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Mort de Kim Jong Nam en Malaisie, Le Régime dictatorial Nord Coréen indéxé
09/03/2017 | 12H57 GMT
 
Kim Jong-Nam, demi-frère du leader de la Corée du Nord Kim Jong-un est mort dans des circonstances troublantes. En exil depuis 2003, il a depuis publiquement critiqué le système de succession héréditaire du pays... qui devait le voir prendre le pouvoir. Prônant par ailleurs des mesures de libéralisation, il avait déjà été visé peu après par une tentative de d’assassinat en 2012.
 
Que se passe-t-il en Corée du Nord ? La terreur semble y régner, au plus haut sommet de l’Etat. Alors qu’il attend un vol pour Macao dans un aéroport de Kuala Lumpur en Malaisie, deux femmes projettent au visage de Kim Jong-Nam, demi-frère du leader de la Corée du Nord Kim Jong-un un liquide apparemment empoisonné. Transporté en urgence à l’hôpital, il décède en cours de route. L’enquête pointe une implication du régime nord-coréen dans cette affaire, ce que Pyongyang dément. 
 
Kim Jong-Nam, empoisonné au gaz neurotoxique est mort «en 15 ou 20 minutes» après une «paralysie très grave». La Malaisie a révélé vendredi que le meurtre, le 13 février, de Kim Jong-Nam, demi-frère de Kim Jong-Un tombé en disgrâce en 2011, avait été perpétré avec du VX, un agent neurotoxique classé comme arme de destruction massive, dans un scénario digne d’un roman d’espionnage.  «Il est mort dans l’ambulance en 15 ou 20 minutes. Il s’est évanoui dans la clinique», a déclaré le ministre de la Santé S. Subramaniam. La mort a dû être «très douloureuse», a-t-il poursuivi, ajoutant que les résultats de l’autopsie suggéraient que la victime âgée de 45 ans avait succombé à une «paralysie très grave».
 
 «Les niveaux d’absorption étaient si rapides que le type a présenté des symptômes en quelques minutes», a ajouté le ministre. Les agents neurotoxiques stimulent excessivement les glandes et muscles, ce qui les fatigue rapidement et attaque la respiration.  La Corée du Sud, qui depuis le début de cette affaire pointe un doigt accusateur sur son voisin du Nord, a dénoncé une «violation patente de la Convention sur les armes chimiques». 
 
A la suite de ces événements malheureux, tous les ressortissants Malaisiens (en Corée du Nord) se voient interdire temporairement de quitter le pays jusqu’à ce que l’incident survenu en Malaisie soit réglé de manière appropriée, rapporte mardi KCNA, citant le ministère des Affaires étrangères. Les Malaisiens sont “otages de fait” en Corée du Nord, s’est indigné leur Premier ministre. Sa mort sert peut-être à envoyer un message.  

A Pyongyang, Kim Jong-un veut montrer qu’il est le leader incontesté, et n’a peur de se débarrasser de personne, pas même de son demi-frère. Et aux diplomates nord-coréens, il montre que, s’ils vont à l’encontre des intérêts du régime, ils sont menacés, même à l’étranger. 
 
Karim Séne 
Point Focal Mouvement Mondial pour la Paix
 
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