, responsable du Pôle formation et renforcement de capacités à Enda Ecopop, en appelle à anticiper, harmoniser et partagées de manière participative la politique de territorialisation face à l’urbanisation galopante. «…Si  on n’anticipe pas pour voir comment  planifier l’urbanisation et comment trouver des solutions pour que la territorialisation puisse être mises en œuvre, on aura du mal à gérer nos territoires. Les défis, aujourd’hui, c’est non seulement de  réfléchir sur les politiques mais tout faire pour que les pratiques puissent être harmonisées et partagées et que cela se passe de manière participative, avec non seulement les décideurs, mais aussi avec tous les acteurs et les citoyens.»
 
AVEC UNE URBANISATION DE 63%, L’AFRIQUE ABRITERA LE QUART DE LA POPULATION MONDIALE, D’ICI 2050

D’ailleurs, Yatma Gueye, le directeur de Cabinet du ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, qui a pris part au conclave souligne que le Nouvel agenda  urbain comprenant 175 recommandations sous tendues, en plus des aspects relevant purement du développement urbain, par l’Accord de Paris sur le climat et les Objectifs de développement durable (Odd), notamment l’Odd 11: «Faire en sorte  que les villes et les établissements humains soient inclusifs, ouverts à tous, surs, résilients et durables.» Mieux, «dans le Nouvel agenda urbain, 33 points de recommandations sont consacrés à la planification et la gestion du développement spatial urbain. Ainsi, la promotion de la planification intégrée vise à équilibrer les besoins à court terme avec les résultats escomptés à long terme, l’approfondissement du processus de la décentralisation et un développement plus intégré des territoires.» Yatma Gueye trouve que la planification urbaine et territoriale «permet de mieux assurer la sécurité alimentaire, d’organiser les relations entre les villes et les territoires, les utilisations sociales et économiques mixtes et les espaces publics de qualité. La sécurité routière, la mobilité urbaine abordable, accessible et durable, la gestion de l’eau et les risques climatiques sont également des points spécifiques, de même que la culture en tant que composante prioritaire des plans et stratégies urbains.» Et de relever que «l’Afrique, continent  le moins urbanisé de l’humanité à l’heure actuelle, connait la plus forte croissance urbaine du monde avec un taux de croissance urbaine de 4,5%; soit le taux le plus élevé au monde». Selon lui, la population urbaine du continent qui était «de 41% en 2010, va passer à 63% du total à l’horizon 2050. Le continent africain va abriter d’ici 2050 le quart de la population mondiale. Ces changements majeurs de la structure de la population vont bouleverser nos sociétés et auront des conséquences non négligeables sur la gouvernance des Etats et la définition des politiques publiques prenant en compte la structure démographique et l’aspiration des populations», prévient Yatma Gueye.
 
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