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lu pour vous Mauritanie/Sénégal : Il faut savoir raison garder
01/02/2018 | 03H58 GMT
 
La mort d’un pécheur sénégalais tombé sous la gâchette facile d’un garde des côtes mauritaniennes loin d’être un fait divers, est un incident malheureux qui a affligé deux pays frères condamnés à vivre ensemble. Paix à l’âme du disparu.
 
Très vite les présidents Mohamed Ould Abdel Aziz et Macky Sall qui se trouvent à Adis Abeba ont pris la mesure de ce drame pour calmer la situation et parer à tout dérapage. Des émissaires seront dépêchés réciproquement pour jouer aux bons offices. Pour que ces genres d’incidents ne se reproduisent plus.
 
Entre voisins, la moindre étincelle peut réveiller les vieux démons. Eviter de jouer aux pyromanes pour agir en pompier est la seule conduite qui vaille pour fermer le passage aux sirènes de la discorde. Il appartient d’abord à la presse de faire preuve de mesure et de responsabilité. Devants les faits, refuser de céder aux colportages de fausses nouvelles et dans la pratique ne pas se faire l’écho des chantres de la haine.
 
 A ce prix les médias auront rempli leurs engagements professionnels et honoré leur profession de foi. Nous osons espérer que ce comportement sera le seul qui accompagnera le travail des chevaliers de la plume ainsi que celui de tous les autres de cette noble profession. Notre degré de responsabilité se mesure à l’aune de notre sens d’élévation devant de telles épreuves fâcheuses.
La presse est le miroir par lequel se reflètent les bons comme les mauvais comportements. C’est avec la presse que les événements dramatiques prennent ou non du relief, que réussissent ou échouent les médiations. Surtout c’est par son biais que les peuples arrivent à se comprendre ou se haïr. 
 
Entre la Mauritanie et le Sénégal c ’est l’incontournable marche d’un destin commun où la frontière n’est qu’un artificiel héritage que l’absurdité des hommes a réduit en tristes territoires séparés par des lignes de démarcation fragilisées par des incidents sporadiques capables d’être évités par la raison humaine. La sagesse des anciens a toujours pris le dessus sur les pulsions morbides promptes à enfumer les relations entre les peuples. Les conventions et autres accords politiques n’ont de sens que quand les hommes chargés de les mettre en œuvre sont animés des motivations sincères. Nos gouvernants sont la première colonne qui doit veiller à respecter et faire respecter de tels engagements. Ceux qui au final en sont les garants n’ont pas droit à l’erreur. Mais encore faudrait-il qu’ils sont bien imprégnés de la mission qui leur est confiée. Qu’un garde côte tient une arme comme la seule réponse à la surveillance des eaux territoriales, c’est s’assimiler en robot de la violence et de la barbarie.  L’usage de l’arme a ses règles et ses limites que ceux qui s’en servent ne doivent pas en abuser tant qu’ils sont capables de recourir à des moyens civilisés. Pourvu que le calme et la raison imposent leur loi sur la violence aveugle et génératrice de l’hystérie collective. Qu’Allah nous en préserve !

CTD
Le Rénovateur Quotidien 
 
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