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CONTRE-COURANT - Par Ibrahima BAKHOUM
Macky par petites touches
Ibrahima BAKHOUM | 30/10/2012 | 09H10 GMT
 
Ca commençait à suinter de partout. Administration au ralenti, polémique dans les coalitions victorieuses de la dernière présidentielle, crise d’autorité manifeste imputée à certains membres du gouvernement, défiance de l’Etat en plus de «l’oubli» de régions dites périphériques dans la distribution des postes… le vase du mécontentement populaire commençait à être plein. Mais le président Macky Sall avait commis l’erreur du novice : faire exactement ce qu’il promit durant la campagne électorale.
 
La réalité du pouvoir lui saute aux yeux, la complexité de la gestion des diversités encore plus forte, à mesure que les possibilités s’amenuisaient de renvoyer l’ascenseur à des soutiens très populaires dans leurs zones. Exit donc l’idée d’un gouvernement à seulement 25 ministres. Un schéma a priori qui ne répondait ni au contexte politique, ni n’était conforme à la tradition héritée des socialistes depuis Senghor, consistant à privilégier les équilibres religieux, confessionnels et socio économiques dans la composition de l’Exécutif.
 
Macky Sall n’entend plus s’en laisser conter. Il a besoin d’efficacité et d’efficience dans l’action gouvernementale. Il lui faut rassurer l’investisseur, dompter les résistances et promouvoir de nouvelles compétences voire conforter des compétences avérées. Gouverner n’est pas une affaire de candidat à la conquête de voix à une élection. Le président élu est attendu sur tous les fronts : éducation, santé, infrastructures, coût de la vie, sécurité intérieure et aux frontières, relations internationales etc.
 
Des subterfuges de communicants professionnels n’ont jamais suffi à asseoir durablement la crédibilité d’un gouvernement si des actes concrets ne sont pas posés dans le sens de répondre aux attentes du citoyen. Le Sénégal d’après 25 mars 2012 a tellement tardé à quitter les starting blocks, qu’on en était à se demander s’il y avait des chances de mieux dans la marche des affaires du pays.

Et voilà que le Chef de l’Etat se résout à secouer le cocotier. Plutôt tard que jamais, pourrait-on dire, un peu pressé. Certes, tout laisse croire que Macky Sall avait besoin de prendre le temps de « récompenser » des soutiens et en profiter pour mieux s’imprégner de dossiers aussi brûlants que de traitement sensible. Maintenant qu’il semble s’être fait une opinion sur les intentions et capacités de chacun de ceux qu’il a promus depuis le début, une nouvelle lecture s’opère. Le patron de l’Alliance pour la République (Apr) en serait à réaliser qu’un excellent et décisif soutien politique n’est pas nécessairement le mieux placé pour la gestion des affaires publiques. On comprend alors qu’il ait commencé par ses propres ex compagnons d’infortune dans le combat que lui imposa la formation libérale en 2008.

Alioune Badara Cissé et Mbaye Ndiaye notamment, ont fait les frais de revendications de citoyens ayant eu le sentiment que leurs préoccupations avaient été insuffisamment prises en compte, dans des circonstances où ils avaient le plus besoin de sentir l’Etat à leurs côtés. Ces deux ex ministres des Affaires Etrangères et de l’Intérieur n’ont certes pas tout perdu. Ministres d’Etat sans portefeuille, Cissé et Ndiaye restent toujours près de celui qu’ils soutinrent résolument alors que les frères libéraux de Macky manœuvraient à l’Assemblée nationale, pour lui faire payer ce que le Président Abdoulaye Wade considérait comme une volonté de son ex directeur de campagne, ex premier ministre (avant les législatives de 2007) et ex numéro 2 dans le Pds, de perturber les plans du chef de l’Etat.
 
 
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A ces «singes» qui veulent secouer le cocotier !
 
 
 
 
   
 
 
 
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