CHRONIQUE – 5mn CHRONO
Quand Niasse parle déplore la durée du conflit…casamançais
Publié le 23/02/2012 | 02H11 GMT par Mamadou Mika LOM
 
Le Sénégal est à jour-3 du scrutin présidentiel du 26février dont le processus aura été le plus tumultueux de son histoire. Les violences dans le pays ont atteint une ampleur telle que beaucoup de  Sénégalais et les hôtes étrangers qui vivent parmi eux pensent que l’élection doit être reportée. Mais sur la question les avis des 14 candidats sont largement partagés.
 
Les uns sont entièrement d’accord pour le report et œuvrent en sa faveur tandis que les autres le voient d’un mauvais œil. Leur assurance pour la victoire oblige.

La controverse a même tendance d’en rajouter à la confusion. Le consensus autour de la question sera d’autant plus difficile à réaliser que la condition à satisfaire aux uns et aux autres, reste le retrait pur et simple de la candidature de Me Wade pour un 3éme mandat à la tête de l’Etat. Or le président sortant et son camp n’envisagent pas un seul instant cette éventualité. 

Leur position est si figée que Me Wade ne prévoirait même pas rencontrer Olusegun Obasanjo, l’émissaire de l’Union africaine qui en plus de diriger la mission de supervision, a entrepris de rencontrer les différentes parties pour tenter d’arrondir les angles. Car la situation qui prévaut aujourd’hui dans le pays appelle à une large concertation et à un esprit de dépassement de parts et d’autres chez les acteurs politiques pour éviter de tomber dans le gouffre ivoirien.

C’est comme l’a laissé entendre à juste titre le candidat de Benno en campagne à Ziguinchor et à Bignona, le conflit casamançais qui est vieux de trente ans, ne trouve pas de solution à cause du mépris dont fait l’objet le MFDC auprès du pouvoir.

Un conflit qui a fini de rendre précaires les conditions de vie et d’existence des populations de cette région, une des plus riches du Sénégal en terme de potentialités hydro-agricole, de riziculture, d’exploitation forestière et même halieutique.
C’est dire que le règlement de ce conflit casamançais comme celui qui oppose aujourd’hui la classe politique sénégalaise ne pourrait de trouver de solution sans le respect et la considération mutuels des parties en présence.

La paix et la sérénité du pays en dépendent très largement.
 
 
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