A la Une | Editorial | Analyses | Chronique | Dossiers | 100% Sud | Mon Sud a moi | Journal des internautes
 

 
 
 
 
LES PROPOSITIONS DE ABDOU MAZIDE NDIAYE ET DU PR BABACAR GUEYE
26/07/2017 | 10H37 GMT
 
Dans une démocratie représentative comme la nôtre, l’élection constitue le mode privilégié de dévolution du pouvoir reposant sur un choix opéré par l’intermédiaire d’un suffrage. Ainsi, pour assurer le bon fonctionnement de la démocratie et la légitimité des élus, la gestion de tout processus électoral doit reposer sur deux principes fondamentaux à savoir la transparence et la paix.
 
Fort de cela, les organisations de la Société Civile regroupées dans COSCE et PACTE fondent ses actions sur les processus électoraux sur le triptyque : centralité de l’électeur, préservation du droit constitutionnel de l’électeur et droit d’accès à l’information du citoyen.   
 
La situation politique actuelle est particulièrement marquée par une rupture du dialogue entre le Pouvoir et l’Opposition, ce qui se caractérise par l’absence de consensus sur bon nombre de questions liées à la gestion du processus électoral. Cela influe négativement sur la nature des rapports entre militants et sympathisants des différents camps, d’où la recrudescence des scènes de violence notée dans le déroulé de la campagne électorale.
 
Ainsi, conjuguant leurs efforts et moyens, le COSCE et la PACTE ont entamé en toute responsabilité des discussions le 5 juillet 2017 avec une frange importante de l’opposition et abordée avec elle, les sujets ayant traits à la révision de l’article L 78, l’audit du fichier électoral, la production et distribution des cartes et la mise à disposition de la liste des électeurs aux mandataires etc. 
 
En précisant à l’entame de chaque rencontre qu’elle ne se chargera pas de transmettre les avis des uns aux autres mais qu’elle souhaitait seulement créer les conditions d’un dialogue constructif entre le pouvoir et l’opposition dans le seul but de les amener à s’assoir autour d’une table pour chercher des solutions consensuelles aux dysfonctionnements pouvant entacher la qualité des élections. Les questions abordées devaient servir d’ordre du jour de cette rencontre si nous arrivions à la rendre possible.
 
Le 9 juillet 2017, le Président de la République a reçu la délégation de la Société civile qui après avoir précisé avec les mêmes mots les limites de sa démarche a abordé avec lui les sujets pouvant entrer dans l’ordre du jour de la rencontre avec l’opposition. Lors de cette rencontre le Président s’est exprimé sur les différents sujets et a dit sa disponibilité à échanger avec l’opposition sur les questions soulevées.
 
Le 10 Juillet 2017, compte rendu est fait à la frange de l’opposition de la position présidentielle. Cette dernière nous a alors déclaré qu’elle n’était plus intéressée par cette rencontre avec le Président.
 
Force est de reconnaitre que depuis lors la situation n’a pas connu une évolution significative; les cartes d’électeur ne sont pas toutes produites. Le rythme de la distribution de celles qui ont été éditées est loin d’être satisfaisant. Des erreurs d’impression et de dispatching d’une  importante part de cartes sont également signalées. Il en résulte qu’un nombre considérable de sénégalais risquent de ne pas voter, d’être ainsi privés d’un de leurs plus importants droits constitutionnels.

Une telle situation, si elle venait à se produire priverait les élections législatives du 30 juillet de la légitimité nécessaire pour être qualifiées de démocratiques et affecteraient fortement leur crédibilité. Mais surtout, elle pourrait engendrer la frustration, voire la colère des citoyens qui seraient privés de leur droit de vote et installer durablement notre pays dans la tourmente et l’instabilité. Le climat de tension et de violence verbale et physique qui ont émaillé la campagne électorale laissent présager des troubles et des contestations si les dysfonctionnements notés ne sont pas corrigés avant le jour du scrutin. 
 
Plusieurs solutions peuvent être envisagées qui requièrent toutes un dialogue sincère entre les parties prenantes et la recherche de consensus : 
Il s’agira d’explorer toutes les pistes de solutions pour permettre sans exclusion à tous les citoyens d’entrer en possession de leurs cartes d’électeurs et d’exercer leur droit de vote. 
Si la Direction Générale des Elections peut garantir la mise en place de toutes les cartes dans les lieux de vote, il serait possible de retirer sa carte jusqu’au jour du vote.
Les électeurs qui n’auront pas reçu leur carte pourraient voter soit, avec leurs anciennes cartes et leur récépissé et tout document d’identification si le nom et le numéro figure sur la liste d’émargement.
L’édition de la photographie des électeurs dans les registres d’émargement.
L’affichage de la liste des électeurs dans chaque lieu de vote. 
La distribution des cartes d’électeur jusqu’au jour du scrutin.
La société civile, réunie autour du COSCE et de la PACTE, exhorte l’ensemble des acteurs politiques à avoir pour seul objectif la préservation de l’intérêt supérieur de la nation au-delà de toutes considérations d’ordre politicienne. En définitive, elle appelle les différents acteurs politiques à être ouverts à toutes formes de propositions qui pourraient permettre d’assurer une meilleure gestion de ce processus électoral.
 
Pour le PACTE
M. Abdou Mazide NDIAYE
Pour le COSCE
Pr Babacar GUEYE
 
Commentaires (0 )
 
    • Veuillez saisir votre nom
      Invalid format.L'adresse n'est pas valide
      Exceeded maximum number of characters.Veuillez saisir votre message
      Security Code
      Le code n'est pas valide
 
 
Challenge Par Abdoulaye THIAM
AIDA MBODJI, L’ENGAGEMENT EN BANDOULIERE
CHALLENGE -Par Abdoulaye THIAM
CONQUETE DE DAKAR : Le KOlossal défi d’Amadou Bâ
KHALIFA ROMPT LE SILENCE
Par Mohamed SALL SAO
DES MANIPULATIONS REGRESSIVES ET MANOEUVRES TENDANCIEUSES
EUX& NOUS - PAR FADEL DIA
BOUNA, ZIED, ADAMA …la diaspora trahie par ses patries !
par Jean-Claude Marut
GAMBIE : LE ROI EST NU !
LIGNES D’HORIZONS - Par Mame Aly KONTE
Entre nous…
 
 
 
 
   
 
 
 
Sud Quotidien Amitié II x Bourguiba BP : 4130 DAKAR Tél : (+221) 33 824 33 06 / (+221) 33 824 33 15 Fax : (+221) 33 824 33 22