CHRONIQUE – 5mn CHRONO
Quand Djibril NGOM parle d’étudiants, de femmes…
Publié le 09/02/2012 | 02H18 GMT par Mamadou Mika LOM
 
Les candidats à la présidentielle de 2012, membres du Mouvement du 23 juin ( M23) qui s’accrochent toujours à leurs marches communes organisées dans la capitale enregistrent leurs temps d’antenne à l’occasion. C’est comme s’ils hésitaient encore à aller à la rencontre des populations du Sénégal profond où le citoyen lambda, dans ce 3éme millénaire, n’a encore accès ni à l’éducation, ni aux soins de santé primaires encore moins à l’électricité et au petit écran.
 
Un Sénégal où les populations dépendent toujours des aléas de la nature et du climat pour travailler, manger et se vêtir… et ne voient et n’entendent parler ces gentlemen des villes en costumes cravates ou en grands boubous « ganila» qu’en pareilles circonstances (électorales), s’ils ne migrent pas vers les centres urbains.

Une réalité que ne peut ignorer le candidat Djibril NGOM, l’enfant de Pikine, la cité dortoir des millions de Sénégalais qui ont fui leurs contrées lointaines et pauvres, mais qui continuent toujours à vivre dans  la misère des bidonvilles inondées. C’est donc à juste titre que le candidat Djibril NGOM prône un programme de rupture et milite surtout pour l’arrivée à la présidence de la République du Sénégal, de quelqu’un qui ne va pas rester toujours cloîtrer dans son palais et s’il sort, c’est pour s’envoler vers d’autres cieux loin des lamentations des « Gorgorlus ».

 La sincérité des propos de Djibril NGOM se lisait dans l’innocence politique de son ton. La timidité de sa gestuelle rappelait quelque peu celle d’Abdou Diouf au début de son accession à la Primature, dans les années 70. Ce candidat qui propose un amendement visant à interdire les révisions fantaisistes de la Constitution appelle en même temps à revoir la situation de la jeunesse dont une importante frange de 100 000 étudiants croupissent comme des sardines dans une université conçue pour juste 20.000 étudiants.

Le candidat Djibril NGOM, un des anciens responsables des ICS, l’ancien fleuron de l’industrie Sénégalaise milite également en faveur d’un programme de rupture pour le Sénégal dans lequel, jeunes, femmes, agricultures, pêcheurs et éleveurs trouveront les véritables clés de solutions à leurs problèmes de développement.  N’est-ce pas des propos de candidats en attendant la réalité du mandat ?
 
 
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