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Conférence inaugurale du colloque international de la chaire de l’Unesco à Dakar
LES JEUNES AU CŒUR DE LA PROBLEMATIQUE DE SANTE ET LA DEMOGRAPHIE DANS LE SAHEL
Abdoulaye BALDE | 31/01/2018 | 11H18 GMT
 
Dans le cadre des activités de la chaire UNESCO «Education et Santé», Monsieur Mabingué Ngom, Directeur Régionale de l’UNFPA, a animé, avant-hier lundi 29 janvier 2018, la conférence inaugurale du colloque international. Il s’est interrogé sur le thème «Les jeunes, la santé et le dividende démographique dans le sahel». Cette rencontre qui va s’est achevée, hier mardi, a eu lieu au campus  de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar à la Salle de visioconférence de l’UCAD II.
 
A l’occasion du colloque international de lancement des activités de la Chaire de l’UNESCO «Education & Santé» du 29 au 30 janvier 2018, à l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar à l’UCAD II, le comité scientifique a invité Mabingué Ngom, Directeur régionale du Fonds Nations Unies pour la Population (UNFPA), à présenter la communication de la conférence inaugurale sur le thème «Les jeunes, la santé et le dividende démographique dans le sahel». Ce colloque a réuni des chercheurs, des professeurs venant de la France et des pays d’Afrique, ainsi que plusieurs acteurs de la santé.
 
Par cette occasion, Mabingué Ngom, pour faire le point sur l’état de la population dans les pays du Sahel, le bilan de l’UNFPA dans les 23 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre et les résultats observés, a accentué son discours sur deux points: à savoir l’éducation et santé des jeunes. Pour M. Ngom, «nous devrons mettre en œuvre les mesures permettant aux jeunes d’être acteurs de changement et non enfermés dans les formes plurielles de vulnérabilité et de précarité qu’elle connait aujourd’hui», a-t-il fait savoir.
 
Pour lui, «la santé des jeunes, impacte leur éducation ainsi que sur leur employabilité, enfin de compte l’énergie qui fait bouger un pays vers le développement. C’est cela le Dividende Démographique», a-t-il fait constater. Cependant pour le conférencier, même si de sérieux progrès sont notés et que des efforts sont déployés en permanence, «le tableau de la situation des jeunes en Afrique n’est pas tout à fait reluisant», a-t-il expliqué.
 
Ramant dans le sens de l’éducation des filles, le Directeur régional de l’UNFPA pose le problème du taux de grosses des adolescentes qui, selon lui, «est dans la région plus de deux fois supérieur à la moyenne mondiale avec plus d’une fille sur dix - âgées de 15 à 19 ans qui donnent naissance». Poursuivant son propos, il a ainsi mis l’accent sur les pourcentages pour se justifier. «Le niveau d’éducation est bas avec 56% des enfants qui ont accès à l’éducation primaire dont seulement 36% pouvant lire et écrire. Moins d’un tiers des filles est inscrit dans le secondaire. Alors que dans le monde en développement, 1 fille sur 3 est mariée avant l’âge de 18 ans soit plus de 30% des filles, en Afrique Sub-Saharienne. Ce taux est supérieur, plus de 40% des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans, soit plus de 2 filles sur 5», a soutenu Mabingué Ngom.
 
Toujours sur le même thème, le conférencier aborde la question du VIH. «Sept (07) adolescent(e)s entre 15 et 19 ans sont nouvellement infectés par le VIH. 70% d’entre eux sont des adolescents. Ceci est inadmissible en 2018», a-t-il jugé. Toutefois, pour lutter contre ce fléau, M. Ngom propose que les adolescents bénéficient d’un «programme d’éducation complète à la sexualité en milieu scolaire et extra-scolaire (…) pour leur permettre de réduire leurs comportements à risque face au VIH-SIDA et aux maladies sexuellement transmissibles. Mais aussi ils seront capables d’adopter des attitudes plus responsables et de retarder notamment l’âge du premier rapport».
 
Et Mabingué Ngom de prendre l’exemple  des initiatives faites  au Tchad, en Côte d’Ivoire au Sénégal pour stopper ce phénomène.  En effet, il a souligné que «grâce à la  Campagne zéro grossesse à l’école  menée de façon massive dans plus de 14.785 écoles primaires et 1369 lycées et collèges du pays, une baisse générale des cas de grossesses d’élèves, a été obtenue de plus de 25% et particulièrement de plus de 87% pour les élèves du primaire de 2013 à 2015».
 
Par ailleurs, parlant du ralentissement de la croissance et du développement durable de la région, il remet en cause les l’augmentation démographique de la population africaine. Ainsi, à l’en croire, «les efforts consentis par les Gouvernements en matière d’infrastructures et dans les secteurs sociaux sont largement engloutis et invisibles face à l’arrivée chaque année de nouvelles générations plus nombreuses». Pour lui «Votre université (Ucad)  en est le témoin, construite en 1957, l’établissement reçoit plus de 80 000 étudiants en 2017».
 
Du reste, il conseille : «dans cette perspective, tout doit être mis en œuvre pour autonomiser les jeunes africains afin qu’ils ne soient pas tentés par des entreprises souvent fatales de migration vers l’Europe et ne deviennent des proies faciles de l’extrémisme et de la radicalisation». Mabingué Ngom a conclu sa conférence avec la citation de Nelson Mandela: «L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde. Utilisons cette arme si pacifique et si puissante».
 
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