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Exposition «mur de portraits» au musée Theodore Monod
MALICK MBOW «PAINT» SES TABLEAUX
Mariame Djigo | 04/01/2018 | 10H16 GMT
 
«Mur de Portraits», c’est le nom de l’exposition de l’architecte Malick Mbow qui se déroule depuis le 20 décembre au musée Théodore Monod de l’Ifan et qui va prendre fin ce 5 janvier. Plusieurs portraits d’hommes politiques, de guides religieux, d’artistes, entre autres œuvres faites à l’aide du «support Paint», constituent cette exposition. Malick Mbow a défini un style bien à lui, en utilisant l’outil informatique pour dessiner et sortir son imagination.
 
C’est une exposition pas comme celles qu’on a l’habitude de voir qui se déroule depuis le 20 décembre dernier au musée Théodore Monod de l’Ifan. L’exposition  dénommée «Mur de Portraits» et qui porte la signature de l’architecte portraitiste Malick Mbow est assez spéciale. Assez spéciale parce que l’auteur des œuvres n’est pas comme les autres artistes qui se servent de la peinture et des pinceaux pour faire leurs tableaux. Malick Mbow a comme outil de travail ce qu’il appelle le «support Paint», un logiciel de Microsoft. Toutes les œuvres sont donc faites à partir de l’ordinateur. Des portraits  d’hommes politiques, de sportifs, de guides religieux, d’artistes, de lutteurs, d’hommes d’affaires, d’avocats, voilà en substance ce qui anime «Mur de Portraits».
 
Malick Mbow a son style spécifique bien à lui pour dérouler son art et cela à travers la palette de peinture, la gomme, les traits, le pinceau etc. de Paint. «Le sujet, c’est toujours à partir d’un portrait ou bien je vous regarde comme ça et je vous dessine», dit-il. Qui plus est, Malick Mbow n’utilise pas la souris de la machine. «C’est comme si je dessinais sur une feuille vierge, mais quand vous ne savez pas dessiner, ce n’est pas la peine de vous aventurer», a tenu à préciser le portraitiste.
 
Le plus spectaculaire des photographies si on peut le dire de cette manière, c’est la manière dont les portraits ont été faits. «Je suis architecte, je fais des esquisses des bâtiments, c’est ce qui amène les traits et ce sont ces mêmes traits que j’utilise en faisant mes bâtiments que j’utilise ici pour faire mes portraits. C’est un style qui m’appartient et plus vous prenez de la distance, plus les portraits deviennent plus clairs», a affirmé Malick Mbow.
 
Ce qui fait aussi sa différence d’avec les autres artistes, c’est que Malick Mbow ne voyage jamais avec des tableaux. A en croire l’artiste, «si je veux exposer à l’étranger, je mets les portraits sur une clé Usb et je tire ça en place».
 
Pour cette exposition «Mur de Portraits», Malick Mbow a fait les portraits des guides religieux d’un côté. Par là, Malick Mbow veut montrer le dialogue islamo-chrétien. «J’aime aller en profondeur dans mes dessins, mais à travers le monde, on exprime le Prophète (Psl) n’importe comment. Ce qui ne doit pas être le cas parce qu’on doit respecter aussi ces genres religieux. Je mets les gens dans l’espace qu’ils méritent», a-t-il indiqué.
 
Au cours de l’exposition qui prend fin ce 5 janvier, plusieurs visiteurs, pour la plupart des étrangers, y ont été dont l’ambassadeur des Etats-Unis à Dakar. Selon le portraitiste, «lors de l’exposition, les gens se sont étonnés surtout comment j’ai pu faire ça avec du Paint, ils disent que c’est la première fois qu’ils le voient».
 
Au vu de la particularité des portraits à travers Paint, le commissaire de «Mur de Portrait», le professeur Babacar Mbaye Diop dira, quant à lui, que les autres artistes devront ainsi «s’adapter avec la nouvelle technologie» pour booster la création. Et Malick Mbow de renchérir: «avec la modernité, les artistes sont obligés de travailler avec cette méthode que j’utilise pour travailler, qui est tout à fait nouveau et qui est intéressant pour les artistes pour les temps à venir». D’ailleurs, Malick Mbow compte lancer un ouvrage composé  de plus de 400 portraits au mois de mai prochain.
 
LANCEMEMENT DE «PAINTISME» : Un courant de création artistique qui utilise l’ordinateur comme support
 
Après l’exposition «Mur de Portraits», l’architecte Malick Mbow lance le courant de création artistique dénommé «paintisme», un néologisme du Professeur et critique d’art Babacar Mbaye Diop pour désigner la manière de créer avec Paint. Ce sera ce samedi 6 janvier au musée Théodore Monod de l’Ifan. Par extension, «paintisme» désigne un courant artistique concernant, notamment, l’architecture, l’art graphique et l’art numérique. Ce mouvement posera les bases de la réflexion sur un courant nouveau de pensées philosophiques, sociologiques, littéraires, etc.  Avec le «paintisme», l’artiste utilise l’ordinateur comme un support qui lui propose, en effet, plusieurs outils tels qu’un pinceau, un crayon, une gomme, des couleurs, etc., qui lui permettent de créer.
 
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