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Accès aux financements et aux fonciers
LES OBSTACLES A L’ENTREPRENARIAT DES FEMMES
Ndeye Aminata CISSE | 23/01/2018 | 09H14 GMT
 
De l’avis de la présidente de l’association des juristes sénégalaises (Ajs), l’accès aux ressources et aux fonciers constitue les freins majeurs à l’entreprenariat de la femme aux Sénégal. Selon Fatoumata Gueye Ndiaye, même si le gouvernement  a mis en place des programmes économiques et politiques en faveur des femmes,  l’affection de ressources à ces différents programmes fait défaut.
 
Au Sénégal, les femmes peuvent contribuer de façon significative à la croissance économique en créant leurs propres entreprises. Cependant l’accès aux financements constitue pour elles un frein majeur mêmes si du point de vue textuel, des lois ont été prises dans ce sens. « L’accès aux ressources est un principal handicap pour les femmes au Sénégal. Elles  n’ont pas accès aux ressources comme il faut. Les femmes s’activent beaucoup dans le secteur informel, mais malheureusement, elles n’ont pas accès aux financements importants pour pouvoir produire et  exporter leurs produits. Nous avons des textes de loi qui, par rapport à l’avancée des femmes sont bien pris par le Sénégal. Maintenant nous voulons la pratique de ces textes », a indiqué Fatoumata Gueye Ndiaye, présente de l’association des juristes sénégalaises  qui s’exprimait hier, lundi 22 janvier, lors de l’atelier  de présentation du rapport de la Banque Mondiale sur «femmes, entreprise et droit ».
 
Selon Mme Ndiaye, tous les programmes économiques et politiques élaborés par le gouvernement ont pris en compte la dimension genre, mais c’est l’affection de ressources à ces différents programmes qui manque pour que cette prise en compte du genre soit une réalité.
 
L’accès aux fonciers est aussi un obstacle auquel bon nombre de femmes font face au Sénégal. A cet effet, la présidente de l’Ajs déplore le fait qu’il n’existe pas au Sénégal une discrimination textuelle concernant le foncier. « Aussi bien la Constitution  que les conventions signées et ratifiées par le Sénégal,  en passant par la loi sur le domaine national, nous n’avons pas sur le plan des textes, une discrimination des femmes par rapport à leur accès  au foncier. Des rapports nous ont indiqué que 70% des femmes travaillent la terre, mais seules  13%  d’entre elles  sont propriétaires des terres. Ce qui est grave pour le Sénégal », se désole-t-elle.
 
Selon elle, cette discrimination est due aux pesanteurs socio-culturelles et  la religion par rapport à l’héritage. Pour renverser cette tendance, elle recommande aussi bien  à  l’Etat qu’aux  organisations de la société civile qui militent pour  la promotion des droits des femmes de mettre  l’accent sur la sensibilisation et le plaidoyer auprès des autorités  afin  que  les ministères en charge de la femme intègrent  dans leurs programmes de vastes campagnes de sensibilisation à de l’intérieur du pays.
 
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