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AMADOU DIAW, PDG ISM SUR L’ADEQUATION ENTRE FORMATION ET EMPLOI
«PRES DU TIERS DES METIERS D’AUJOURD’HUI DISPARAITRONT DANS LES 20 PROCHAINES ANNEES»
Ibrahima Baldé | 17/02/2017 | 09H59 GMT
 
La question de l’adéquation formation et emploi, est devenue un cheval de bataille des autorités académiques et des responsables d’établissements supérieurs privés. Ils cherchent la bonne formule pour résoudre cette équation. Que faire face à ce contexte en perpétuelle mutation ? Le Président Directeur général (PDG) du groupe l’Institut supérieur de Management (ISM) qui a fêté ses 25 ans d’existence, ne cherche pas loin. Amadou Diaw parle d’un non-sens, précisant que «Près du tiers des métiers d’aujourd’hui disparaîtront dans les 20 prochaines années » . Dans cet entretien à bâtons rompus, Amadou Diaw argumente sa position sur cette problématique, non sans revenir sur les perturbations de l’école publique.
 
Quel bilan tirez-vous sur les 25 ans de présence de l’ISM dans l’enseignement supérieur privé, en imposant le concept de Business School ?
 
Oui, en imposant le concept business school. Ce qui n’existait pas. 
Je dois rendre un hommage au doyen Boubacar Sall, fondateur de l’IPG. Il préparait au BTS avant tout le monde. Nous avons vu ailleurs ce concept de business school. Nous nous sommes battus pour l’adapter au contexte africain, en formant la jeunesse sur nos valeurs. Nous l’avons fait pendant 25 ans. Sans relâche. Si nous étions à 1 pour 1000 d’étudiants du privé, dans le supérieur, on note aujourd’hui 1 étudiant sur 3 dans les établissements supérieurs privés. C’est parce que ce concept a su s’imposer. Nous avons tenté d’y contribuer. Un sénégalais ne peut pas se lever aujourd’hui sans croiser un « Ism ». Nos diplômés travaillent dans les secteurs téléphoniques, bancaires, en plus de la fonction publique. 25 ans de satisfaction.On y a cru. On s’est battu. Je ne pouvais imaginer que nous pourrions former 20 000 africains. Nous sommes à 2000 bourses d’étude. Nous sommes largement au-dessus de nos objectifs. 
 
Le développement de l’Afrique semble être votre credo. Comment mettre ce continent sur les rails du développement, au regard de votre offre de formation ?
 
Chacun doit apporter sa part et sa contribution pour ce continent. L’Afrique est un continent d’avenir. Les jeunes doivent être conscients des enjeux. Notre contribution a été de former ces jeunes qui vont apporter des solutions. Ils vont dessiner l’Afrique de demain.
 
La question de l’adéquation Formation/ Emploi revient toujours. Qu’est-ce qu’il faudrait faire pour y remédier ?
 
La question de l’adéquation entre formation et l’emploi est un non-sens. Ce n’est pas un sujet. J’attends les autorités et les dirigeants d’entreprise en parler. On ne peut pas parler d’adéquation entre formation et emploi. Près du tiers des métiers d’aujourd’hui disparaîtront dans les 20 prochaines années. Les métiers évoluent. Où sont les jeunes formés aux métiers de stylo dactylé ? Des gens qui créaient des casettes vhs ? Ou les métiers de la Poste ? Ces métiers ont tous disparu. Personne ne peut dire quels sont les métiers dans 20 ans. Si on veut travailler sur une adéquation formation/emploi, il faudrait être un magicien pour le savoir et préparer les gens. Personne ne peut le faire.  Il nous faut des africains capables de s’adapter à l’évolution du monde. Les africains doivent oser. Avoir de l’audace. Des africains qui ont la loyauté envers leur environnement, en plus d’une maitrise des technologies et leur évolution. Voilà les qualités des alter leaders. 
 
Quelle appréciation faites-vous sur le niveau de mise en œuvre des décisions prises lors de la Cnaes sur l’enseignement supérieur privé ?
 
J’ai eu l’honneur d’être vice-président de la Cnaes en représentant une bonne partie de l’enseignement privé. Je me suis battu pour faire passer quelques idées-forces. Il s’agit de la mobilité des étudiants, notamment en Afrique et les bourses d’excellence. Ce n’est pas parce que le nouveau bachelier a une mention bien ou très bien qu’il doit aller à l’étranger. Nous avons de bonnes écoles qui peuvent accueillir de bons élèves. L’Afrique, l’Amérique et l’Asie peuvent accueillir nos étudiants. Nous avons une vieille tradition pour nos élèves ou étudiants d’aller en Europe. C’était un combat. La mobilité intellectuelle est une réalité. Nous assisterons, dans les prochaines années, à une véritable révolution. Je suis très optimiste.  
 
Les négociations entre les syndicats d’enseignants et le gouvernement connaissent toujours des points d’achoppement. En tant qu’acteur, quelles pistes de solutions préconiseriez-vous ?
 
L’esprit critique et le refus permanent sont dans notre ADN universitaire. C’est constructif. Je ne dis pas que cela soit tendu.  Il y a débat permanent. Les discussions se tiennent parce que nous avons foi à notre système éducatif.  Nous devons apprendre à le présenter de manière plus positive. Nous avons un des meilleurs, sinon le meilleur, systèmes d’Afrique francophone. 
 
Les élections législatives se tiendront en juillet 2017. Peut-on s’attendre à la candidature d’Amadou Diaw ?
 
Je n’y ai jamais pensé. Ce n’est pas dans mes projets. Ni dans l’immédiat. Ni plus tard.
 
Amadou Diaw, acteur de premier plan de l’Enseignement supérieur privé au Sénégal, dirigeant de la Conférence des Grandes Ecoles (CGE), ne serait-il pas tenté par la politique ?
 
S’occuper d’éducation, c’est faire de la politique. Nous avons formé et accompagné 20 000 jeunes. Je continue cette politique éducative. Je préfère rester dans ça. 
 
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